Les moyens d'observation

Les radiosondages

Vignette Radiosondage
En météorologie, pour bien prévoir le temps, il faut bien connaître l'atmosphère. Pour cela il convient de compléter les mesures des stations météorologiques au sol par des mesures en altitude réalisées par radiosondage
Ces mesures permettent d'établir un profil vertical de l'atmosphère en un lieu donné. Ce profil vertical est constitué de données de température, d'humidité et de vent à différents niveaux d'altitude.

 

Décrire l'atmosphère en altitude

Les modèles de prévision intègrent ces mesures dans leurs calculs : la nature et le mouvement des masses d'air sont ainsi mieux connus, les couches nuageuses et les zones de turbulence ou d'instabilité et de stabilité de l'air sont mieux localisées. La connaissance du profil vertical de l'atmosphère permet en fonction des prévisions, par exemple, de déterminer l'occurrence du  brouillard (apparition ou disparition), l'apparition probable ou non de nuages d'orages (cumulonimbus)…

Les mesures effectuées grâce au radiosondage sont reportées sur un diagramme particulier appelé "émagramme".

© Météo-France 
Exemple de profil vertical de l'atmosphère tracé sur un émagramme (agrandir l'image)
 

Le principe du radiosondage

Le radiosondage permet aux météorologistes de relever des observations sur toute l'épaisseur de l'atmosphère qui les intéresse (troposphère et stratosphère). Pour ce faire, ils lâchent quotidiennement des « ballons-sondes » dans l'atmosphère.
Le dispositif est constitué d'un gros ballon de baudruche, gonflé avec un gaz plus léger que l'air, l'hélium, auquel est attelée une radiosonde. Le ballon est gonflé de manière à s'élever à une vitesse constante et connue dans l'atmosphère. La radiosonde contient les instruments de mesures de pression, température et humidité et envoie vers la station d'observation les données mesurées. La vitesse et la direction du vent se déduisent par calcul grâce au positionnement par GPS du ballon au cours de son ascension.
Ainsi une à deux fois par jour, un peu partout dans le monde, depuis des stations terrestres et le pont de certains navires, des ballons s'élèvent dans le ciel. Après environ 2h à 2h30 d'ascension, entre 20 et 30 kilomètres d'altitude, ils « éclatent » et retombent à quelques dizaines de kilomètres de leur point départ.
Au-dessus des terres, les sondes sont équipées de petits parachutes qui freinent leur descente et protègent les installations ou personnes au sol. Les sondes ne sont pas réutilisables mais si elles sont renvoyées à l'adresse spécifiée sur leur boîtier, elles sont intégrées dans un circuit de recyclage.
 

Le réseau de Météo-France

 

Météo-France dispose d'un réseau de radiosondage constitué, au 31 décembre 2013, de :
- 5 stations en France métropolitaine :
Ajaccio, Bordeaux-Mérignac, Brest-Guipavas, Nîmes-Courbessac et Trappes.
- 10 stations en Outre-Mer
- 1 à la Guadeloupe, 1 en Guyane, 1 à La Réunion, 1 en Nouvelle-Calédonie, 4 en Polynésie française, 1 aux Kerguelen , 1 en Terre Adélie.
- 4 stations maritimes embarquées sur le trajet France-Antilles.

Aujourd'hui certaines stations sont équipées d'un dispositif de lâcher de ballons automatique. Le personnel se charge alors d'alimenter régulièrement le robot en ballons, sondes et hélium selon un protocole rigoureux.

© Météo-France/Pascal Taburet

Système automatique de radiosondages ou autosonde.
12 attelages comprenant ballons, parachutes et sondes, sont préparés et stockés dans un conteneur. À l'heure prévue, le carrousel se positionne sous l'ouverture, le ballon se gonfle automatiquement et le toit du tube de lancement s'ouvre pour libérer le ballon. - © Météo-France/Pascal Taburet