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23/01/2015

Neige et verglas en début de week-end sur la France

Neige et verglas en début de week-end sur la France

Neige et verglas en début de week-end sur la France

23/01/2015

Dans un contexte de temps froid bien installé depuis une semaine sur le pays, une perturbation aborde la France par le nord-ouest vendredi 23 janvier dans la soirée.
En progressant dans les terres au cours de la nuit, elle va apporter en fin de nuit de la pluie verglaçante sur un axe allant des Pays de Loire et du Poitou jusqu'à la Belgique, en passant par l'Île-de-France. Dans la matinée de samedi 24, cette perturbation se décalera vers l'est, provoquant des chutes de neige du Limousin au Nord-Est, avant de gagner les régions du Massif-Central au Centre-Est pendant la journée.
Dimanche 25, un temps plus calme et sec, souvent nuageux, devrait dominer sur le pays, avant l'arrivée de nouvelles perturbations et d'un temps un peu moins froid en début de semaine prochaine.

Pour suivre l'évolution de la situation, consultez nos prévisions météorologiques et la carte de vigilance.


Animation satellite du 23 janvier 2015 de 10h à 12h locales
Animation satellite du 23 janvier 2015 de 10h à 12h locales; la perturbation gagne les îles britanniques
(Cliquer sur l'animation pour l'agrandir)


 

23/01/2015

Pluie, neige, pluie verglaçante : quelles différences ?

Pluie, neige, pluie verglaçante : quelles différences ?

Pluie, neige, pluie verglaçante : quelles différences ?

23/01/2015

QDLS 38 differences neige pluie verglasEn météorologie, pluie, neige et pluie verglaçante font partie de la grande famille des « météores* » et plus précisément de celle des hydrométéores.

La pluie, la neige ou la pluie verglaçante sont des précipitations provenant des nuages. C'est le grossissement des minuscules gouttelettes ou cristaux de glace contenus dans les nuages qui entraîne le phénomène de précipitations. Dans la plupart des cas, les précipitations se forment dans les parties de nuages où la  température est  négative (donc dans leur partie haute), généralement sous forme solide (neige). Cette neige est composée de cristaux de glace, parfois en forme d'étoile, isolés ou agglomérés en flocons dont la forme dépend de la température qui règne lors de leur formation et de leur croissance.

Quand les cristaux de neige sont trop lourds, ils finissent par tomber du nuage et traverser des zones de l'atmosphère moins froides.
Si ces précipitations ne traversent pas de couches d'air à température positive, elles arrivent au sol sous forme de neige, lorsque les températures y sont proches de 0°C ou négatives Si les sols sont suffisamment froids, la neige pourra s'accumuler et recouvrir le paysage d'un manteau blanc.

Au contraire, lorsque la neige arrive dans des zones de l'atmosphère où la température est positive, elle fond et se transforme en pluie. Ainsi, près du sol, avec des températures positives, il pleut ou il bruine**.

Dans certains cas assez rares, la température diminue et redevient négative au voisinage du sol. La pluie ou la bruine y restent liquides*** par température négative dans un état particulier dit « de surfusion ». Lorsque ces gouttes percutent le moindre obstacle (sol, objet), elles vont geler instantanément, formant un dépôt de glace compact et lisse : le verglas. On observe alors des pluies verglaçantes. Par abus de langage, on appelle également pluie verglaçante une pluie à température positive qui gèle au contact d'une surface à température négative.


* Les météores sont tous les phénomènes atmosphériques visibles ou audibles autres que les nuages. Ils sont classés en quatre groupes en fonction de leur composition et/ou de leur mode d'apparition (hydrométéores, électrométéores, photométéores ou lithométéores). Les hydrométéores sont composés d'eau sous forme liquide ou solide, en chute (pluie, neige, bruine…) ou en suspension dans l'atmosphère (brouillard…). Ils peuvent aussi se déposer sur des objets au sol (givre, rosée…).
** : On parle de bruine pour les précipitations de diamètre inférieur à 0,5 mm. Elles  proviennent de nuages du genre stratus.
*** : Pour geler et former des cristaux de glace, les molécules d'eau ont besoin d'un grain de matière, d'une impureté sur laquelle se déposer. 

 

 

21/01/2015

Le froid bien installé sur l’Hexagone

Le froid bien installé sur l’Hexagone

Le froid bien installé sur l’Hexagone

21/01/2015

Le basculement du temps vers des conditions hivernales se confirme depuis le week-end des 17 et 18 janvier.  Les hautes pressions, solidement installées auparavant sur le sud de l'Europe, ont laissé place à des basses pressions qui favorisent l'entrée des perturbations jusque dans le Sud-Est. Celles-ci entretiennent un temps froid en aspirant les masses d'air plus fraîches du nord-ouest de l'Europe.
 

Animation modèle ARPEGE Europe Températures à 850 hPa et pression au niveau de la mer entre le 21 janvier 2015 à 00 h UTC et le 25 janvier 2015 à 00 h UTC
Animation Arpege de la pression au niveau de la mer et la température à 850hPa (en bleu les masses d'air froid, en jaune les masses d'air doux) du mercredi 21 janvier à 0h UTC au dimanche 25 janvier 2015 à 00h UTC

(Cliquer sur l'animation pour l'agrandir)

Des masses d'air d'origine polaire maritime

Les masses d'air qui gagnent notre pays sont d'origine polaire maritime, légèrement adoucies par leur trajet au-dessus des mers septentrionales. Les flux de nord à nord-ouest suffisent toutefois à apporter localement de la neige en plaine, comme on le constate ces jours-ci dans le Nord-Ouest et autour de la vallée du Rhône.
Il ne s'agit cependant pas d'une situation propice à une vague de froid, engendrée généralement par des masses d'air polaire continentale.  Malgré le fait que l'on soit actuellement au cœur de la période la plus froide de l'hiver, les températures relevées actuellement ne se situent en effet généralement que quelques degrés en-dessous des normales.

Deux dépressions en cause

Loin de l'influence anticyclonique, retranchée d'une part au large sur l'Atlantique et de la Russie à la Scandinavie d'autre part, la France est, mercredi 21 janvier, touchée par des perturbations liées à deux dépressions distinctes. Une première circule sur la façade Atlantique et apporte généralement de la pluie sur l'ouest de l'Hexagone, parfois quelques flocons des Pays de la Loire à la Normandie. Une seconde circule près de la Corse et est surtout active sur la région Provence-Alpes-Côte d'Azur, où elle apporte des pluies conséquentes et quelques flocons sur les hauteurs, débordant en région Rhône-Alpes.
 

Animation satellite image visible avec superposition du radar de précipitations du 21 janvier 2015 à 11h45 UTC à 12h45 UTC
Animation satellite image visible avec superposition du radar de précipitations du 21 janvier 2015 à 11h45 UTC à 12h45 UTC
On discerne assez simplement les tourbillons liés aux deux dépressions

(Cliquer sur l'animation pour l'agrandir)

 

 

20/01/2015

Enneigement dans les massifs français au 19 janvier 2015

Enneigement dans les massifs français au 19 janvier 2015

Enneigement dans les massifs français au 19 janvier 2015

20/01/2015

L'épisode neigeux qui a touché l'ensemble des massifs entre le 15 et le 17 janvier a amélioré un enneigement jusque-là souvent très déficitaire. Cependant, cela ne suffit en général pas à le ramener à des valeurs conformes à la saison.

Lire le point complet sur l'enneigement dans les massifs français au 19 janvier 2015.

 

La dent de Crolles

La dent de Crolles ( 2062 m - Chartreuse) le 18 janvier 2015, après le passage de la perturbation neigeuse des 16 et 17 janvier.
(copyright Météo-France - Daniel Goetz)
 

19/01/2015

2014 : année la plus chaude à l’échelle mondiale depuis 1880

2014 : année la plus chaude à l’échelle mondiale depuis 1880

2014 : année la plus chaude à l’échelle mondiale depuis 1880

19/01/2015

Selon les données de la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA), 2014 a été l'année la plus chaude à l'échelle du globe depuis le début des relevés en 1880. Moyennée sur toute la surface de la planète, terres et océans compris, la température annuelle a dépassé de 0,69 °C la moyenne de référence calculée sur le 20e siècle, qui s'élève à 13,9 °C. Les analyses réalisées par la NASA (National Aeronautics and Space Administration) confirment ce diagnostic : d'après les deux agences américaines, 2014 est ainsi l'année la plus chaude jamais enregistrée sut Terre, devant 2010 et 2005.

Depuis 1976, 2014 est la 38e année consécutive à présenter une anomalie positive de température moyenne à l'échelle planétaire. À l'exception de 1998, les 10 années les plus chaudes dans le monde depuis 1880 ont toutes été enregistrées depuis le XXIe siècle.

Graphe d anomalie de température globale
Anomalie (en °C) de la température annuelle à la surface du globe (normale 1901-2000)
(En noir, anomalie globale; en marron, anomalie sur les continents; en bleu, anomalie sur les océans)

(Cliquer sur le graphe pour l'agrandir)
 

Le constat est le même si on considère les seules surfaces océaniques, à l'exclusion des continents. En 2014, la température annuelle globale de surface des océans a dépassé la moyenne de référence de 0,57 °C, faisant de cette année l'année la plus chaude du point de vue océanique depuis 1880.
Au-dessus des surfaces continentales, l'anomalie de température, toujours positive, s'élève à 1°C par rapport à la moyenne du XXe siècle. 2014 se classe ainsi  au 4e rang des années les plus chaudes sur les continents.

Voir le rapport de la NOAA sur l'année 2014 (en anglais)