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05/03/2015

Un hiver normal qui contraste avec 2014

Un hiver normal qui contraste avec 2014

Un hiver normal qui contraste avec 2014

05/03/2015

Hiver météorologique : décembre, janvier, février

Sans caractère exceptionnel, l'hiver 2014-2015 a connu plusieurs épisodes neigeux jusqu'en plaine. Les chutes de neige ont en revanche été très abondantes sur les Pyrénées pour la troisième année consécutive.

Hormis fin décembre, le thermomètre a affiché des valeurs plutôt douces pour la saison jusqu'à la mi-janvier, avec très peu de gelées en plaine. La France a ensuite retrouvé des températures hivernales. La température a été en moyenne proche de la normale* sur la majeure partie du pays, légèrement supérieure sur le flanc est, et au-dessous (0.5 °C) dans le Sud-Ouest. Moyennée sur la saison et sur le pays, la température a été supérieure de 0.2 °C à la normale*.

La pluviométrie a été légèrement excédentaire le long des côtes de la Manche, sur le sud de l'Aquitaine et de Midi-Pyrénées, le nord de la Corse ainsi que de la vallée du Rhône au Var. En revanche, les cumuls de précipitations ont été très inférieurs à la normale* sur la région Languedoc-Roussillon, avec un déficit proche de 40%. Plusieurs épisodes neigeux se sont produits jusqu'en plaine et les massifs ont bénéficié d'un bon enneigement. Sur l'ensemble de la saison et du pays, la pluviométrie a été conforme à la normale.

Proche de la normale** dans le nord-ouest et le sud-est du pays, l'ensoleillement a été déficitaire des Pyrénées aux frontières du Nord et de l'Est. Le déficit a dépassé 30 % dans le Nord-Est. Seule la Corse a bénéficié d'un ensoleillement plus généreux, légèrement excédentaire.

 Consulter le bilan définitif complet de l'hiver 2014-2015.
 

*  moyenne de référence 1981-2010
** moyenne de référence 1991-2010

 

 

 

05/03/2015

Focus sur les printemps extrêmes

Focus sur les printemps extrêmes

Focus sur les printemps extrêmes

05/03/2015

Après un début de semaine entre giboulées sur une large moitié nord et éclaircies et températures dignes d'un mois de mai sur sur l'extrême Sud-Est de l'Hexagone, la situation s'est inversée dans la nuit du mercredi 4 au jeudi 5 mars. Le Sud-Est a en effet subi les effets d'une dépression avec des vents violents parfois tempétueux et des averses parfois sous forme de neige sur le relief en Corse. Avec le décalage vers l'est de cette dépression dès jeudi soir, le beau temps s'est généralisé sous l'influence d'un puissant anticyclone situé sur la Bretagne qui s' étend progressivement jusqu'au sud de la Russie.
Cette première semaine de mars a ainsi été marquée par des conditions météorologiques typiquement printanières.

Le printemps : saison de contrastes

Le printemps météorologique, qui commence le 1er mars et s'achève à la fin du mois de mai, est généralement une saison de contrastes. Dans l'hémisphère Nord, la durée du jour rallonge sensiblement et l'ensoleillement progresse. Ainsi, les journées froides et parfois humides, de plus en plus rares, alternent avec des journées de plus en plus douces, parfois orageuses, au gré de la position des anticyclones et des dépressions, et donc des flux dominants sur l'Hexagone.

En moyenne, sur l'Hexagone, la température normale* de la saison est de 11,6°C.

Petit tour d'horizon des printemps records en matière de température :

Depuis 1900, c'est le printemps 1962 qui a été le plus froid, avec une température moyenne de 9,4°C, soit 2,2 degrés sous la normale. Le printemps 2011 s'est révélé être le plus chaud avec une température moyenne de 13,6°C, soit 2 degrés au-dessus de la normale. Les trois printemps les plus chauds se sont produits au XXIe siècle. 2011 mis à part, il s'agit des printemps 2007 et 2003 (respectivement 1,6 et 1,2 degrés au-dessus de la normale).

 Écart à la moyenne saisonnière de référence 1981-2010 de l'indicateur de température moyenne depuis 1900
Écart à la moyenne saisonnière de référence 1981-2010 de l'indicateur de température moyenne* depuis 1900 © Météo-France (cliquer sur l'image pour l'agrandir)


En ce qui concerne les précipitations, il tombe en moyenne** sur l'Hexagone environ  230 mm*** de précipitations chaque printemps. Depuis 1959, le printemps 2001 a été le plus pluvieux avec 348,4 mm, soit une anomalie de près de 52 % par rapport à la normale. Le printemps 2011, qui était déjà le plus chaud, est également le plus sec, avec 110,3 mm, soit une anomalie de -52 % par rapport à la normale.

Rapport à la normale des précipitations au printemps sur la France (1959-2014)
 Rapport à la normale** du cumul de précipitations au printemps en France depuis 1959 © Météo-France (cliquer sur l'image pour l'agrandir)


* : Moyenne saisonnière de référence 1981-2010 de l'indicateur de température moyenne. Cet indicateur thermique est constitué de la moyenne de la température saisonnière de 30 stations métropolitaines représentatives.
** : Moyenne saisonnière de référence 1981-2010 des cumuls de précipitations, calculée par la méthode Aurelhy.
*** : 1 mm = 1 L/m2

 

 

03/03/2015

Amérique du Nord : un mois de février exceptionnel

Amérique du Nord : un mois de février exceptionnel

Amérique du Nord : un mois de février exceptionnel

03/03/2015

Le mois de février 2015 a été très contrasté sur le continent nord-américain, avec une douceur record à l'Ouest et un froid exceptionnel sur l'Est. Certaines villes de l'est n'avaient jamais connu de mois aussi froid depuis le début des relevés -tous mois confondus- et ce parfois depuis le 19e siècle. Des records d'enneigement ont été battus sur ces régions, à Boston par exemple. À l'inverse, à l'ouest du continent, ce mois de février a été le mois de février le plus doux jamais enregistré, une tendance que l'on retrouve sur l'ensemble de la saison hivernale.

Froid et neige records à l'Est

Dans la région des Grands Lacs, certaines villes ont connu en février le mois le plus froid jamais mesuré (tous mois confondus) : c'est le cas de Buffalo (état de New York), avec -11,7°C (normale de -3,2°C), Syracuse (-12,8°C), mais aussi de Toronto (Canada), avec -12,6°C (8 degrés au-dessous des normales). Des anomalies d'une telle ampleur (8 à 9°C sous les normales) ont été observées sur la plupart des stations des Grands Lacs au Nord-Est (état du Maine). À New York, il faut remonter à 1934 pour retrouver un froid comparable sur un mois d'hiver (décembre-janvier-février).
Autre fait marquant traduisant cette situation exceptionnelle : l'absence de redoux, pourtant typiques d'un hiver plus classique. À Toronto, on a ainsi connu 37 jours consécutifs sans dégel, une valeur proche des records. Cette série pourrait s'interrompre mardi 3 mars en fin de journée, avec l'arrivée d'air plus doux.
L'enneigement a été exceptionnel sur ces mêmes régions, avec un cumul record de 1 m 65 de neige tombée à Boston, ce qui fait de février 2015, de loin, le mois le plus enneigé jamais observé. Le total mesuré sur la saison froide y atteint 2 m 64 (contre une normale de 86 cm). L'observatoire météorologique voisin de Blue Hill a enregistré l'hiver le plus neigeux depuis le début des observations en 1885.

Douceur record à l'Ouest

Pendant la même période, sur l'ouest du continent, les conditions ont été exceptionnellement douces. Février 2015 est le mois d'hiver le plus doux jamais mesuré à San Francisco (15,3°C), Las Vegas (15,6°C), Portland (9,6°C), Seattle (9,3°C), et Salt Lake City (6,6°C) dans les Rocheuses, des valeurs 3 à 4°C au-dessus des normales. De la Californie à Seattle, la saison hivernale qui s'achève a été la plus douce jamais enregistrée. En Californie, l'enneigement des montagnes est à un niveau historiquement bas, ce qui risque d'aggraver la sécheresse déjà bien installée.

Une situation météorologique bloquée

La situation météorologique est restée bloquée sur un schéma inhabituellement persistant que certains météorologues américains ont baptisé «ridiculously resilient ridge ». Une dorsale d'air chaud et sec d'altitude a persisté pendant toute la saison sur l'ouest du continent, en remontant très au nord, ce qui a provoqué des écoulements à répétition du vortex polaire vers la moitié est du continent nord-américain. Cette situation pourrait résulter des températures de surface de la mer inhabituellement élevées dans le nord-est du Pacifique, elles-mêmes liées au changement de circulation atmosphérique récemment observé dans le bassin.
 

Anomalies de géopententiel à 500 hPa - février 2015
Anomalies de géopententiel à 500 hPa - février 2015
(Cliquer sur l'image pour l'agrandir)

 

Pendant cette période, le courant-jet a suivi une trajectoire inhabituelle, en faisant un coude marqué vers le nord-ouest du continent, avant de redescendre très au sud sur la moitié est, ce qui explique les fréquentes tempêtes observées sur l'est du continent.

 

 

03/03/2015

Exposition André des Gachons : « Le ciel entre guerre et paix »

Exposition André des Gachons : « Le ciel entre guerre et paix »

Exposition André des Gachons : « Le ciel entre guerre et paix »

03/03/2015

Du 7 mars au 15 juin 2015, à l'occasion de la commémoration de la Grande Guerre, la ville de Châlons-en-Champagne a choisi de mettre en lumière l'artiste André des Gachons et son étonnante production d'aquarelles météorologiques réalisées notamment pendant la Première Guerre mondiale. L'exposition est présentée au Musée des Beaux arts et d'Archéologie. Co-organisée avec Treize (Paris), elle a été réalisée en partenariat avec Météo-France et avec le soutien de la mission du Centenaire.
 

André des Gachons, portraitiste du ciel

Portrait André des Gachons 1894Illustrateur de livres, peintre d'inspiration symboliste, créateur avec son frère Jacques du Théâtre Minuscule, fondateur de plusieurs revues, André Peyrot des Gachons est aussi un esprit curieux intéressé par les sciences. Observateur du Bureau central météorologique dès 1913 et jusqu'à sa mort en 1951, il appartenait au réseau des passionnés de météorologie qui ont, jour après jour, mesuré et soigneusement décrit l'état de l'atmosphère. Il a réalisé 70 000 aquarelles dont 9600 aquarelles météorologiques. 156 d'entre elles, mises à disposition par Météo-France, sont présentées dans le cadre de l'exposition. Ces œuvres sont mises en contexte avec le matériel d'archives, les instruments météorologiques utilisés dans la première moitié du XXème siècle ainsi que des documents rares sur la météorologie pendant la Grande Guerre (carnets de tranchées, registre des prévisions…) prêtés à cette occasion par Météo-France. Plusieurs dizaines d'œuvres issues des collections des Archives Nationales et de prêteurs privés viennent enrichir les différentes sections de l'exposition.

Portrait d'André des Gachons en 1894, collection particulière.
 

Visites guidées, ateliers et conférences

Des visites guidées, des ateliers pour les enfants et un cycle de conférences sont proposés au public. Certaines conférences seront animées par des représentants de Météo-France autour des thèmes suivants :
- une histoire de l'observation des nuages, jeudi 19 mars à 18h15 par Jean-Pierre Javelle, ingénieur de la météorologie, retraité de Météo- France;
- l'exposition « Ciels » de Météo-France en 1997 : André des Gachons redécouvert,
jeudi 2 avril à 18h15 par Martine Camblan, Centre de météorologie marine ;
- évolution des techniques d'observation du temps et du climat, jeudi 9 avril à 18h15 par Jean-Pierre Javelle ;
- les observations du passé pour les études climatiques d'aujourd'hui, jeudi 21 mai à 18h15 par Marie-Hélène Pépin, responsable de la documentation et Thiery Beaudenon, Centre de Reims.
 

Une exposition destinée à voyager

A l'issue de leur présentation au musée des Beaux arts et d'Archéologie de Châlons-en-Champagne, les aquarelles d'observations météorologiques seront exposées à Paris du 19 juin au 13 juillet par l'association Treize (11e arrondissement).

 

Planche de cirrostratus - 20 février 1916

Planche de cirrostratus - 20 février 1916 - archives de Météo-France
(Cliquer sur la planche pour l'agrandir)

 

Informations pratiques

« Le ciel entre guerre et paix »
Du 7 mars au 15 juin 2015
Musée des Beaux-Arts et d'Archéologie
Place Godart
51 000 Châlons-en-Champagne
Tél. : 03 26 69 38 53
musee.mairie@chalons-en-champagne.net
Le site de l'exposition

Horaires :
Lundi au vendredi, de 14 h à 18 h, sauf le mardi
Samedi, de 10h à 12h et de 14h à 18h.
Dimanche, de 10h à 12h et de 14h 30 à 18h30.

 

 

27/02/2015

Réchauffement climatique : comment expliquer son ralentissement entre 1998 et ...

Réchauffement climatique : comment expliquer son ralentissement entre 1998 et 2012 ?

Réchauffement climatique : comment expliquer son ralentissement entre 1998 et 2012 ?

27/02/2015

Pourquoi le réchauffement atmosphérique global a-t-il ralenti de 1998 à 2012 ? Cette question, discutée à l'issue de la publication du 5e rapport du GIEC, a été récemment revisitée par les chercheurs du Centre national de recherches météorologiques - Groupe d'étude de l'atmosphère météorologique (Météo-France/CNRS). Les résultats confirment que la variabilité naturelle du Pacifique tropical joue un rôle majeur dans le ralentissement du réchauffement, mais relancent également le débat sur l'existence d'autres contributions et sur la manière d'évaluer la sensibilité des modèles aux forçages anthropiques. Ils impliquent par ailleurs une prochaine ré-accélération du réchauffement global. Ces travaux ont été publiés en ligne sur le site de Geophysical Research Letters le 16 février 2015.

Pour en savoir plus, lire le communiqué de presse complet.