Les villes face au changement climatique

Les villes face au changement climatique

Illustration Villes face au changement climatique - © Météo-France Les projections climatiques prévoient à la fois une augmentation de la température en France métropolitaine, une hausse du niveau de la mer et une augmentation de la fréquence et de l'intensité d'événements extrêmes (pluies intenses, vagues de chaleur…). Autant de phénomènes qui pourront avoir des impacts sur les villes.

Dans ce contexte, de nombreuses questions se posent. Quels seront les effets locaux, sur une ville particulière, du changement climatique global ? Comment évolue le microclimat urbain lorsqu'une ville se développe ? Quelle sera l'énergie nécessaire pour assurer le confort thermique des habitants ? Comment évolueront les émissions de CO2 ? Comment adapter la structure urbaine au changement climatique ?

 

 

Aux échéances considérées (plusieurs décennies), la réponse à ces questions exige une approche fortement interdisciplinaire, alliant les expertises des météorologues, des planificateurs urbains, des architectes, des hydrologues, des ingénieurs du bâtiment, des économistes, des sociologues… Météo-France a ainsi collaboré avec le Centre Scientifique et Technique du Bâtiment (CSTB)  pour le projet EPICEA (Etude pluridisciplinaire des impacts du changement climatique à l'échelle de l'agglomération parisienne), dont les résultats ont été présentés fin 2012. Financé par la Ville de Paris, ce projet avait pour objectif de quantifier l'impact du changement climatique sur l'agglomération parisienne. Des projections climatiques ont été élaborées à l'échelle de l'agglomération parisienne grâce au modèle TEB. Les chercheurs ont aussi évalué les effets de plusieurs  scénarios théoriques d'adaptation (modification des propriétés réfléchissantes des façades et toitures des bâtiments, végétalisation de l'espace urbain, humidification des chaussées).

En savoir plus sur le projet EPICEA


Îlot de chaleur urbain - Groupe Descartes
Résultats du Grand Paris (groupe Descartes). La courbe vert clair représente
la température pour l'agglomération parisienne actuelle. La courbe vert foncé
représente la température atteinte après la reforestation (+30 % de forêts)
en Île-de-France et le développement de l'agriculture maraîchère périurbaine.

 

D'autres études ont également été mises en place pour étudier les interactions entre climat urbain et changement climatique global. Les projections climatiques prévoient une augmentation du risque de canicule au XXIème siècle, quel que soit le scénario d'émissions de gaz à effet de serre retenu. Le projet VURCA (Vulnérabilité urbaine aux épisodes caniculaires et stratégies d'adaptation) vise à analyser l'efficacité, le coût et les effets secondaires des différentes politiques de réduction des impacts des canicules. Elément clef de la réflexion sur les politiques d'adaptation au changement climatique, la réduction de la consommation d'énergie est, elle, au cœur du projet interdisciplinaire MUSCADE (Modélisation urbaine et stratégies d'adaptation au changement climatique pour anticiper la demande et la production énergétique).  Y sont mis en perspective, à l'horizon 2100, la consommation énergétique de la ville et ses capacités de production d'énergies locales et renouvelables. Le projet EPICURE s'intéresse, quant à lui,  plus particulièrement aux systèmes de rafraîchissement urbains (aménagement urbain, climatisation, isolation, végétalisation, etc.). L'objectif est d'analyser les performances de ces dispositifs à l'échelle de l'agglomération en matière d'économie d'énergie, de réduction de l'îlot de chaleur urbain et de confort thermique pour les habitants.