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22/04/2014

Un week end de Pâques mitigé

Un week end de Pâques mitigé

Un week end de Pâques mitigé

22/04/2014

Des températures proches des normales

Les températures ont été plutôt proches des normales* durant ce week end pascal 2014 en métropole. Légèrement inférieures aux normales samedi 19 et dimanche 20 avril (d'environ 1°C), elles ont été légèrement supérieures aux normales lundi 21 (d'environ 1°C). C'est sur le nord du pays que la douceur a été la plus marquée, dimanche et lundi, avec des températures plus de 2°C au dessus des normales (18°C à Lille dimanche, 21°C lundi).
Le dimanche pascal fut plutôt frais dans le sud-est du pays (en moyenne 3°C en dessous, par exemple 12°C à Nîmes), mais aussi dans le Centre et le Sud-Ouest (en moyenne 2°C en dessous, par ex 10°C à Toulouse), avant un redoux lundi.

 


Animation satellitaire 19 avril 06 UTC - 21 avril 18 UTC - satellite MSG3-MET10
© Météo-France


Des précipitations et un ensoleillement variables

Côté précipitations, les régions les plus arrosées ont été le nord de la Bretagne et la Basse Normandie (samedi et dimanche), les régions proches de la frontière belge (dimanche et surtout lundi avec des orages), les régions du Sud-Ouest aux abords de la vallée du Rhône (dimanche et lundi). Il est tombé sur le week end 36 mm à Urepel (Pyrénées-Atlantique), 31 mm à Saint-Brieuc (Côtes d'Armor), 30 mm à Radinghem (Pas-de-Calais), soit l'équivalent de deux semaines de pluie pour ces deux dernières stations. Un certain nombre de régions n'ont en revanche pas vu la moindre goutte.

Cumul de précipitations sur 3 jours (19-21 avril 2014) © Météo-France

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L'ensoleillement a été assez variable sur la plupart des régions. Sur la côte Atlantique, on a pu bénéficier par endroits d'un bel ensoleillement pendant le week end : sur les 3 jours, c'est à Noirmoutier qu'on a enregistré le plus de soleil, avec 32 h et 40 min, alors qu'on relevait 28 h 42 min à la Rochelle.  Ailleurs, les nuages ont généralement dominé, comme dans le sud du pays, où le duo dimanche-lundi s'est avéré plutôt gris. On a ainsi relevé seulement 5h 12 min de soleil à Perpignan, dont seulement 14 minutes sur dimanche-lundi !

Pâques hors de nos frontières

Au Japon, le week end de Pâques  a été frais à Tokyo, avec 14-16°C sous la pluie (4-6°C sous la normale).
En Russie, il a été plutôt doux, voire chaud. Il a fait ainsi 21°C dimanche 20 et 23°C lundi 21 avril à Moscou (10°C au dessus de la normale), où les 20 °C ont été atteints dimanche pour la première fois de la saison.
En Sibérie, à Tiksi,  sur les bords de l'océan Arctique, on a relevé jusqu'à 2°C dimanche et 5°C lundi (15°C au dessus de la normale).

*normales 1981-2010

 

 

17/04/2014

Le ciel en photos

Le ciel en photos

Le ciel en photos

17/04/2014

La Société européenne de météorologie a organisé son troisième concours photo Europhotometeo'14.
Sur 475 proposées, 60 photos ont été retenues pour la sélection finale. Dix d'entre elles ont été distinguées par les membres du jury du concours, dont deux photos prises par Florent Estival et Matthieu Collin, tous deux prévisionnistes à Météo-France et passionnés de photographie.


Arcus grandiose et coucher du soleil par Florent Estival

Arcus grandiose et coucher du soleil © Florent Estival – www.instants-ephemeres.com
© Florent Estival – www.instants-ephemeres.com

« J'ai pris cette photo en fin de journée, le 28 septembre 2013, à proximité de l'aéroport de Bordeaux-Mérignac. L'approche d'une virulente ligne orageuse a coïncidé parfaitement avec le coucher de soleil qui a alors diffusé sa lumière sur le flanc du système, passant sous le nuage qui s'était constitué (un arcus multicouches), et créant une ambiance de fin du monde particulièrement impressionnante.»

Aurore boréale ondulant délicatement au clair de lune par Matthieu Collin

Aurore boréale ondulant délicatement au clair de lune © Matthieu Collin
© Matthieu Collin

Photo prise le 17 février 2013 en Norvège, près de Tromsø.

Retrouvez l'ensemble des photos distinguées par le jury du concours et le public sur le site de la Société européenne de météorologie.

 

 

16/04/2014

Vers un épisode El Niño mi-2014 ?

Vers un épisode El Niño mi-2014 ?

Vers un épisode El Niño mi-2014 ?

16/04/2014

La seconde moitié de l'année pourrait être marquée par le développement d'un nouvel épisode climatique El Niño. Dans son dernier bulletin El Niño/La Niña, publié le 15 avril 2014, l'Organisation météorologique mondiale (OMM) qualifie d'« assez probable » la survenue d'un tel épisode à la fin du deuxième trimestre 2014. Dans le Pacifique tropical, les températures sous la surface atteignent déjà des niveaux similaires à ceux qui préfigurent un épisode El Niño.


Une anomalie positive des températures des eaux de surface

Lors d'un épisode El Niño, les températures de surface de la mer dans la partie centre-est du Pacifique équatorial sont anormalement élevées. La Niña désigne, à l'inverse, le refroidissement périodique des eaux de surface. Ces 2 phénomènes correspondent aux deux phases du cycle ENSO (El Niño/Oscillation australe).


Une configuration favorable à la survenue de El Niño

Depuis le deuxième trimestre 2012, les indicateurs ENSO pour cette région étaient restés neutres dans le Pacifique tropical. Mais, depuis février 2014,  sous l'effet combiné de deux épisodes de forts vents d'ouest et d'un affaiblissement des alizés, les eaux sous la surface du Pacifique central se sont considérablement réchauffées. Si elle devait persister, cette configuration pourrait favoriser la survenue d'un épisode El Niño à la fin du deuxième trimestre 2014. Près des deux tiers des modèles climatiques pris en compte par l'OMM prévoient que les valeurs seuils de déclenchement de cette anomalie climatique pourraient être atteintes vers le milieu de l'année. Il reste, en revanche, impossible de prévoir pour le moment  l'intensité de cet épisode éventuel.


Des conséquences sur le climat à l'échelle mondiale

Ces anomalies climatiques sont des causes majeures de variabilité naturelle du climat.
El Niño a ainsi une incidence marquée sur le climat de nombreuses régions du monde et tend à faire monter la moyenne mondiale des températures, contribuant à la survenue de sécheresses ou au contraire de précipitations abondantes dans différentes régions du monde.


Manifestations d'un épisode de chaleur (juin - août) - © Centres nationaux de prévision environnementale de l'Administration américaine pour les océans et l'atmosphère (NOAA)

Dry : Temps sec - Wet : Temps humide - Warm :Temps chaud
Dry & warm :Temps sec et chaud - Wet & cool :Temps humide et froid
Wet & Warm : Temps humide et chaud

 

09/04/2014

Quel lieu détient le record mondial de pluie en 2 j ?

Quel lieu détient le record mondial de pluie en 2 j ?

Quel lieu détient le record mondial de pluie en 2 j ?

09/04/2014

À Cherrapunji en Inde, il est tombé 2 493 millimètres* en deux jours, les 15 et 16 juin 1995. Cherrapunji – appelée aussi Sohra – se situe dans l'état du Meghalaya, sur un plateau d'une altitude moyenne de 1 484 m faisant face aux plaines du Bangladesh. Ce relief montagneux conjugué à la mousson d'été en fait un des lieux les plus arrosés de la planète. Cherrapunji détient également le record annuel de précipitations avec plus de 26 mètres (26 470 mm) enregistrés entre août 1860 et juillet 1861.

Le précédent record mondial sur 48 heures était détenu par l'île de la Réunion avec 2 467 mm au passage d'un cyclone tropical en avril 1958. La Réunion continue toutefois de détenir les records de pluie en 12 heures (1 144 mm) et 24 heures (1 825 mm), associés au cyclone tropical Denise en janvier 1966, ainsi que les records sur 3 et 4 jours (cyclone Gamède en février 2007).

 

* : 1 mm de pluie est l'équivalent de 1 L/m2

 

cyclone Gamede

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Ces records mondiaux sont validés par un groupe d'experts internationaux de l'Organisation météorologique mondiale (OMM) pour le compte des Archives mondiales de données concernant les extrêmes météorologiques et climatiques. La connaissance des extrêmes météorologiques est déterminante pour l'étude de la variabilité climatique et des changements climatiques.  Les progrès continus accomplis en météorologie et en climatologie permettent aux climatologues de procéder à des réanalyses des relevés météorologiques anciens, beaucoup plus rigoureuses que par le passé.

 

 

07/04/2014

Arctique : bilan de la saison hivernale

Arctique : bilan de la saison hivernale

Arctique : bilan de la saison hivernale

07/04/2014

Dans l'Arctique, la saison hivernale a atteint son pic avec le maximum annuel d'extension de la banquise. Le jour a repris l'avantage sur la nuit aux très hautes latitudes, et l'énergie solaire est maintenant suffisamment importante pour enclencher le phénomène de fonte, après la progression des 6 derniers mois. Retour sur cette saison hivernale.

Extension maximale de la banquise arctique, observée le 21/03/2014  - En jaune, son extension maximale moyenne sur la période1981-2010 © NSIDC

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Cette année, selon les données du National Snow and Ice Data Center (NSIDC), la banquise arctique a atteint le 21 mars une extension maximale de 14,91 millions de km2, soit un déficit de 4% par rapport à la moyenne 1981-2010 de 15,5 millions de km2. On calcule l'extension de la banquise en mesurant la superficie de l'océan sur laquelle il y a au moins 15% de glace de mer.

Cette valeur constitue la 5e valeur la plus basse depuis 1978, date des premières observations satellitaires complètes sur les zones polaires. Elle est conforme au déclin observé ces dernières décennies, de l'ordre de 2,6% par décennie (par rapport à la moyenne 1981-2010).

Ce maximum a été atteint relativement tard dans la saison, la date moyenne du maximum étant le 9 mars.  Cette progression un peu plus tardive de la banquise est liée à la présence de pressions inhabituellement basses du nord de l'Atlantique à l'est de l'Arctique. Elles ont généré des vents qui ont poussé la glace de mer sur la mer de Barents, particulièrement peu pourvue en glace jusque là. De même, les vents de nord-est ont favorisé la progression des glaces dans la mer de Béring.

La glace pluriannuelle, c'est-à-dire qui a résisté à au moins une débâcle estivale (2 ans d'âge minimum), a progressé par rapport à l'année dernière. Elle représente ainsi 3,17 millions de km2, contre 2,25 millions l'an passé. Elle avait particulièrement bien résisté à l'été 2013, mais rien ne dit qu'il en sera de même cet été.  En effet, une vaste étendue de cette glace plus ancienne a dérivé vers le nord de l'Alaska et de la Sibérie, zones où les températures sont plus chaudes.

La glace ancienne (au moins 5 ans d'âge) plafonne toujours et ne représente que 7% de la superficie totale.

La période de débâcle débute actuellement. Sur les dernières années, le minimum estival a connu une diminution plus marquée que celle du maximum hivernal. C'est en 2012 qu'on a observé le minimum estival le plus bas, après une fonte éclair en été et alors qu'on se trouvait en avril à peu près dans la moyenne 1981-2010.

De son côté, la banquise antarctique a atteint son minimum annuel le 23 février, à l'issue de l'été austral. C'est le 4e minimum estival le plus élevé depuis 1978, ce qui confirme la tendance à la hausse de la banquise australe, bien qu'elle connaisse une forte variabilité inter-annuelle.