Actualités

26/08/2014

Un mois d'août record aux Kerguelen

Un mois d'août record aux Kerguelen

Un mois d'août record aux Kerguelen

26/08/2014

L'archipel des Kerguelen, qui fait partie des Terres Australes et Antarctiques Françaises, a connu des conditions météorologiques exceptionnelles au cours de ce mois d'août 2014. La base de Port-aux-Français a subi une météo particulièrement rude. Le 11 août, le record absolu de froid de la station a notamment été battu, avec une température minimale de -9,5°C.

Carte implantations MF outre-mer

 © Météo-France


Un climat subpolaire océanique
L'archipel des Kerguelen est situé dans le sud de l'océan Indien, à 2000 km des côtes de l'Antarctique et 3400 km de la Réunion. En cette période hivernale, une cinquantaine de personnes vivent dans la base scientifique et technique de Port-aux-Français fondée en 1950, seul établissement permanent des Kerguelen.

Le climat des îles Kerguelen est un climat subpolaire océanique, les variations de température y sont nettement atténuées par la présence de l'immense océan austral : la température moyenne varie entre 2,3°C* en juillet et août - les mois le plus froids- et 8,4°C en février. En moyenne, il y gèle 101 jours par an, avec seulement 2 jours sans dégel.

 

Un mois d'août particulièrement froid
Un nouveau record absolu de froid a été établi le 11 août 2014, avec une température minimale de -9,5°C (ancien record : -8,9°C le 7 juillet 1964). Le 23 août, le record absolu de la plus basse température maximale a été battu à son tour, avec - 4,0°C seulement au meilleur de la journée (ancien record : -2,8°C le 24 août 1959, ancienne localisation de la station).
Durant la journée du 23 août, il a neigé, avec des rafales de vent atteignant 112 km/h. Dimanche 24, la couche de neige atteignait 22 cm au sol, une valeur qui n'avait plus été mesurée depuis le 18 juillet 1991, mais toutefois assez éloignée du record de 40 cm du 6 juin 1966,

Entre le 1er et le  25 août, la température moyenne n'a pas dépassé -0,6°C, ce qui fait d'août 2014 un des mois les plus froids observés sur l'archipel. Au 26 août, on dénombre au total 6 jours sans dégel, ce qui place août 2014 juste derrière août 1959 et août 2006 (7 jours sans dégel). En juillet 1964, on avait enregistré 10 jours sans dégel, valeur record.


Une forte descente d'air polaire
Ces conditions s'expliquent par la situation météorologique particulière que connaît actuellement l'archipel. Sur le sud de l'océan Indien se trouve un vaste système dépressionnaire, centré à l'est de l'archipel, alors qu'est positionné, à l'ouest, un anticyclone assez puissant (> 1030 hPa) qui favorise l'aspiration d'air polaire sur l'archipel, venu directement du continent antarctique.

 

Animation Arpège Kerguelen actu2
Pression au niveau de la mer et température à 850 h Pa (en violet et bleu les masses d'air froid, en jaune les masses d'air chaud) du 23 août à 00 UTC au 27 août 2014 à 00 UTC - Modèle Arpège du 23 août 2014 à 00 UTC © Météo-France  (Cliquez sur l'animation pour l'agrandir).


Ce mois d'août 2014 s'inscrit dans un contexte froid sur les hautes latitudes de l'hémisphère austral. La banquise antarctique connaît une extension record pour la saison depuis 1979 (début des mesures par satellites) et l'océan austral, qui adoucit habituellement les masses d'air polaire, a une température anormalement basse pour la saison.


* normales 1981-2010
 

 

26/08/2014

Gard : conférences des 30 et 31 août au Mont Aigoual

Gard : conférences des 30 et 31 août au Mont Aigoual

Gard : conférences des 30 et 31 août au Mont Aigoual

26/08/2014

Observatoire du Mont Aigoual© Météo-France
Du 19 juillet au 31 août, l'Observatoire du Mont Aigoual propose chaque samedi et dimanche des conférences à destination du grand public, animées par des spécialistes de Météo-France.
Les nuages, les satellites, l'atmosphère, la climatologie et les changements climatiques, les phénomènes extrêmes en Méditerranée, l'art et les difficultés de la prévision numérique, le climat de l'Antarctique, les techniques de mesures font partie des thèmes abordés au cours de ces rencontres.

Situé au sommet des Cévennes méridionales (Gard, 1567 m), l'Observatoire du Mont Aigoual propose de mai à fin septembre une découverte ludique, vivante et variée de la météorologie au travers de rencontres avec les prévisionnistes, d'expositions photos, de conférences, de vidéos et de jeux... Il accueille près de 80 000 visiteurs chaque été.

 

"De l'Aigoual à l'Antarctique, météo au gré du vent"

Proposée par Frédéric Miens, technicien Météo-France à la direction de la prévision à Toulouse.

Samedi 30 et dimanche 31 août à 15h30.


Retrouver le programme complet des conférences de cet été (fichier pdf)


Informations pratiques :
Observatoire du Mont-Aigoual

30570 Valleraugue
Tél : 04 67 82 60 01 ou 04 67 42 59 83
aigoual@meteo.fr et infos@aigoual.fr

Entrée libre et gratuite
De 10h à 13h et de 14h à 18h en mai, juin et septembre
De 10h à 19h en juillet et août

Réservation fortement conseillée pour les ateliers et conférences et pour les groupes

 

26/08/2014

Un lundi automnal au nord, estival dans le sud

Un lundi automnal au nord, estival dans le sud

Un lundi automnal au nord, estival dans le sud

26/08/2014

Lundi 25 août après-midi, les conditions ont été très contrastées sur l'Hexagone : pluvieuses et fraîches au nord de la Loire, ensoleillées et chaudes sur les régions méridionales.

Une perturbation active s'enroulant autour d'une dépression au large de l'Irlande a été à l'origine du temps maussade sur le nord du pays tandis que le Sud a été protégé par des conditions plus anticycloniques.

 Image du satellite Meteosat le lundi 25 août 2014 à 12h UTC UTC © Météo-France
Image du satellite Meteosat le lundi 25 août 2014 à 12h UTC
© Météo-France  (Cliquez sur l'image pour l'agrandir)

Lundi à 16h, au nord de la Loire, sous la pluie, les températures ont été dignes d'un mois d'octobre avec 15°C à Rouen (-6°C / normale*), 17°C à Brest (-3°C / normale), 18°C à Paris (-6°C / normale) ou encore 19°C à Dijon (-5°C / normale).

Côté pluie, on a relevé au passage de cette perturbation des cumuls importants :
41 mm** à Abbeville, soit l'équivalent de 18 jours de pluie* en août,
35 mm à Rouen, soit l'équivalent de 17 jours de pluie en août,
33 mm à Quimper, soit l'équivalent de 16 jours de pluie en août,
13 mm à Paris, soit l'équivalent d'une semaine de pluie en août.

Animation radar du 25 août à 10h UTC au 26 août à 00h UTC © Météo-France
Animation radar du 25 août à 10h UTC au 26 août à 00h UTC © Météo-France (Cliquez sur l'animation pour l'agrandir)

L'atmosphère a été nettement plus estivale au Sud où les températures ont été proches des moyennes d'une fin août avec par exemple 25°C à Biarritz (+1°C / normale), 28°C à Nîmes (-1°C / normale), 30°C à Carcassonne, à Toulouse et à Calvi (+1 à 2°C / normale).

 Carte de l'écart à la température maximale quotidienne le lundi 25 août 2014 (normale 1981-2010) © Météo-France
Carte de l'écart à la température maximale quotidienne le lundi 25 août 2014 (normale 1981-2010) © Météo-France (Cliquez sur l'image pour l'agrandir)

Dans les jours à venir, à la faveur d'une légère poussée anticyclonique, les pluies devraient se faire plus rares et moins abondantes sur le nord et les températures retrouver un niveau proche des normales d'une fin d'été. Le beau temps devrait quant à lui persister dans le Sud-Est.

* : normales sur la période 1981-2010
** : 1 mm correspond à 1 L/m2

22/08/2014

Prévoir la production du phytoplancton pour adapter les stratégies de pêche

Prévoir la production du phytoplancton pour adapter les stratégies de pêche

Prévoir la production du phytoplancton pour adapter les stratégies de pêche

22/08/2014

Le Pacifique équatorial est l'une des plus grandes régions de pêche au monde : en moyenne, plusieurs millions de tonnes de poissons y sont capturées chaque année à des fins commerciales. Mais les prises varient très fortement d'une année à l'autre, notamment en lien avec les fluctuations climatiques El Niño / La Niña. Lors des phénomènes La Niña, les eaux profondes, froides et riches en nutriments, remontent à la surface. La production primaire du phytoplancton, base des chaînes alimentaires marines, augmente alors significativement, ce qui conduit à des stocks de poissons importants. À l'inverse, le phénomène El Niño appauvrit l'océan de surface, ce qui peut entraîner une diminution drastique de certains stocks de poissons. Ce stress environnemental s'ajoute alors à la pression anthropique liée à la pêche.

Pour la première fois, des chercheurs de Météo-France, du CEA et du CNRS* ont évalué la capacité d'un modèle climatique utilisé pour les travaux du GIEC à prévoir les variations naturelles de la production primaire du phytoplancton dans le Pacifique équatorial. Ce modèle couple une représentation du système climatique à une représentation simplifiée de la chaîne trophique marine. Les chercheurs ont comparé les résultats des simulations aux observations satellitaires du phytoplancton des 15 dernières années. Cette comparaison montre que ce modèle couplé est capable de prévoir les variations naturelles de la productivité primaire du phytoplancton de 2 à 5 ans à l'avance.

courbes_phytoplancton

Variations interannuelles de la température de surface de l'océan (a), de la productivité primaire (b) et des estimations de prises de thons rouges et thons jaunes par senne tournante (c) de 1997 à 2009. Les observations ou estimations satellitaires sont représentées par des aplats de couleurs ; les reconstructions de modèle (figures a et b seulement) sont représentées par les lignes noires épaisses. Sur le panneau c, seules les estimations de prise de thons sont représentées par la courbe noire avec, en hachure, les incertitudes associées à la mesure de ces prises de pêche.

Cliquer sur l'image pour l'agrandir



« Ce potentiel de prévision dépasse largement celui des paramètres climatiques comme la température de surface de la mer. Cela s'explique vraisemblablement par la lenteur des mécanismes mis en jeu : les variations des quantités de nutriments générées par les phénomènes El Niño / La Niña le long des côtes péruviennes se propagent dans tout le bassin océanique en plusieurs années » explique Roland Séférian, chercheur à Météo-France et co-auteur de la publication.

Ces travaux permettent d'envisager le développement de nouvelles approches dans la gestion des ressources marines, et notamment halieutiques, s'appuyant sur des systèmes de prévision couplant modèles climatiques et biologiques. Ils ouvrent de nouvelles perspectives sur de possibles stratégies de pêche raisonnée à l'échelle pluriannuelle.

Pour en savoir plus, consulter notre communiqué de presse.


* : Séférian R et al. (2014) PNAS doi: 10.1073/pnas.1315855111
 
 

21/08/2014

3e Conférence internationale sur les petits États insulaires en développement

3e Conférence internationale sur les petits États insulaires en développement

3e Conférence internationale sur les petits États insulaires en développement

21/08/2014

Du 1er au 4 septembre se tiendra la 3è Conférence internationale sur les petits États insulaires en développement (PEID).

Placée notamment sous l'égide de l'Organisation météorologique mondiale et de l'Organisation des Nations-Unies, cette manifestation aura lieu à Apia, capitale de l'État indépendant des Samoa. Elle réunira des représentants des Nations-Unies, des pouvoirs publics et des organisations non gouvernementales mais aussi des universitaires, qui feront le point sur les défis climatiques auxquels sont confrontés ces pays.

Affiche PEID

Parmi les thèmes abordés : le développement durable, la gestion des risques climatiques, les énergies renouvelables, la biodiversité, la gestion de l'eau et le développement de services climatiques et météorologiques répondant aux besoins spécifiques de ces états particulièrement vulnérables au changement climatique.

 

Des territoires vulnérables

Les PEID sont situés tout autour du globe, dans l'océan Indien, la mer de Chine, les Caraïbes, le Pacifique … Il s'agit de pays comme les Maldives, les Bahamas, les Seychelles, la Barbade, Cuba, Trinité-et-Tobago, Haïti, la Jamaïque, Fidji ou encore la Papouasie-Nouvelle-Guinée.

Ces îles sont régulièrement exposées à des phénomènes météorologiques et climatiques violents, tels que cyclones tropicaux, inondations côtières, tempêtes, crues et sécheresses. Le changement climatique et l'élévation du niveau des océans ont encore accentué l'impact de ces phénomènes.

L'organisation des Nations-Unies a fait de 2014 l'Année internationale des PEID.

 

Weather together

Pour en savoir plus sur les problématiques climatiques des PEID, consultez le site Small Island Weather Together.