Évènements remarquables

Comparaison des sécheresses de 1976 et 2006

 

En raison de la variabilité spatiale importante des précipitations, les exemples de sécheresse généralisée à l'échelle de la France sont rares.

Avant l'été 2005, 1976 constitue le cas le plus mémorable. Un été chaud, donc favorable à l'évaporation, et très sec a succédé à un automne et un hiver 1975-1976 pauvres en précipitations, donnant lieu à une situation de sécheresse hydrologique exceptionnelle.

La sécheresse de 2006 présente un scénario similaire à celle de 1976 :

- Le faible niveau des précipitations automnales et hivernales n'a pas permis la reconstitution des réserves dans les nappes souterraines, réserves déjà entamées par une année 2004-2005 très sèche.

- Les ressources en eau des sols superficiels ont été appauvries par un printemps et un début d'été secs.

- Les fortes chaleur de juin et surtout de juillet 2006 (canicule) contribuent, comme en 1976, à l'assèchement des sols superficiels.

Cependant, les déficits de précipitations observés sont globalement plus marqués en 1976 qu'en 2006.

Saison hydrologique* en 1976 et 2006 (précipitations d'octobre à mars)

Le déficit pluviométrique en 1976 concerne toute la France avec un caractère de sévérité exceptionnel en intensité et en étendue géographique, sauf pour quelques régions du pourtour méditerranéen.

En 2006, le déficit pluviométrique est moindre qu'en 1976 en terme d'intensité et d'étendue géographique. Les régions les plus concernées par les déficits sont situées sur la moitié est du territoire ainsi que dans le Sud-Ouest.

Rapport à la normale des précipitations : cumuls d'octobre 1975 à mars 1976 et d'octobre 2005 à mars 2006

Les précipitations d'avril à juillet en 1975-1976 et 2005-2006

Le déficit de précipitations en 1976 est très marqué notamment au nord d'une ligne Bordeaux-Metz. Le pourtour méditerranéen est quant à lui excédentaire.

En 2006, le pourtour méditerranéen est très déficitaire. Un déficit modéré est enregistré principalement sur l'Ouest et la Lorraine.

Rapport à la normale des précipitations : cumuls d'avril à juillet 1976 et d'avril à juillet 2006

* La saison hydrologique (du 1er octobre au 31 mars) constitue la période propice à la recharge des réserves souterraines. Un déficit pluviométrique durant ces mois a pour effet d'appauvrir ces réserves utilisées durant l'été pour la consommation humaine, l'irrigation et l'industrie.

Bilan de la sécheresse 2005-2006