Formation et mécanisme
Définition et formation
Un nuage est formé d'un ensemble de gouttelettes d'eau ou de cristaux de glace en suspension dans l'air. L'aspect du nuage dépend de la lumière qu'il reçoit et des particules qui le constituent. Un nuage se forme par condensation de la vapeur d'eau lorsque l'air humide se refroidit.
Les mécanismes de refroidissement
Convection
Le réchauffement du sol se communique à l'air qui, dilaté donc plus léger, se met à monter et se refroidit par détente.
Les nuages de convection apparaissent d'autant plus facilement qu'il y a de l'air froid en altitude (masse d'air instable).
Les bases de tels nuages sont horizontales, leurs sommets évoluent en fonction de la température. Ils sont fréquents l'été sur terre, l'hiver sur mer.
Soulèvement orographique
Le relief oblige la masse d'air à s'élever sur sa face au vent. La masse d'air s'élevant, sa température s'abaisse et peut atteindre le seuil de saturation. Un nuage se forme alors sur le versant au vent et se dissipe sur le versant sous le vent.
Soulèvement frontal
Dans une perturbation en mouvement, l'air chaud est soulevé à l'avant par la masse d'air froid antérieur (front chaud).
L'air froid postérieur rejette l'air chaud en altitude (front froid).
Le long des fronts se forment les nuages.
Refroidissement par la base
Ce mécanisme conduit à la formation de nuages bas ou brouillard. Il est fréquent l'hiver à l'approche d'un masse d'air doux et humide venant de l'Atlantique.On l'observe l'été en mer lorsque de l'air relativement doux arrive sur des eaux froides.
Classification des nuages

Il existe 10 genres de nuages, classés en fonction de leur altitude :
- A l'étage supérieur (de 5 à 12 km d'altitude), on retrouve le cirrus, le cirrocumulus et le cirrostratus, composés de cristaux de glace.
- A l'étage moyen (de 2 à 7 km d'altitude), l'altocumulus et l'altostratus.
- A l'étage inférieur (du sol à 2000 m d'altitude), le stratus et le stratocumulus.
- Le nimbostratus, le cumulus et le cumulonimbus sont des nuages à développement vertical important et occupent donc plusieurs "étages".
Les différents types de nuages (Agrandir) Une classification latine bicentenaire
En 1802, Jean-Baptiste de Monet, chevalier de Lamarck (1744-1829), propose une classification des nuages permettant pour la première fois de les identifier. Elle ne rencontre aucun succès. Les noms français retenus ne pouvaient être adoptés aisément par d'autres pays : "nuages en voile, attroupés, pommelés, en balayures et groupés ".
En 1803, Luke Howard (1772-1864), un pharmacien anglais passionné de météorologie, publie
Sur les modifications des nuages, une classification établie sur trois types fondamentaux (cirrus, cumulus et stratus), deux types intermédiaires (cirrocumulus et cirrostratus) et deux types composés (cumulostratus et cumulocirrostratus).
La classification d'Howard connaît un succès immédiat. Cette terminologie latine décrit les nuages en termes évocateurs : les cirrus (filament ou boucle de cheveux) d'aspect fibreux, les cumulus (monceau) séparés ou bourgeonnants, et enfin, les stratus (étendu ou stratifié). Surtout, elle fournit à la science météorologique un langage commun qui facilite la communication simple et rapide entre météorologistes de tous pays.
Cette classification sera progressivement enrichie et adoptée par la communauté météorologique internationale, notamment grâce à l'
Atlas international des nuages publié en 1896 par Hildebradsson, Riggenbach et Teisserenc de Bort.