Glossaire

altitude géopotentielle

En météorologie, la distance verticale d'un point de donné de l'atmosphère au niveau moyen de la mer n'est pas mesurée par son altitude, mais par un nombre qui en est généralement très voisin et qui s'appelle l'altitude géopotentielle de ce point. Il en résulte en particulier que les lignes isohypses destinées à décrire le "relief" de surfaces isobares données (850 hPa , 500 hPa, etc.) ne tracent pas exactement des courbes d'altitude constante, comme le font les lignes de niveau des cartes topographiques, mais des lignes d'altitude géopotentielle constante.

La raison de cette nuance vient de ce que l'accélération de la pesanteur, désignée couramment par son symbole g , varie au sein de l'atmosphère : or, ce nombre g s'insère dans les équations qui entrent en jeu dans l'étude et la prévision des conditions atmosphériques aux échelles spatio-temporelles couramment utilisées. Pour manier plus commodément ces équations, on cherche donc à remplacer g par une constante, qui est sa valeur moyenne g s au niveau d'altitude zéro (le niveau moyen de la mer), égale à 9,806 65 mètres par seconde carrée. Alors, les solutions des équations resteront inchangées, pourvu que l'on substitue à l'altitude de chaque point M de l'atmosphère son altitude géopotentielle.