Actualités

26/02/2015

Enneigement dans les massifs français au 25 février 2015

Enneigement dans les massifs français au 25 février 2015

Enneigement dans les massifs français au 25 février 2015

26/02/2015

Depuis la mi-janvier, plusieurs épisodes neigeux ont touché les massifs montagneux français. Ils ont apporté de la neige en quantités très variables selon les massifs, souvent en abondance.
En cette fin du mois de février, l'enneigement est selon le massif, proche des normales ou bien supérieur.

Dans les Alpes, l'enneigement est globalement conforme aux normales, avec toutefois dans certains massifs soit un léger déficit soit un léger excédent.
Dans les Pyrénées, l'enneigement est partout très largement excédentaire, parfois proche des records, grâce à l'épisode neigeux exceptionnel de fin janvier-début février (entre 1 et 2 m de neige fraîche) et à celui des 24-25 février (autour de 1 m de neige fraîche).
En Corse, l'enneigement est conforme aux normales et même légèrement excédentaire aux altitudes moyennes.
Dans les massifs de moyenne montagne, il reste bon bien qu'il ait plu le 23.

Lire le point enneigement complet

Le massif de Belledonne près de Grenoble (Isère), le 25 février 2015.

Le massif de Belledonne près de Grenoble (Isère), le 25 février 2015.

 

25/02/2015

Changement climatique : de nouveaux scénarios d'évolution pour la Méditerranée

Changement climatique : de nouveaux scénarios d'évolution pour la Méditerranée

Changement climatique : de nouveaux scénarios d'évolution pour la Méditerranée

25/02/2015

La Méditerranée figure parmi les « hot-spots » du changement climatique : les effets attendus y sont particulièrement importants, et les impacts environnementaux et socio-économiques risquent d'y être très prononcés. Toutefois, les effets locaux y étaient jusqu'à présent imparfaitement décrits, notamment en raison d'un manque de simulations océaniques à échelle fine.
Des chercheurs du CNRM-GAME (Météo-France/CNRS), du LEGOS (IRD/CNRS/Université de Toulouse) et de deux laboratoires espagnols (IMEDEA et Puertos del Estado) ont réalisé l'ensemble de projections climatiques régionales le plus complet à ce jour pour la mer Méditerranée1.
Ils ont analysé la réponse de la mer Méditerranée à différents types d'incertitudes dans un contexte de scénarios de changement climatique, grâce à une configuration régionale spécifique du modèle océanique NEMO développée au CNRM-GAME, dont la résolution horizontale moyenne atteint 10 kilomètres.

Les simulations mettent en évidence un réchauffement de 2 à 4 °C des eaux de surface d'ici à la fin du siècle, l'incertitude étant principalement liée au choix du scénario socio-économique.
L'étude conclut également à des changements importants et rapides de la circulation thermohaline des deux bassins de la Méditerranée. Des changements notables des courants de surface et de la dilatation d'origine thermique de la mer sont également détectés.

Cet ensemble de simulations pourra servir de base de référence à la communauté scientifique s'intéressant aux impacts du changement climatique sur le niveau de la mer régional, les écosystèmes marins et leur conservation ou encore les activités humaines en mer (transport, pêcherie, tourisme), notamment dans le cadre des programmes HyMeX et MerMex du chantier MISTRALS.
 

Cartes des anomalies minimales et maximales de température de surface prévues

Cartes des anomalies minimales et maximales de température de surface prévues par l'ensemble de simulations à la fin du XXIe siècle (par rapport à la fin du XXe siècle)

 

 1 Les résultats de cette étude ont été publiés sur le site de Climate Dynamics  le 20 février 2015

 

 

25/02/2015

Bilan climatique : un hiver dans la norme

Bilan climatique : un hiver dans la norme

Bilan climatique : un hiver dans la norme

25/02/2015

Bilan provisoire de l'hiver météorologique (décembre, janvier, février) établi le 25 février 2015.

Contrairement à début 2014, la France a cette année été épargnée par les tempêtes, et cet hiver n'a présenté aucun caractère exceptionnel.

Hormis les derniers jours de l'année, le thermomètre a affiché des valeurs plutôt douces pour la saison jusqu'à la mi-janvier, avec très peu de gelées en plaine. La France a ensuite retrouvé des températures hivernales. Moyennée sur le pays et sur la saison, la température devrait être très proche de la normale*.

Les précipitations, généralement déficitaires en décembre, ont été fréquentes et légèrement excédentaires en janvier. Après un début de mois peu arrosé, de nombreux passages perturbés ont ensuite défilé sur la France à partir du 13 février. Sur les trois mois, la pluviométrie a été légèrement excédentaire le long des côtes de la Manche, sur l'ouest du piémont pyrénéen, le nord de la Corse ainsi que de la vallée du Rhône au Var. En revanche, les cumuls de précipitations ont été très inférieurs à la normale* sur la région Languedoc-Roussillon, avec un déficit qui devrait être proche de 40%. Sur l'ensemble de la saison et du pays, la pluviométrie devrait être proche de la normale.

Globalement déficitaire en décembre et janvier, l'ensoleillement a été en revanche plus généreux en février notamment sur la moitié ouest du pays. Sur l'ensemble de l'hiver, déficitaire du Centre au Nord-Est, il devrait être proche des normales** sur le reste de l'Hexagone et excédentaire en Corse.
 
 

*  moyenne de référence 1981-2010
** moyenne de référence 1991-2010

 

Températures et précipitations en hiver de 1959 à 2015

Evolution des températures moyennes minimales et maximales quotidiennes en France - hiver 2014-2015

Carte France Ecart à la moyenne de la température moyenne hiver 2014-2015          Carte France Rapport à la moyenne des cumuls de précipitations hiver 2014-2015

Carte France Cumul saisonnier des précipitations hiver 2014-2015          Carte France Rapport à la moyenne saisonnière de la durée d insolation hiver 2014-2015

 

Cliquer sur les cartes et graphes pour les agrandir.

 

 

25/02/2015

Eduquer et former au changement climatique - colloque (30 mars)

Eduquer et former au changement climatique - colloque (30 mars)

Eduquer et former au changement climatique - colloque (30 mars)

25/02/2015

Affiche colloque formation au changement climatique - Météo et climatDans le cadre du 12e Forum international de la météo et du climat, organisé par la Société météorologique de France - Météo et Climat, un colloque international destiné aux professionnels se tiendra le 30 mars à Paris, sur le thème : Eduquer et former au changement climatique.

L'adaptation et l'atténuation du changement climatique demandent à de multiples acteurs de s'approprier l'état des connaissances scientifiques sur le fonctionnement du climat, sur les interactions entre activités humaines et climat, et les incertitudes associées à l'anticipation des impacts à venir.
Le colloque fera le point sur un ensemble d'initiatives françaises, européennes et internationales autour de méthodes innovantes pour l'éducation et la formation au changement climatique.

Parmi les intervenants, deux représentants de Météo-France participeront aux échanges.
Jean-Marc Bonnet, directeur de l'Ecole nationale de la météorologie, participera à la table-ronde « Comment mener un débat dans un cadre pédagogique ? » et Joël Collado, prévisionniste à Météo-France et célèbre voix de Radio France, interviendra dans la seconde table-ronde sur le thème « Comment former aux risques liés au changement climatique ?  ».

Informations pratiques

Colloque international : Eduquer et former au changement climatique
Lundi 30 mars 2015
Lieu : Conseil économique social et environnemental
    9 place d'Iéna
    75016 Paris

Programme complet sur le site Météo et Climat
Inscription payante

 

 

23/02/2015

Mouthe, village le plus froid de France : explications

Mouthe, village le plus froid de France : explications

Mouthe, village le plus froid de France : explications

23/02/2015

Dans la nuit du dimanche 22 au lundi 23 février, on a relevé -12,3°C à Mouthe, une des températures les plus basses mesurées sur l'Hexagone cette nuit là.
Situé à 930 m d'altitude dans le Jura, Mouthe est considéré comme le village le plus froid de France. On y a en effet relevé la température minimale record* pour la France métropolitaine :  -36,7°C le 13 janvier 1968. L'après-midi même, la température remontait rapidement à +1,1°C, soit presque 38 degrés d'amplitude thermique sur la journée.

Il gèle en moyenne** à Mouthe presque 1 jour sur 2 (176 jours/an), avec des fortes gelées (< -5°C) en moyenne 80 jours par hiver et 24 jours sans dégel par hiver.

Le village est également concerné 6 années sur 7 par des températures minimales en-dessous de -20°C.  Une année sur deux, le thermomètre descend en-dessous de -25°C, alors que le seuil de -30°C est franchi en moyenne 1 année sur 8.

Un climat semi-continental et montagnard

La Franche-Comté et l'Alsace sont les régions françaises situées le plus loin de toute mer ou océan, ce qui leur confère un climat semi-continental. Les étés peuvent y être très chauds (on a relevé jusqu'à 35,7°C le 31 juillet 1983 à Mouthe). Les hivers présentent une alternance de séquences douces perturbées et de périodes anticycloniques au froid continental rigoureux.

Cette tendance au froid est renforcée par l'altitude : Mouthe est situé à 930 m d'altitude dans le fond d'une « combe », val en forme de large cuvette dans lequel l'air froid s'accumule en l'absence de vent. C'est au fond de ces combes que le thermomètre descend le plus bas.

D'autres zones présentant les mêmes particularités géographiques connaissent également des températures très basses : la Brévine en Suisse, la Combe du lac de Lamoura, la combe des Cives à Chapelle des Bois, le plateau du Grandvaux, le plateau de Maîche… La plupart de ces sites n'ont pas de poste de mesure de température officielle, mais sont aussi froids.

L'inversion nocturne

Classiquement, en journée, la température de l'air diminue avec l'altitude.
Mais pendant la nuit, par temps clair et calme, l'air situé au niveau du sol est plus froid que l'air plus en altitude : les météorologues parlent d'inversion de température. La nuit, le sol ne reçoit plus de rayonnement solaire et perd progressivement de l'énergie par rayonnement infrarouge. La température de surface du sol diminue progressivement tout au long de la nuit et l'air au contact de ce sol froid se refroidit à son tour.

 schéma refroidissement nocturne
Les nuits les plus froides se produisent par ciel dégagé sans nuages. Si des nuages sont présents, ils piègent une grande partie du rayonnement infra rouge émis par le sol, ce qui limite le refroidissement.
© Météo-France


Une topographie particulière qui favorise le refroidissement nocturne

Au phénomène d'inversion nocturne s'ajoutent d'autres facteurs, qui contribuent à rafraîchir encore davantage les nuits d'hiver dans le village de Mouthe :
- le fait que les combes soient peu boisées. L'absence de végétation au fond de la vallée favorise le refroidissement du sol par rapport aux zones recouvertes de forêts, qui contribuent au contraire à limiter les pertes par rayonnement.
- la présence de la neige au sol, qui entraîne une déperdition d'énergie nettement plus importante qu'un sol engazonné, surtout lorsqu'il s'agit de neige fraîche. Dans une masse d'air déjà froide, la présence de la neige va favoriser une chute supplémentaire de la température de l'air qui peut atteindre 10 à 20 degrés selon la nature des cristaux de la surface du manteau neigeux.
- la topographie particulière des combes à fond plat. Cette forme de « cuvette » favorise la déperdition d'énergie par rayonnement.
Dans les massifs abrupts comme les Alpes, l'air froid, plus dense, s'écoule le long des pentes, créant ainsi une forte brise de vent descendante. Ce courant s'écoule en renouvelant constamment l'air dans les vallées et en le mélangeant à de l'air plus doux, ce qui limite le refroidissement.

schéma refroidissement vallée alpine 
VALLEE ALPINE
Lorsque le relief est abrupt, la forte brise de pente génère un brassage de l'air,  un mélange avec de l'air plus doux et un écoulement vers le bas de la vallée, ce qui limite le refroidissement. © Météo-France


Dans les combes jurassiennes, l'absence de fortes pentes ne génère pas de brises. L'air froid s'accumule au  contraire au fond de la cuvette. C'est donc le même air, piégé, qui reste au contact du sol, et se refroidit tout au long de la nuit jusqu'au petit matin. C'est pourquoi, à altitude équivalente, il fait souvent plus froid dans le massif du Jura que dans les Alpes.

schéma refroidissement par effet de cuvette dans les combes du Jura

COMBE JURASSIENNE
Dans le Val de Mouthe, comme dans les combes jurassiennes, la brise de pente reste très faible. L'air froid est piégé au fond de la cuvette et se refroidit intensément tout au long de la nuit. © Météo-France

 

* : Record sur la période 1950-2013. Pour les stations d'altitude inférieure à 500 m, c'est Chappes dans le Puy-de-Dôme qui détient le record de froid avec -29,5°C enregistré le 5 janvier 1971.

** : Période de référence : 1961-2010