Glossaire

échelle du climat

Les caractéristiques statistiques auxquelles fait référence la climatologie pour décrire les grands types de climat sur notre globe se rapportent à un ordre de grandeur déterminé de la surface terrestre — quelques millions de kilomètres carrés — et du rythme temporel, centré autour des saisons et pouvant aller communément de quelques mois à plusieurs années : c'est cet ordre de grandeur qui définit l'échelle climatologique. Cependant, l'influence de phénomènes météorologiques appartenant à des échelles spatio-temporelles plus réduites tend à modifier ces caractéristiques générales. Pareilles modifications se produisent soit en un lieu de plus ou moins grande étendue, soit à une époque annuelle de plus ou moins longue durée, soit à la fois en un lieu et à une époque donnés. Les plus courantes d'entre elles sont associées à des critères de dimension d'espace et d'environnement topographique ; elles définissent alors trois échelles du climat plus restreintes que l'échelle climatologique, à savoir :
 

  • l'échelle des climats régionaux ou mésoclimats, qui s'applique à des régions de plusieurs milliers de kilomètres carrés, soumises à certains phénomènes météorologiques bien particuliers (des vents régionaux, par exemple) du fait de l'interaction entre la circulation générale et le relief. Le climat de l'Alsace, asséché par l'effet de foehn, fournit un exemple typique de climat régional ;

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  • l'échelle des climats locaux , qui s'applique à des sites s'étendant sur plusieurs dizaines de kilomètres carrés en moyenne. Les particularités environnementales sont la cause des phénomènes de vents locaux, d'écarts de température et d'humidité, etc., que l'on peut observer sur de tels sites par rapport au climat général ; ces particularités peuvent avoir une origine humaine — il s'agit essentiellement du climat urbain — ou être entretenues par un milieu naturel tel qu'un rivage marin ou lacustre, une forêt ou bien une vallée ;

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  • enfin, l'échelle des microclimats, qui s'applique à des sites peu étendus (une centaine de mètres carrés en moyenne, parfois beaucoup moins), situés sous la couche de surface de l'atmosphère, là où l'écoulement turbulent de l'air exerce un rôle prépondérant. Les traits spécifiques de la topographie et de l'environnement à petite échelle — bâtiments et obstacles divers, couvert végétal... — modifient dans ce cas sur des aires réduites, mais de façon parfois très notable, les caractéristiques générales du courant aérien, de l'ensoleillement, de la température et de l'humidité.