Glossaire

brouillard

Bien des processus physiques existent, qui tendent à rendre plus froide ou plus humide une masse d'air proche de la surface terrestre, au point d'y susciter la condensation de la vapeur d'eau en une suspension de très petites gouttelettes dans la tranche atmosphérique attenante à cette surface ; ainsi se forme un nuage — le brouillard — qui, par exception, touche le sol ou l'étendue d'eau et qui diminue considérablement la visibilité en surface. (C'est seulement lorsque cette visibilité est réduite à moins de 1 km que l'on convient en météorologie de parler de brouillard, afin de le différencier sans ambiguïté de la brume.)

Les processus par lesquels la vapeur d'eau peut se condenser au voisinage de la surface terrestre se retrouvent précisément dans la dénomination des diverses catégories de brouillard :

  • le brouillard de rayonnement  qui est la forme la plus fréquente de brouillard, se développe en fin de nuit par ciel clair lorsque le refroidissement du sol par rayonnement a pu se communiquer à un air suffisamment humide pour que sa température, en s'abaissant, atteigne le point de rosée. Un tel brouillard évolue souvent en stratus avec le réchauffement diurne du sol ;
  • le brouillard d' évaporation résulte d'une évaporation rapide de la vapeur d'eau dégagée par la surface relativement chaude d'une rivière, d'un lac, d'un marais... Cette vapeur d'eau se condense ensuite en se mélangeant avec l'air plus froid et stable qui surplombe la surface liquide ;
  • le brouillard d' advection se forme quand une masse d'air chaude et humide en mouvement rencontre par advection une surface d'eau ou de terre ferme capable de la refroidir. Une telle surface peut être par exemple celle d'une mer froide, ou bien celle d'une région côtière traversée par un vent venu de la mer ;
  • enfin, le brouillard de pente apparaît lorsque le vent, contraint de monter le long d'un relief, provoque la détente — et donc le refroidissement — de l'air humide qu'il transporte.