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18/04/2014

Enneigement dans les massifs français au 17 avril

Enneigement dans les massifs français au 17 avril

Enneigement dans les massifs français au 17 avril

18/04/2014

Après un hiver globalement très bien enneigé dans tous les massifs (sauf à basse altitude), le printemps s'est rapidement installé à la fin de la première semaine de mars. Un temps majoritairement sec et très doux règne depuis. Une offensive hivernale est toutefois venue l'interrompre, entre le 22 et le 27 mars, ainsi qu'une seconde, dans les Pyrénées, du 2 au 5 avril.
En conséquence, la neige a disparu à moyenne altitude, tandis que son épaisseur a nettement diminué plus haut, sauf à très haute altitude. La neige a de plus pris ses caractéristiques printanières : humide en journée sur une grande épaisseur, regelée la nuit et au petit matin.

Le Rocher de l'Homme (2755 m) dans le massif de Belledonne, près de Grenoble, le 16 avril 2014 - © Météo-France / D. Goetz

Le Rocher de l'Homme (2755 m) dans le massif de Belledonne, près de Grenoble, le 16 avril 2014

© Météo-France / D. Goetz


Alpes du Nord
Le printemps est bien en place depuis plusieurs semaines. Le manteau neigeux régresse sous les conditions printanières, tout particulièrement dans les versants bien exposés au soleil.
Ainsi, l'enneigement se situe désormais en-dessous des valeurs habituellement relevées pour une mi-avril dans une majorité de massifs, à toutes les altitudes et dans toutes les expositions. C'est dans les massifs des Alpes internes, de l'Oisans à la Haute-Tarentaise, que le déficit est le plus marqué, et à l'inverse dans les Préalpes et le massif de Belledonne qu'il l'est le moins. D'autre part, ce déficit tend à se réduire à haute altitude (au-dessus de 2700 à 3000 m).

La neige est de type printanier dans la plupart des pentes : regelée la nuit et en début de matinée, elle devient humide dans la journée. Seules les pentes nord de très haute altitude, au-dessus de 2800 à 3200 m selon le massif, gardent une neige plus hivernale.

L'enneigement débute le plus généralement en versant nord entre 1400 et 1600 m selon le massif, en versant sud entre 2000 et 2200 m.
À 2000 m en versant nord, il y a le plus souvent entre 70 et 90 cm de neige, un petit peu moins en Maurienne et Haute-Maurienne et au contraire un peu plus dans les massifs du Vercors et de Belledonne.
À 2500 m en versant nord, l'épaisseur totale de neige au sol est généralement comprise entre 1,50 m et 2 m, voire un peu plus dans Belledonne et au contraire un peu moins dans les massifs internes de la Savoie.

Quelques valeurs mesurées par les stations automatiques d'altitude de Météo-France :
- 65 cm aux Aiguilles Rouges (2330 m d'altitude dans le massif du Mont-Blanc) ;
- 1,95 m à Bellecôte (3000 m en Vanoise) ;
- 1,45 m à Bonneval (2720 m en Haute-Maurienne) ;
- 0 cm au Col de Porte (1340 m en Chartreuse).

Alpes du Sud
L'enneigement de la saison a été excellent, voire exceptionnel dans les massifs des Alpes-Maritimes où des records ont été battus.
L'arrivée rapide du printemps s'est faite là aussi sentir, mais, vu les très importantes épaisseurs de neige en place, l'enneigement reste satisfaisant, et même bon dans les massifs des Alpes-Maritimes.

L'enneigement débute vers 1700 ou 1800 m en versant nord, 2200 ou 2300 m en versant sud.
À 2000 m en versant nord, l'épaisseur totale de neige au sol est de 1,10 m ou 1,20 m dans les massifs des Alpes-Maritimes et celui du Pelvoux, 60 ou 70 cm dans les autres massifs.
À 2500 m en versant nord, elle est comprise entre 2 m et 2,20 m dans les massifs des Alpes-Maritimes, voisine de 1,80 m dans le Pelvoux et comprise entre 1,30 m et 1,50 m dans les autres massifs. En versant sud, elle est de 70 à 90 cm dans les massifs des Alpes-Maritimes, 40 à 50 cm partout ailleurs.

Quelques valeurs mesurées par les stations automatiques d'altitude de Météo-France :
- 2,15 m aux Ecrins (2940 m en Oisans) ;
- 70 cm à Parpaillon (2545 m dans l'Embrunais-Parpaillon) ;
- 1,10 m à Restefond (2550 m en Ubaye).
 
Corse
L'enneigement de la saison a été très bon et l'est encore, malgré un printemps bien installé.
Il débute vers 1600 m en versant nord, 1700 m en versant sud. L'épaisseur de neige au sol augmente ensuite très rapidement avec l'altitude, pour devenir excédentaire.

À 2000 m, il y a ainsi 2,10 m à 2,20 m de neige au sol en versant nord, 1,70 m à 1,90 m en versant sud. Globalement, le massif Cinto-Rotondo est un petit peu plus enneigé que celui de Renoso-Incudine.
Par ailleurs, les abords des crêtes sont souvent dégarnis, conséquence des épisodes de vent fort durant l'hiver.

Quelques valeurs mesurées par les stations automatiques d'altitude :
- 1,05 m à Sponde (1980 m dans le Cinto) ;
- 3,20 m à Maniccia (2360 m dans le Rotondo).
 
Pyrénées
Du fait d'abondantes chutes de neige durant l'hiver, le manteau neigeux était bien épais. Mais le printemps, devenu rapidement chaud, l'a entamé.
La limite basse d'enneigement remonte lentement. Elle se situe vers 1700 m dans les versants nord, entre 1800 et 2000 m dans les versants sud. Les hauteurs de neige augmentent ensuite rapidement avec l'altitude. A 1800 m, elles atteignent déjà 80 cm à 1 m, souvent 2 m vers 2200 m et près de 3 m à 2500 m.
Ces hauteurs sont encore largement au-dessus des moyennes. Ainsi, au lac d'Ardiden à 2450 m dans les Hautes-Pyrénées, la hauteur de neige est de 2,80 m, pour une moyenne de 2 m. Au Port d'Aula, à 2150 m en Ariège, elle est de 2,40 m, pour une moyenne de 1,70 m. Enfin, au Canigou, à 2150 m dans les Pyrénées-Orientales, elle est encore de 1,30 m, pour une moyenne de 90 cm.

Vosges, Jura, Massif central
Du fait du temps très printanier, à la fois très doux et très sec, qui prédomine depuis début mars, il n'y a plus de neige dans les Vosges.
Dans le Jura et le Massif central, elle ne subsiste plus que sous forme de plaques plus ou moins étendues aux altitudes les plus élevées dans les zones abritées du soleil et dans celles où la neige avait été accumulée par le vent durant l'hiver.

 

 

17/04/2014

Le ciel en photos

Le ciel en photos

Le ciel en photos

17/04/2014

La Société européenne de météorologie a organisé son troisième concours photo Europhotometeo'14.
Sur 475 proposées, 60 photos ont été retenues pour la sélection finale. Dix d'entre elles ont été distinguées par les membres du jury du concours, dont deux photos prises par Florent Estival et Matthieu Collin, tous deux prévisionnistes à Météo-France et passionnés de photographie.


Arcus grandiose et coucher du soleil par Florent Estival

Arcus grandiose et coucher du soleil © Florent Estival – www.instants-ephemeres.com
© Florent Estival – www.instants-ephemeres.com

« J'ai pris cette photo en fin de journée, le 28 septembre 2013, à proximité de l'aéroport de Bordeaux-Mérignac. L'approche d'une virulente ligne orageuse a coïncidé parfaitement avec le coucher de soleil qui a alors diffusé sa lumière sur le flanc du système, passant sous le nuage qui s'était constitué (un arcus multicouches), et créant une ambiance de fin du monde particulièrement impressionnante.»

Aurore boréale ondulant délicatement au clair de lune par Matthieu Colin

Aurore boréale ondulant délicatement au clair de lune © Matthieu Collin
© Matthieu Collin

Photo prise le 17 février 2013 en Norvège, près de Tromsø.

Retrouvez l'ensemble des photos distinguées par le jury du concours et le public sur le site de la Société européenne de météorologie.

 

 

17/04/2014

États-Unis : nouvelle descente d'air polaire

États-Unis : nouvelle descente d'air polaire

États-Unis : nouvelle descente d'air polaire

17/04/2014

Après une période plutôt douce, une nouvelle descente d'air polaire a envahi les Etats-Unis depuis les Rocheuses entre dimanche 13 et lundi 14 avril. Au contact de l'air plus doux, un front froid s'est formé sur le pays, qu'il a balayé d'ouest en est ces derniers jours. L'air froid a atteint la côte Est ce mercredi.

animation ARPEGE USA

Evolution de la température à 850 hPa (en bleu les masses d'air froid, en jaune les masses d'air doux) et de la pression (niveau de la mer) entre le 14 et le 18 avril 2014 - modèle ARPEGE du 14 avril 2014, 00 UTC © Météo-France

Cliquez sur l'image pour l'agrandir

 

Avant l'arrivée du front, on a observé dimanche dans le Nord-Est américain des températures chaudes, avec 28,9°C à la station de l'université de Penn State, en Pennsylvanie. Cette valeur, légèrement supérieure à la normale d'un mois de juillet, n'a été relevée aussi tôt dans la saison que quatre fois depuis le début des relevés. Localement, les 30°C ont été atteints dans les Appalaches. Par endroits, ces températures estivales ont été enregistrées là où il restait encore un peu de neige ou de glace de cet hiver...

Le passage du front froid a été assez violent localement. Dans le Mississippi, il a pris un caractère orageux avec de violentes rafales et des fortes pluies. Au nord du pays, une dépression secondaire s'est formée et de fortes chutes de neige sont attendues -par endroits jusqu'à 30 cm- du Minnesota aux Grands Lacs jusqu'à jeudi soir.
Les chutes de températures ont souvent été brutales.  À  Houston (Texas), il faisait 25°C lundi à 11h locales, sans vent, mais seulement 12°C à 13h sous la pluie, avec des rafales de nord-ouest de 60km/h . Mardi matin, il gelait jusqu'au centre du Texas, à Waco, une valeur 13°C en-dessous des normales.

Dans l'Est, le mouvement est plus progressif : il faisait 24-25°C à New York dimanche et lundi, pas plus de 17°C mardi et 9°C au meilleur de la journée, après des gelées matinales, mercredi 16 avril.
Des records de froid ont été battus : dans le Dakota du Sud, à Sioux Falls, on a relevé -11,7°C mardi matin. À  Stambaugh, dans le Michigan, il faisait -21,1°C ce même matin. Dans les deux cas, de telles valeurs n'avaient jamais été observées si tard dans la saison.

 

 

16/04/2014

Vers un épisode El Niño mi-2014 ?

Vers un épisode El Niño mi-2014 ?

Vers un épisode El Niño mi-2014 ?

16/04/2014

La seconde moitié de l'année pourrait être marquée par le développement d'un nouvel épisode climatique El Niño. Dans son dernier bulletin El Niño/La Niña, publié le 15 avril 2014, l'Organisation météorologique mondiale (OMM) qualifie d'« assez probable » la survenue d'un tel épisode à la fin du deuxième trimestre 2014. Dans le Pacifique tropical, les températures sous la surface atteignent déjà des niveaux similaires à ceux qui préfigurent un épisode El Niño.


Une anomalie positive des températures des eaux de surface

Lors d'un épisode El Niño, les températures de surface de la mer dans la partie centre-est du Pacifique équatorial sont anormalement élevées. La Niña désigne, à l'inverse, le refroidissement périodique des eaux de surface. Ces 2 phénomènes correspondent aux deux phases du cycle ENSO (El Niño/Oscillation australe).


Une configuration favorable à la survenue de El Niño

Depuis le deuxième trimestre 2012, les indicateurs ENSO pour cette région étaient restés neutres dans le Pacifique tropical. Mais, depuis février 2014,  sous l'effet combiné de deux épisodes de forts vents d'ouest et d'un affaiblissement des alizés, les eaux sous la surface du Pacifique central se sont considérablement réchauffées. Si elle devait persister, cette configuration pourrait favoriser la survenue d'un épisode El Niño à la fin du deuxième trimestre 2014. Près des deux tiers des modèles climatiques pris en compte par l'OMM prévoient que les valeurs seuils de déclenchement de cette anomalie climatique pourraient être atteintes vers le milieu de l'année. Il reste, en revanche, impossible de prévoir pour le moment  l'intensité de cet épisode éventuel.


Des conséquences sur le climat à l'échelle mondiale

Ces anomalies climatiques sont des causes majeures de variabilité naturelle du climat.
El Niño a ainsi une incidence marquée sur le climat de nombreuses régions du monde et tend à faire monter la moyenne mondiale des températures, contribuant à la survenue de sécheresses ou au contraire de précipitations abondantes dans différentes régions du monde.


Manifestations d'un épisode de chaleur (juin - août) - © Centres nationaux de prévision environnementale de l'Administration américaine pour les océans et l'atmosphère (NOAA)

Dry : Temps sec - Wet : Temps humide - Warm :Temps chaud
Dry & warm :Temps sec et chaud - Wet & cool :Temps humide et froid
Wet & Warm : Temps humide et chaud

 

09/04/2014

Quel lieu détient le record mondial de pluie en 2 j ?

Quel lieu détient le record mondial de pluie en 2 j ?

Quel lieu détient le record mondial de pluie en 2 j ?

09/04/2014

À Cherrapunji en Inde, il est tombé 2 493 millimètres* en deux jours, les 15 et 16 juin 1995. Cherrapunji – appelée aussi Sohra – se situe dans l'état du Meghalaya, sur un plateau d'une altitude moyenne de 1 484 m faisant face aux plaines du Bangladesh. Ce relief montagneux conjugué à la mousson d'été en fait un des lieux les plus arrosés de la planète. Cherrapunji détient également le record annuel de précipitations avec plus de 26 mètres (26 470 mm) enregistrés entre août 1860 et juillet 1861.

Le précédent record mondial sur 48 heures était détenu par l'île de la Réunion avec 2 467 mm au passage d'un cyclone tropical en avril 1958. La Réunion continue toutefois de détenir les records de pluie en 12 heures (1 144 mm) et 24 heures (1 825 mm), associés au cyclone tropical Denise en janvier 1966, ainsi que les records sur 3 et 4 jours (cyclone Gamède en février 2007).

 

* : 1 mm de pluie est l'équivalent de 1 L/m2

 

cyclone Gamede

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Ces records mondiaux sont validés par un groupe d'experts internationaux de l'Organisation météorologique mondiale (OMM) pour le compte des Archives mondiales de données concernant les extrêmes météorologiques et climatiques. La connaissance des extrêmes météorologiques est déterminante pour l'étude de la variabilité climatique et des changements climatiques.  Les progrès continus accomplis en météorologie et en climatologie permettent aux climatologues de procéder à des réanalyses des relevés météorologiques anciens, beaucoup plus rigoureuses que par le passé.