Glossaire

saison (climatique)

Une saison est une partie de l'année au cours de laquelle la conjonction de facteurs astronomiques et environnementaux assure une régularité bien caractérisée aux variables et phénomènes météorologiques concernant une région donnée, et y suscite des processus biologiques, économiques et sociaux dépendants de cette régularité.

Dans les pays tempérés, correspondant aux zones méridiennes des latitudes moyennes (depuis 30 à 35° jusqu'à 60 à 65°), la notion de saison est liée à la conduite des travaux agricoles et plus généralement à l'état des plantes, cultivées ou non : ainsi, le printemps signifie la renaissance de la végétation, l'été — sa maturité, l'automne — son déclin, l'hiver — sa mise en repos. Cet état dépend des phénomènes météorologiques auxquels est soumise la région observée et des paramètres qui caractérisent de tels phénomènes : températures minimales , températures maximales , températures moyennes , durée d'insolation , hauteur de précipitation , manteau neigeux , etc. Or, les phénomènes météorologiques sont eux-mêmes liés à des phénomènes astronomiques tels que la durée du jour et la hauteur maximale du soleil au-dessus de l'horizon : ces derniers phénomènes étant identifiables dans l'espace et le temps sans aucune ambiguïté, il existe donc d'abord, pour chaque hémisphère, des saisons astronomiques qui sont balisées par les deux équinoxes et les deux solstices, tels que nous les avons évoqués dans l'article relatif à l' écliptique ; si l'on parcourt une année entière de l'équinoxe de printemps au solstice d'été, puis à l'équinoxe d'automne, puis au solstice d'hiver, puis de nouveau à l'équinoxe de printemps, on traverse successivement le printemps, l'été, l'automne et l'hiver astronomiques.

Cette définition historique des limites des saisons, fondée sur l'astronomie, diffère quelque peu de leur définition climatologique, où l'on s'efforce de retrouver, pour un lieu donné, une certaine homogénéité dans les moyennes de températures , de pluviométrie, d' ensoleillement , etc., enregistrées au sein de chacune des saisons. Celles-ci voient d'ailleurs leurs limites avancées dans le temps de façon à recouvrir exactement trois mois, ce qui facilite le calcul des données climatologiques : ainsi, en climatologie , le printemps de l'hémisphère Nord rassemble traditionnellement les mois de mars, avril et mai, l'été — juin, juillet et août, l'automne — septembre, octobre et novembre, l'hiver — décembre, janvier et février ; l'été et l'hiver deviennent alors respectivement, en zone tempérée, les quarts le plus chaud et le plus froid d'un cycle annuel, compte tenu par ailleurs du retard avec lequel l' atmosphère se met à se réchauffer ou à se refroidir quand l' éclairement solaire commence à croître ou à décroître.

À noter cependant que sous des latitudes plus basses ou plus élevées, les phénomènes astronomiques ont des incidences différentes sur les conditions météorologiques et donc sur la végétation, dont l'évolution, gouvernant en partie la vie individuelle et collective, impose couramment une autre définition du nombre et des dates des saisons climatiques, même si la division climatologique reste inchangée ; dans certaines régions, en particulier, les variations de la hauteur de précipitation au cours de l'année opposent une saison sèche à une saison des pluies (ou saison humide ). D'autre part, la division en saisons, souvent très marquée dans le temps et l'espace au-dessus des continents, se retrouve également — de façon plus nuancée il est vrai — au-dessus des océans ; en outre, il existe des variations saisonnières bien caractérisées de certaines données météorologiques, par exemple le vent , au sein de régions (tridimensionnelles) de la troposphère et de la moyenne atmosphère .