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31/07/2014

Nuits des étoiles : quel devrait être l'état du ciel ?

Nuits des étoiles : quel devrait être l'état du ciel ?

Nuits des étoiles : quel devrait être l'état du ciel ?

31/07/2014

Les 1er, 2 et 3 août aura lieu la 24è édition des Nuits des étoiles. À quelles conditions d'observations les astronomes amateurs peuvent-ils s'attendre pour ce week-end ?

Un temps plutôt instable pour le week-end
Dans un contexte légèrement dépressionnaire, loin de l'influence de l'anticyclone retranché sur les Açores, le temps devrait être instable et changeant sur le pays pour ce week-end. Une dégradation orageuse devrait se mettre en place par le Sud-Ouest vendredi dans le courant de l'après-midi et surtout en soirée et dans la nuit de vendredi à samedi, gagnant le Massif Central et les régions voisines. Samedi devrait être une journée instable, souvent nuageuse, avec des averses orageuses sur l'ensemble du pays, plus insistantes sur la moitié Est en fin de journée et en soirée. Dimanche, malgré quelques averses orageuses en journée du Sud-Ouest aux régions de l'Est, le temps devrait être plus sec en fin de journée et en soirée, à la faveur d'une petite hausse du champ de pression.


Modèle ARPEGE 2 août 2014
Température à 850 hPa (en bleu les masses d'air froid, en jaune les masses d'air chaud) et pression au niveau de la mer du samedi 2 août à 12hTU - Modèle Arpège - © Météo-France  (Cliquez sur l'image pour l'agrandir).


Des conditions d'observation variables selon les régions
Les conditions d'observation devraient être généralement favorables, avec de belles éclaircies sur la moitié nord et dans l'extrême Sud-Est dans la nuit de vendredi à samedi.
Dans la nuit de samedi à dimanche, c'est plutôt dans la moitié Ouest ainsi que dans l'extrême Sud-Est que le ciel devrait présenter le plus d'éclaircies nocturnes. La situation devrait être plus aléatoire ailleurs, et probablement peu propice aux observations astronomiques de la vallée du Rhône aux frontières de l'Est.
Pour la soirée de dimanche, les conditions devraient être plus souvent favorables avec un ciel  assez souvent dégagé sur une bonne partie du pays.

 

 

31/07/2014

Décryptage : Pourquoi les orages sont-ils difficiles à prévoir ?

Décryptage : Pourquoi les orages sont-ils difficiles à prévoir ?

Décryptage : Pourquoi les orages sont-ils difficiles à prévoir ?

31/07/2014

En France, les orages se produisent dans toutes les régions avec une plus grande fréquence en été. Ils se forment lorsque l'atmosphère est instable et sont toujours liés à la présence de cumulonimbus, dit aussi nuages d'orage. Souvent accompagnés d'autres phénomènes violents (rafales de vent, pluies intenses, grêle, trombe et tornade), les orages figurent parmi les phénomènes météorologiques les plus difficiles à prévoir. Explications.

Des phénomènes atmosphériques complexes
Les processus physiques à l'origine des orages sont complexes et font intervenir de nombreux "ingrédients". Outre l'état de l'atmosphère, leur formation dépend beaucoup des conditions locales très variables de température et d'humidité des sols, conditionnées par la nature du sol, le type de végétation, mais aussi la configuration du relief.
Les orages sont par ailleurs de courte durée (de quelques dizaines de minutes à quelque heures) et concernent des zones limitées (quelques dizaines de kilomètres) comparés par exemple aux tempêtes.

Des modèles pour améliorer la prévision des orages
Les modèles numériques de prévision d'échelle globale simulent imparfaitement ces phénomènes locaux et brefs. Ils permettent d'identifier les zones géographiques qui réunissent les conditions favorables au développement des cumulonimbus et donc le déclenchement des orages, mais pas de déterminer leur localisation précise, ni leur intensité. De nouveaux modèles numériques à aire limitée et à "maille fine", tels que le modèle Arome de Météo-France, permettent cependant de progresser dans la prévision des orages. Grâce à une résolution spatiale de 2,5 km en 2014, Arome prend mieux en compte les effets du relief et de la nature des sols, les diverses observations disponibles et en particulier celles issues des radars hydrométéorologiques. Il décrit aussi plus précisément les processus physiques responsables du déclenchement des orages. Leur développement et leur évolution sont ainsi simulées de manière plus réaliste. Toutefois, l'erreur de localisation reste encore de l'ordre de grandeur de la taille du phénomène, soit quelques dizaines de kilomètres.

La vigilance : une information sur un risque à l'échelle du département
La vigilance orange pour orages signale un risque de survenue d'orages organisés et violents sur un département. Un risque d'orages isolés (même s'ils peuvent être localement puissants) se traduit par une vigilance jaune.
L'évaluation de ce risque est réalisée par les prévisionnistes à partir de l'analyse des différents scénarios proposés par les modèles de prévision numériques et de leur connaissance du climat local, et comporte nécessairement une part d'incertitude. Ainsi la vigilance fournit une cartographie des départements qui seront a priori les plus concernés par le phénomène.
Or, même organisés, les orages touchent généralement une zone géographique restreinte, plus petite que le département. C'est pourquoi la vigilance orange peut alors nous sembler, après coup, peu pertinente alors qu'un risque était bien présent et que de violents orages ont éclaté à quelques kilomètres du lieu où on se trouvait ou dans des zones inhabitées.

Des orages forts se produisent dans 80% des cas de vigilance orange
La vigilance météorologique fait chaque année l'objet d'une évaluation conjointe par Météo-France, la Direction de la Sécurité civile, la Direction Générale de la Prévention des Risques et tous les partenaires *. Chaque situation orageuse significative ayant donné lieu ou non à l'activation de la vigilance orange est analysée en détail en tenant compte des impacts observés et des retours des partenaires.
Sur les quatre dernières années, dans 80% des cas, un département placé en vigilance orange pour orage a bien été concerné par ce phénomène météorologique : des orages forts ou violents se sont produits sur tout ou partie du département. Ce "taux de pertinence" de la vigilance pour orage est en hausse régulière. Sur la période 2004-2009, il atteignait 70%. Cette progression a été rendue possible par les progrès de la prévision obtenus grâce notamment à l'apport des nouveaux modèles numériques à maille fine.

 

* Les partenaires de la Vigilance :
- la Direction générale de la sécurité civile et de la gestion des crises (ministère de l'Intérieur)

- la Direction générale de la prévention des risques (ministère du Développement durable)
- la Délégation à la sécurité et à la circulation routières (ministère du Développement durable)
- l'Institut de veille sanitaire (sous tutelle du ministère en charge de la Santé)
- le Service hydrographique et océanographique de la marine (sous tutelle du ministère de la Défense)
 

30/07/2014

Dossier : en savoir plus sur les ultraviolets

Dossier : en savoir plus sur les ultraviolets

Dossier : en savoir plus sur les ultraviolets

30/07/2014


Soleil
 

En été, l'exposition aux ultraviolets est particulièrement fréquente et prolongée à l'occasion des vacances et des loisirs de plein air.
Si les ultraviolets (UV) ne représentent qu'une faible partie de tous les rayons émis par le Soleil (gamma, X, infrarouge, visibles …), ils peuvent toutefois avoir des effets néfastes sur notre organisme.

Pour en savoir plus sur les UV et les risques associés, consultez notre dossier.

 

30/07/2014

El Niño: les dernières prévisions de Météo-France

El Niño: les dernières prévisions de Météo-France

El Niño: les dernières prévisions de Météo-France

30/07/2014

Dans l'océan Pacifique, on observe des températures de surface de l'océan plus chaudes que la normale, principalement le long de l'équateur. Un phénomène « El Niño » est actuellement en train de se mettre en place. Les dernières prévisions saisonnières expertisées par Météo-France, actualisées le 25 juillet, indiquent que son développement devrait marquer une pause cet été, avant de reprendre à l'automne. Pour le trimestre prochain, l'ampleur du phénomène restera insuffisante pour avoir un impact sur le climat global au-delà des zones tropicales voisines du Pacifique.
 

Jean-Pierre Céron - © Météo-FrancePour en savoir plus sur les caractéristiques du phénomène El Niño et son influence sur le climat mondial, retrouvez l'interview de Jean-Pierre Céron, climatologue à Météo-France. (interview initialement publiée le 25 juin 2014) :

 

Expliquez-nous ce qu'est El Niño 

El Niño, et son pendant La Niña sont des phénomènes océaniques à grande échelle du Pacifique équatorial, affectant le régime des vents, la température de la mer et les précipitations. El Niño et La Niña correspondent aux deux phases opposées du phénomène couplé océan/atmosphère appelé ENSO (El Niño / Southern Oscillation).

À l'origine, l'appellation El Niño a été attribuée par les pêcheurs péruviens à la petite invasion d'eau chaude qui se produit chaque année le long des côtes du Pérou et de l'Équateur aux environs de Noël  - d'où son nom : en espagnol, El Niño désigne l'enfant Jésus. Par extension,  le phénomène climatique correspondant au réchauffement accentué des eaux de surface près des côtes de l'Amérique du Sud porte aujourd'hui le nom d'El Niño. Nous savons qu'il est lié à un cycle de variations de la pression atmosphérique entre l'est et l'ouest du Pacifique, couplé à un cycle du courant océanique le long de l'équateur.
Lors d'un épisode El Niño,  les hautes pressions du Pacifique Sud  diminuent. Les alizés (qui soufflent d'est en ouest) faiblissent, voire se renversent. Les eaux chaudes de surface, accompagnées de nuages et de précipitations, refluent de l'ouest vers l'est.

Est-ce un phénomène fréquent et régulier ?

Les événements El Niño apparaissent d'une manière irrégulière, tous les 2 à 7 ans. Ces épisodes débutent en général en milieu d'année et durent de 6 à 18 mois. Ils atteignent leur intensité maximale vers Noël.
En 1997, un épisode El Niño très intense avait été observé, avec à la clef des impacts climatiques et sociétaux importants. Depuis, d'autres épisodes, d'importance moindre, se sont produits en 2002-2003, 2004-2005, 2006-2007 et 2009-2010.

Comment prévoit-on un tel phénomène plusieurs mois à l'avance ?

À l'échelle de la saison, l'évolution de l'atmosphère est fortement influencée par les variations des océans. En associant des modèles de prévision météorologique à des modèles de prévision océanique, il est possible de réaliser des prévisions sur le climat des six mois à venir. C'est ce que l'on appelle des prévisions saisonnières. Il ne s'agit pas de prévisions classiques décrivant dans le détail des situations météorologiques, mais d'indications sur les évolutions possibles à très grande échelle, notamment en matière de température et de précipitations.
Pour réaliser ces prévisions, nous comparons les sorties de plusieurs modèles. La synthèse établie à partir de ces différentes simulations numériques nous permet de prévoir l'évolution des paramètres climatiques et de dire si, pour une région donnée, le climat a des "chances" de s'écarter du climat standard.   
La prévision des épisodes El Niño relève de la prévision saisonnière. L'évolution de la température de surface de la mer, et en particulier celle de l'océan Pacifique équatorial, peut être prévue à ces échéances avec une précision bonne, voire élevée pour les prévisions concernant l'automne et l'hiver boréal. Les variations de cette température constituent un bon indicateur de la survenue éventuelle d'un phénomène El Niño ou La Niña. Lorsque les prévisions s'accordent sur une augmentation de la température des eaux de surface du Pacifique équatorial, un scénario de type El Niño est probable. Les épisodes El Nino/La Nina sont les phénomènes ayant la meilleure prévisibilité à cette échelle de temps.

Anomalies de température océanique dans l'océan Pacifique équatorial, en moyenne sur le mois de mai 2014 en surface - © Mercator
Anomalies de température océanique dans l'océan Pacifique équatorial, en moyenne sur le mois de mai 2014 sur les 300 premiers mètres - © Mercator
Anomalies de température océanique dans l'océan Pacifique équatorial, en moyenne sur le mois de mai 2014.
Carte du dessus : en surface.
Carte du dessous : "contenu de chaleur" des 300 premiers mètres.
© Mercator
Cliquer sur les cartes pour les agrandir

 

Quels impacts El Niño a-t-il sur les conditions météorologiques dans les différentes régions de la planète ?

De par son ampleur (augmentation de température de l'ordre de 1°C ou plus des couches océaniques superficielles dans le rail équatorial pendant plusieurs mois) et  l'étendue de la zone concernée (au niveau de l'équateur, le bassin pacifique tropical s'étend sur une zone large de plus de 10 000 km),  El Niño affecte le climat mondial dans son ensemble. Lors des épisodes précédents, différents types de phénomènes ont été observés :
- déficit pluviométrique en Australie orientale, Indonésie, Inde, Afrique australe, Caraïbes, nord-est du Brésil ;
- tempêtes tropicales plus à l'est qu'à l'habitude et venant affecter la Polynésie française ;
- excédent pluviométrique sur la côte ouest de l'Amérique du Sud, dans le nord de l'Argentine et en Uruguay, en Afrique de l'Est équatoriale, dans les îles du centre du Pacifique tropical et dans le sud des États-Unis pouvant entraîner inondations et glissement de terrain;

Par ailleurs, à l'échelle du globe, la température moyenne a tendance à être anormalement élevée pendant les années concernées par ces épisodes  Ce fut le cas en 1998, année qui a suivi un fort épisode El Niño.

Observe-t-on des phénomènes analogues ailleurs sur la planète ?

Seul l' ENSO a un impact planétaire aussi marqué. Les deux autres bassins océaniques, Indien et Atlantique, sont trop peu étendus pour permettre un phénomène de couplage aussi important entre circulations atmosphérique et océanique, même s'ils subissent aussi des remontées d'eaux profondes et des régimes d'alizés.

Le changement climatique a-t-il un impact sur ce phénomène ?

Il n'y a pas, actuellement, de consensus sur la question.
Les modèles d'évolution du climat dont nous disposons ne permettent pas de prévoir l'effet du changement climatique sur la survenue et l'intensité des épisodes ENSO. Dans quelques années,  les progrès de la modélisation climatique de l'océan (circulation verticale plus précise) et de l'atmosphère (meilleure simulation du régime des alizés) devraient permettre d'y voir plus clair.

 

29/07/2014

14-18 : quel temps faisait-il lors de la mobilisation ?

14-18 : quel temps faisait-il lors de la mobilisation ?

14-18 : quel temps faisait-il lors de la mobilisation ?

29/07/2014

Août 1914 : l'Europe vit ses dernières heures de paix. Le 1er août, l'ordre de mobilisation générale tombe en France et en Allemagne. Le 3, l'Allemagne déclare la guerre à la France.
Grâce notamment aux données issues des Bulletins quotidiens internationaux et des Annales du Bureau central météorologique, les climatologues de Météo-France ont reconstitué le temps qu'il faisait sur l'Hexagone au cours des derniers jours de juillet et des trois premiers jours du mois d'août 1914. Découvrez la météo des 1er, 2 et 3 août 1914 dans notre rubrique La météo au temps de la Grande Guerre

 

À Saint-Mihiel (Meuse) en 1916

À Saint-Mihiel (Meuse) en 1916 © ECPAD/France/Agié Jacques