Sécurité des personnes et des biens

La Vigilance météorologique

Des événements météorologiques dangereux touchent régulièrement le territoire français et peuvent entraîner de graves conséquences pour la sécurité des personnes, la protection des biens et l'activité économique.

Mise en place en octobre 2001 par Météo-France, la vigilance est conçue pour informer les citoyens et les pouvoirs publics en cas de phénomènes météorologiques dangereux en métropole dans les prochaines 24 heures.

Illustration Vigilance carte nationale avec header

Un dispositif d'avertissement sur les dangers météorologiques

En traduisant le niveau de risque estimé pour un territoire donné, l'information de vigilance complète les prévisions météorologiques. Elle vise à attirer l'attention de tous sur les dangers potentiels d'une situation météorologique et à faire connaître les précautions pour se protéger.La vigilance est également destinée aux services de la sécurité civile et aux autorités sanitaires qui peuvent ainsi alerter et mobiliser respectivement les équipes d'intervention, les professionnels et les structures de santé.

Pour déterminer le niveau de risque (la couleur de la vigilance), des critères de choix ont été définis pour chaque phénomène et pour chaque département. Ils tiennent compte de la sensibilité locale aux phénomènes météorologiques en se basant sur les événements passés, les conséquences observées et le niveau d'acclimatation du département. Ainsi, quelques centimètres de neige peuvent suffire à perturber le trafic routier et le réseau de transports en commun à Marseille ou Paris, alors qu'ils n'ont que peu de conséquences dans les zones de montagne plus accoutumées.

Contribuer au développement d'une culture du risque 

La vigilance est le fruit d'une réflexion menée, à la demande de l'État à l'initiative du ministère en charge de l'environnement, après les tempêtes de décembre 1999 ayant mis en évidence qu'une information sur le niveau de risque aurait pu limiter les conséquences dramatiques de ces événements pour la population. Les acteurs publics ont alors souhaité mettre en place un dispositif visant à informer simultanément la population, les pouvoirs publics et les médias.

Un des enjeux de ce dispositif est de faire des citoyens les acteurs de leur propre sécurité, en les informant largement sur les risques météorologiques identifiés. Pour ce faire, la vigilance météorologique a été construite sur la base de principes simples et accessibles à tous :

  • une échelle de quatre couleurs (vert, jaune, orange, rouge) pour indiquer le niveau de risque maximal prévu sur la période ;
  • un découpage par département, facilitant le repérage par la population ;
  • une échéance de 24 heures.

 

Avertissement ou alerte ?

La vigilance météorologique est souvent assimilée à un dispositif d'alerte. Les deux termes renvoient pourtant à des procédures distinctes. La vigilance constitue en effet un avertissement, une première information qui peut conduire à l'activation d'une procédure d'alerte des populations accompagnée de consignes comme l'ordre d'évacuation ou de mise à l'abri. L'alerte est du ressort des autorités de gestion de crise.

 

La vigilance, un dispositif précurseur

En 2001, la vigilance météorologique était le premier dispositif d'information de ce type hors zones cycloniques. Depuis, de nombreux pays en Europe et ailleurs ont adopté des dispositifs plus ou moins similaires. La vigilance météorologique française a, par ailleurs, été valorisée par l'Organisation météorologique mondiale dans le cadre de la stratégie des Nations Unies de réduction des risques de catastrophes. À l'échelle de l'Europe, Météo-France a également contribué à la création de Meteoalarm, une carte agrégeant les informations de vigilance (niveau de risque sous forme de couleur) élaborées par les services météorologiques européens.

La vigilance en bref

Quatre niveaux de vigilance et neuf phénomènes couverts
Actualisée au moins deux fois par jour à 6 h et 16 h, la carte de vigilance signale le niveau de risque maximal pour les prochaines 24 heures à l'aide d'un code couleur. Chaque département est ainsi coloré en rouge, orange, jaune ou vert selon la situation météorologique et le niveau de vigilance nécessaire. En cas de vigilance pour vagues-submersion, le littoral des départements côtiers concernés est également coloré. Les phénomènes sont précisés à l'aide de pictogrammes. 

En cas de phénomène dangereux de forte intensité, la zone concernée apparaît en orange. En cas de phénomène très dangereux d'intensité exceptionnelle, la zone concernée apparaît en rouge. 

En 2020, la vigilance météorologique couvre 9 phénomènes : vent violent, orages, avalanches, neige-verglas, canicule (depuis 2004), grand froid (depuis 2004), pluie-inondation (depuis 2007), vagues-submersion (depuis 2011), crues (depuis 2020).

 

 Vigilance rouge

   Une vigilance absolue s'impose. Des phénomènes dangereux d'intensité exceptionnelle sont prévus. Tenez-vous régulièrement au courant de l'évolution de la situation et respectez impérativement les consignes de sécurité émises par les pouvoirs publics.

 Vigilance orange

   Soyez très vigilant. Des phénomènes dangereux sont prévus. Tenez-vous au courant de l'évolution de la situation et suivez les conseils de sécurité émis par les pouvoirs publics.

 Vigilance jaune

   Soyez attentifs. Si vous pratiquez des activités sensibles au risque météorologique ou exposées aux crues, des phénomènes habituels dans la région mais occasionnellement et localement dangereux (ex. mistral, orage d'été, montée des eaux ) sont en effet prévus. Tenez-vous au courant de l'évolution de la situation.

 Vigilance verte

   Pas de vigilance particulière.

 

Des bulletins de suivi
En vigilance orange ou rouge, la carte est accompagnée de bulletins de vigilance, actualisés aussi souvent que nécessaire. Ils précisent l'évolution du phénomène, sa trajectoire, sa localisation, son intensité et sa fin, ainsi que les conséquences possibles de ce phénomène et les conseils de comportement définis par les pouvoirs publics.

Ces bulletins répondent aux questions que chacun se pose : quand le danger va-t-il arriver, de quelle ampleur peut-il être, quels sont les événements passés comparables en termes de fréquence ou d'intensité, quelles peuvent en être les conséquences, quels conseils suivre, quand le prochain bulletin sera-t-il publié, quand le phénomène devrait-il quitter la région, etc.

Des conseils pour se protéger
La vigilance diffuse également des conseils de comportement, adaptés à la situation, selon le phénomène en cours et le niveau de vigilance activé. Élaborées par les pouvoirs publics, ces mesures simples et concrètes sont destinées à protéger votre vie et celle de vos proches, ainsi qu'à limiter les dégâts matériels.Les préfectures et les mairies, relayées par les médias locaux, pourront compléter et préciser ces conseils.

Les prévisions de phénomènes dangereux
Depuis 2020, le site vigilance fournit des prévisions de phénomènes dangereux signalant les événements météorologiques pouvant entraîner des conséquences graves pour la sécurité des personnes et des biens à compter du surlendemain et jusqu' à 7 jours (accès via l'onglet « Prochains jours »).

Les phénomènes dangereux désignent des événements météorologiques de forte intensité pouvant entraîner des conséquences graves pour la sécurité des personnes et des biens. Ces phénomènes pourraient déclencher une vigilance orange s'ils se produisaient dans les prochaines 24 heures.

Ces prévisions indiquent la probabilité de phénomènes dangereux à compter du surlendemain et jusqu'à 7 jours. Elles visent à attirer l'attention sur les dangers liés aux conditions météorologiques au-delà des prochaines 24 heures (période couverte par la Vigilance). Le code couleur et le pourcentage affichés renseignent sur la probabilité de survenue de l'événement météorologique.

Cette estimation des risques météorologiques est destinée plus particulièrement aux gestionnaires de risques des services de l'Etat, des collectivités territoriales et des entreprises. Elle s'adresse également à tous ceux qui ont besoin d'anticiper les phénomènes dangereux pour organiser et planifier leur activité. Elle pourra être complétée par les prévisions météorologiques qui détaillent le type de temps prévu à diverses échéances et les valeurs attendues (vitesse du vent, températures, etc.).

Illustration Vigilance Prévisions de phénomènes dangereux 1

Comment accéder à l'information de vigilance ?
L'information de vigilance est consultable en permanence sur le site vigilance et le site de Météo-France. Elle est également disponible dans l'application mobile de Météo-France et sur le compte Twitter @VigiMeteoFrance. L'application mobile permet en outre de s'abonner à des notifications vigilance (passage en orange et rouge) pour le département de son choix (à configurer dans le menu : Paramètres/notifications). La vigilance est enfin largement diffusée et relayée par l'ensemble des médias.

Les informations de vigilance (départements concernés et bulletins de suivi) sont également consultables par téléphone au 05 67 22 95 00 (appel non surtaxé, tarif selon opérateur).

Les épisodes de vigilance rouge depuis octobre 2001

45 épisodes de vigilance rouge ont été recensés au 23 février 2021 qui se répartissent comme suit :

Trois cas pour fortes précipitations*  :

  • 9 septembre 2002 dans le Gard
  • 3 décembre 2003 dans l'Hérault
  • 6-7 septembre 2005 dans le Gard et l'Hérault

* Ce pictogramme n'existe plus en tant que tel. Ce phénomène est désormais suivi au travers du pictogramme pluie-inondation.

Vingt quatre cas pour pluie-inondation** dont  :

Neuf pour fortes précipitations de niveau rouge :

  • 7 septembre 2010 dans le Gard et l'Ardèche
  • 10-11 octobre 2014 dans le Gard
  • 11-12 octobre 2014 dans l'Hérault et le Gard, puis le Gard seul
  • 13-14 octobre 2016 dans l'Hérault
  • 24 novembre 2016 en Haute-Corse
  • 1-2 décembre 2019 dans les Alpes-Maritimes et le Var
  • 10-11 mai 2020 en Gironde et dans les Landes
  • 19-20 septembre 2020 dans le Gard
  • 2-3 octobre 2020 dans les Alpes Maritimes

Dix cas pour des crues de niveau rouge :

  • 2-3 novembre 2008, dans 5 départements (43, 42, 03, 71, 58) (fleuve Loire)
  • 3-4 novembre 2011, dans 3 départements (Hérault, Aveyron, Lozère)
  • 18-19 juin 2013, dans les Hautes-Pyrénées et les Pyrénées-Atlantiques (Gave de Pau)
  • 6-10 février 2014, dans 4 départements (Finistère, Morbihan, Loire-Atlantique et Ille-et-Vilaine)
  • 31 mai-5 juin 2016, dans 4 départements Loiret (45) – (crues du Loing amont et Ouanne puis Loing aval) et Seine-et-Marne (77) (pour Loing aval puis Seine) puis Eure (27) et Seine-Maritime (76) (pour la Seine aval)
  • 22-23 janvier 2018, dans 2 départements Jura (39), Doubs (25) – (crues de la Loue)
  • 15-16 octobre 2018, pluies et crues dans l'Aude 
  • 22-23 janvier 2020, crues dans l'Aude (Agly) et les Pyrénées-Orientales (haute vallée de l'Aude)
  • 1-2 février 2021, crue de la Maronne dans la Corrèze (19)
  • 3-4 février 2021, crue de la Garonne marmandaise dans le Lot-et-Garonne (47)

Cinq cas pour de fortes précipitations et des crues de niveau rouge :

  • 29-30 septembre 2014 dans l'Hérault (fleuve Lez)
  • 29-30 novembre 2014, dans 2 départements (Pyrénées-Orientales et Aude) (rivière Berre, fleuve Agly)
  • 15-16 octobre 2018, dans l'Aude (fleuve Aude)
  • 23-24 novembre 2019, dans les Alpes-Maritimes et le Var (fleuve Argens)
  • 13-14 décembre 2019, dans les Pyrénées-Atlantiques (crue du Gave d'Oloron)

** Pictogramme introduit en 2007

Quatre cas pour inondation*** :

  • 6-7 mars 2013, dans les Pyrénées-Orientales (fleuve Agly)
  • 2-5 janvier 2014, sur le Finistère
  • 31 janvier au 1er février 2014, sur le Finistère
  • 28-29 novembre 2014, dans l'Hérault (fleuve Orb)

*** Pictogramme introduit en 2012 pour signaler le seul phénomène de crues

Sept cas pour vent violent :

  • 23-24 janvier 2009 (tempête Klaus), dans 9 départements de l'Aquitaine au Roussillon (64, 65, 40, 32, 31, 33, 47, 11, 66)
  • 27-28 février 2010 (tempête Xynthia), dans 4 départements de Vendée et Poitou-Charentes (17, 79, 85, 86)
  • 12-13 janvier 2017 (tempête Egon), dans 5 départements : Seine-Maritime, Somme, Oise, Aisne et les Ardennes (76, 80, 60, 02, 08)
  • 3-4 février 2017 (tempête Leiv), dans 3 départements : Charente (16), Charente-Maritime (17) et Gironde (33)
  • 29 octobre 2018, en Corse
  • 9 décembre 2018, à nouveau en Corse
  • 1-2 octobre 2020 (tempête Alex)

Deux cas pour avalanches :

  • 15-16 janvier 2013, dans les Hautes-Pyrénées et les Pyrénées-Atlantiques
  • 8-9 janvier 2018, en Savoie et dans les Hautes-Alpes

Trois cas pour neige-verglas :

  • 12 mars 2013, dans la Manche et le Calvados
  • du 28 février au 1er mars 2018, dans l'Hérault
  • 11-12 février 2021, en Vendée, dans les Deux-Sèvres, la Vienne et l'Indre

Trois cas pour canicule :

  • du 27 au 29 juin 2019, dans les Bouches-du-Rhône, le Gard, l'Hérault et le Vaucluse (13, 30, 34, 84)
  • du 24 au 26 juillet 2019, dans l'ensemble des département de Haute-Normandie, Hauts-de-France, Ile-de-France et en Eure-et-Loire, Loiret, Yonne, Aube et Marne (28, 45, 89, 10, 51)
  • 7-12 août 2020 dans les Hauts-de-France (02, 59, 60, 62,80), l'Îe-de-France (75, 92, 93, 94, 77, 78, 91, 95), l'Eure (27) et la Seine-Maritime (76).