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28/01/2015

Tempête Juno sur la côte est américaine : bilan

Tempête Juno sur la côte est américaine : bilan

Tempête Juno sur la côte est américaine : bilan

28/01/2015

La tempête Juno est frappé le nord-est américain principalement durant la journée de mardi 28 janvier. Comme prévu, elle a apporté de très fortes chutes de neige : on a relevé jusqu'à 91 cm de neige dans le Massachusetts (à Auburn, Hudson et Lunenburg). À Worcester (40 km à l'ouest de Boston), où le cumul a atteint 88 cm, il s'agit de la plus importante tempête de neige jamais observée depuis le début des relevés en 1905. À Boston, où l'on a mesuré 62 cm, cette tempête est la 6e tempête de neige la plus importante jamais enregistrée. Outre la neige, de fortes rafales de vent ont également été observées dans le Massachusetts: jusqu'à 125 km/h à Nantucket et 121 km/h à Chatham.

Animation tempete Juno du 26012015 15h UTC au 280115 7h30 UTC
Animation de la tempête Juno du 26 janvier 2015 à 15h UTC au 28 janvier 2015 à 07h30 UTC
Satellite GOES-E © Météo-France

 

La principale bande neigeuse est passée à l'est de New York.

Dans l'état de New York, c'est sur Long Island, à l'est de la ville, que la bande neigeuse s'est finalement concentrée, apportant jusqu'à 76 cm à Orient (100 km à l'est) et 63 cm à Islip (40 km à l'est). Au cœur de la ville de New York, à Central Park, on ne relève finalement que 25 cm.

Ce matin, à 9 h, heure française, la dépression se trouvait à 200 km au large à l'est de l'état du Maine, à l'extrême nord-est du pays. Elle avait largement commencé à se combler, avec une pression en son centre de 988 hPa. De faibles chutes de neige continuaient de se produire dans le Maine, où le cumul atteint 69 cm à Lewiston. La dépression va continuer à se combler en se décalant vers Terre-Neuve dans les prochaines heures.

 

 

28/01/2015

Vers une fin de semaine froide et humide en France

Vers une fin de semaine froide et humide en France

Vers une fin de semaine froide et humide en France

28/01/2015

Mis à jour le 29/01/2015

Mercredi 28 janvier, un front arrivé par l'ouest a traversé la France. À l'arrière de celui-ci, le champ de pression a fortement chuté et l'anticyclone s'est retiré loin sur l'Atlantique. Le pays est ce jeudi 29 sous l'influence d'un flux de nord-ouest froid et humide, instable.

La neige a commencé à tomber sur les massifs dès mercredi après-midi. Les chutes de neige devraient être soutenues du Massif Central au relief de l'Est dans la journée de jeudi. Sur le piémont pyrénéen, de forts cumuls de pluie sont attendus également à partir de ce jeudi soir, avec de la neige à une altitude de plus en plus basse sur le relief. La limite pluie/neige passera en effet progressivement de 2  000 m jeudi soir à  800 m seulement vendredi en matinée. Cet épisode neigeux devrait se poursuivre vendredi et samedi.
Ces fortes précipitations, sous forme de pluie et/ou de neige s'accompagnent ce jeudi soir de vents très forts des Landes et des Pyrénées atlantiques au Gers et aux autres départements pyrénéens. Les rafales pourraient atteindre 100 à  120 km/h. Ce coup de vent devrait être relativement bref, avec une relative accalmie par l'ouest en seconde partie de nuit.

De nouvelles chutes de neige sont aussi attendues sur les autres massifs durant le week-end. Les cumuls devraient être partout importants dès 800 à 1 000 m d'altitude, et encore davantage sur les Alpes et les Pyrénées.

Une instabilité liée à la présence d'air froid en altitude

Les températures dans les basses couches de l'atmosphère seront froides mais classiques pour la saison. Mais la fin de la semaine sera marquée par la présence d'une masse d'air, particulièrement froide, en altitude. Cette situation va générer une forte instabilité, avec des giboulées, qui devraient se produire sous forme neigeuse sur le nord et l'est du pays, jusqu'en plaine. Ce temps froid devrait s'accentuer au début du mois de février, avec toujours un risque de neige en plaine.

Pour suivre l'évolution de la situation, consultez nos prévisions météorologiques et la carte de vigilance

 

Pression au niveau de la mer et temperature a 850 h Pa du mercredi 28 janvier 2015 à 12h UTC au dimanche 1er fevrier 2015 à 12h UTC (modele Arpege)
Pression au niveau de la mer et température à 850 h Pa soit environ 1500 m d'altitude (en bleu et vert les masses d'air froid, en jaune les masses d'air chaud) du mercredi 28 janvier 2015 à 12h UTC au dimanche 1er février 2015 à 12h UTC (modèle Arpege). © Météo-France

 

 

23/01/2015

Pluie, neige, pluie verglaçante : quelles différences ?

Pluie, neige, pluie verglaçante : quelles différences ?

Pluie, neige, pluie verglaçante : quelles différences ?

23/01/2015

QDLS 38 differences neige pluie verglasEn météorologie, pluie, neige et pluie verglaçante font partie de la grande famille des « météores* » et plus précisément de celle des hydrométéores.

La pluie, la neige ou la pluie verglaçante sont des précipitations provenant des nuages. C'est le grossissement des minuscules gouttelettes ou cristaux de glace contenus dans les nuages qui entraîne le phénomène de précipitations. Dans la plupart des cas, les précipitations se forment dans les parties de nuages où la  température est  négative (donc dans leur partie haute), généralement sous forme solide (neige). Cette neige est composée de cristaux de glace, parfois en forme d'étoile, isolés ou agglomérés en flocons dont la forme dépend de la température qui règne lors de leur formation et de leur croissance.

Quand les cristaux de neige sont trop lourds, ils finissent par tomber du nuage et traverser des zones de l'atmosphère moins froides.
Si ces précipitations ne traversent pas de couches d'air à température positive, elles arrivent au sol sous forme de neige, lorsque les températures y sont proches de 0°C ou négatives Si les sols sont suffisamment froids, la neige pourra s'accumuler et recouvrir le paysage d'un manteau blanc.

Au contraire, lorsque la neige arrive dans des zones de l'atmosphère où la température est positive, elle fond et se transforme en pluie. Ainsi, près du sol, avec des températures positives, il pleut ou il bruine**.

Dans certains cas assez rares, la température diminue et redevient négative au voisinage du sol. La pluie ou la bruine y restent liquides*** par température négative dans un état particulier dit « de surfusion ». Lorsque ces gouttes percutent le moindre obstacle (sol, objet), elles vont geler instantanément, formant un dépôt de glace compact et lisse : le verglas. On observe alors des pluies verglaçantes. Par abus de langage, on appelle également pluie verglaçante une pluie à température positive qui gèle au contact d'une surface à température négative.


* Les météores sont tous les phénomènes atmosphériques visibles ou audibles autres que les nuages. Ils sont classés en quatre groupes en fonction de leur composition et/ou de leur mode d'apparition (hydrométéores, électrométéores, photométéores ou lithométéores). Les hydrométéores sont composés d'eau sous forme liquide ou solide, en chute (pluie, neige, bruine…) ou en suspension dans l'atmosphère (brouillard…). Ils peuvent aussi se déposer sur des objets au sol (givre, rosée…).
** : On parle de bruine pour les précipitations de diamètre inférieur à 0,5 mm. Elles  proviennent de nuages du genre stratus.
*** : Pour geler et former des cristaux de glace, les molécules d'eau ont besoin d'un grain de matière, d'une impureté sur laquelle se déposer. 

 

 

19/01/2015

2014 : année la plus chaude à l’échelle mondiale depuis 1880

2014 : année la plus chaude à l’échelle mondiale depuis 1880

2014 : année la plus chaude à l’échelle mondiale depuis 1880

19/01/2015

Selon les données de la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA), 2014 a été l'année la plus chaude à l'échelle du globe depuis le début des relevés en 1880. Moyennée sur toute la surface de la planète, terres et océans compris, la température annuelle a dépassé de 0,69 °C la moyenne de référence calculée sur le 20e siècle, qui s'élève à 13,9 °C. Les analyses réalisées par la NASA (National Aeronautics and Space Administration) confirment ce diagnostic : d'après les deux agences américaines, 2014 est ainsi l'année la plus chaude jamais enregistrée sut Terre, devant 2010 et 2005.

Depuis 1976, 2014 est la 38e année consécutive à présenter une anomalie positive de température moyenne à l'échelle planétaire. À l'exception de 1998, les 10 années les plus chaudes dans le monde depuis 1880 ont toutes été enregistrées depuis le XXIe siècle.

Graphe d anomalie de température globale
Anomalie (en °C) de la température annuelle à la surface du globe (normale 1901-2000)
(En noir, anomalie globale; en marron, anomalie sur les continents; en bleu, anomalie sur les océans)

(Cliquer sur le graphe pour l'agrandir)
 

Le constat est le même si on considère les seules surfaces océaniques, à l'exclusion des continents. En 2014, la température annuelle globale de surface des océans a dépassé la moyenne de référence de 0,57 °C, faisant de cette année l'année la plus chaude du point de vue océanique depuis 1880.
Au-dessus des surfaces continentales, l'anomalie de température, toujours positive, s'élève à 1°C par rapport à la moyenne du XXe siècle. 2014 se classe ainsi  au 4e rang des années les plus chaudes sur les continents.

Voir le rapport de la NOAA sur l'année 2014 (en anglais)

 

16/01/2015

Bilan foudroiement de l'année 2014

Bilan foudroiement de l'année 2014

Bilan foudroiement de l'année 2014

16/01/2015

En 2014, plus de 540 000 éclairs nuage-sol(1) ont été enregistrés sur le territoire français(2) par le réseau national de détection de la foudre de Météorage. C'est 15% de plus que la moyenne des 15 dernières années. 2014 se classe ainsi au 4e rang des années les plus foudroyées depuis 2000.

Graphique orages 2014
Distribution mensuelle du nombre d'éclairs "nuage-sol" en France en 2014 comparée à la moyenne mensuelle des 15 dernières années
© Météorage



Ce bilan est principalement lié à un mois de juin et un automne très « électriques ».

La saison orageuse a débuté tardivement, en juin. 120 000 éclairs « nuage-sol » - soit plus de 20% du total annuel et une moyenne journalière supérieure à 4000 coups de foudre - ont  été enregistrés au cours du mois.

Après des mois de juillet et août relativement déficitaires, Météorage a enregistré 90 000 éclairs « nuage-sol » en septembre. Plus des deux tiers se sont produits durant l'épisode orageux qui a touché la quasi-totalité des régions françaises entre le 17 et le 21 septembre.

À l'issue de cet épisode et jusqu'à début décembre, une longue série d'épisodes méditerranéens est survenue. Le foudroiement global des mois d'octobre et novembre - respectivement deux et cinq fois supérieur à la moyenne mensuelle des 15 dernières années - classe l'automne 2014 au 2e rang des automnes les plus foudroyés, tout juste derrière l'automne 2004.

Cartes des orages violents en 2014

Répartition des orages violents en France en 2014, calculée à partir du nombre d'éclairs « nuage-sol » sur une grille de mailles de 10x10 km. Les zones d'activité électrique sont matérialisées par les couleurs qui varient du bleu au rouge, soit respectivement des moyennes de 5 à 15 éclairs « nuage-sol » et « intra-nuage » (3) par km².


Météorage

Depuis 28 ans, Météorage, filiale de Météo-France, est l'opérateur du réseau français de détection de la foudre. Météorage produit et distribue en Europe des services pour la prévention du risque foudre pour les secteurs des industries, assurances, énergie… Sur le marché international, Météorage propose aux services météo ou aux opérateurs de réseaux (électricité, télécommunications, etc.) des solutions clé en main de réseaux de détection foudre.



(1) Un éclair nuage-sol est la décharge électrique qui se produit entre le nuage d'orage, le cumulonimbus et la Terre. Cette décharge génère un courant électrique très intense, de plusieurs dizaines de milliers d'Ampère, qui produit en retour le flash lumineux et le tonnerre. On l'appelle aussi : flash, coups de foudre ou arc en retour. Les nombres d'éclairs sont exprimés en flash.

(2) La surface prise en compte pour le comptage des éclairs nuage-sol est celle comprise dans les limites administratives de la France métropolitaine.

(3) Un éclair "nuage-nuage", ou "intra-nuage", est une décharge électrique verticale entre deux zones de charges électriques de signes différents qui se produit à l'intérieur du nuage. Bien qu'elle ne touche pas le sol, ce type de décharge présente des caractéristiques similaires à celles des "nuage-sol" ce qui permet de les détecter avec le même réseau d'observation.