Glossaire

anticyclone

Au sein de l'atmosphère ne cessent d'évoluer certaines "régions" — à trois dimensions — pouvant tantôt se développer pendant quelque temps puis disparaître, tantôt se maintenir durablement, mais telles qu'à chacun de leurs niveaux d'altitude, la pression atmosphérique est plus élevée que dans les zones avoisinantes au même niveau ; pareillement, l'altitude géopotentielle de chacune des surfaces isobares qui traversent ces régions est plus élevée que dans les zones avoisinantes de la même surface : on appelle ces étendues tridimensionnelles de hautes pressions des anticyclones. Au niveau moyen de la mer, les pressions dans un anticyclone sont donc sensiblement plus élevées que la pression atmosphérique normale, proche de 1015 hPa.

On dit qu'à une altitude donnée, un anticyclone s'établit, puis se renforce quand la pression augmente en son centre, et qu'il s'affaisse ou s'affaiblit quand la pression y diminue ; les mêmes vocables s'appliquent à l'altitude géopotentielle d'un anticyclone décelé sur une surface isobare donnée, où il apparaît alors comme une "montagne". Selon la règle de Buys-Ballot, les vents, autour d'un anticyclone, tournent dans le sens des aiguilles d'une montre dans l'hémisphère Nord, dans le sens inverse des aiguilles d'une montre dans l'hémisphère Sud ; ainsi la circulation générale de la basse atmosphère tend-elle à être régulée en grande partie par de vastes centres d'action anticycloniques à caractère permanent ou semi-permanent, comme par exemple l'anticyclone des Açores ou l'anticyclone thermique de Sibérie dans l'hémisphère Nord, l'anticyclone de Sainte-Hélène dans l'hémisphère Sud.

Les conditions météorologiques sont influencées par l'existence de hautes pressions, et l'on peut affirmer qu'aux latitudes tempérées, la présence d'un anticyclone s'accompagne généralement d'un beau temps stable, d'où ne sont pas exclus cependant les orages en été, ni les brouillards et nuages bas en hiver. La cause de cette "clarification" générale du temps réside dans la divergence des vents à la base de l'anticyclone et dans le mouvement de subsidence qu'elle entraîne : ce mouvement induit un réchauffement et donc une tendance à l'évaporation au sein des parcelles d'air, et la répartition verticale de ce réchauffement modifie le profil de température dans le sens d'une plus grande stabilité de l'air, du moins à l'échelle synoptique.