2021

Bilan climatique du printemps 2021

Printemps 2021 : souvent très frais

Des conditions anticycloniques ont dominé jusqu'à fin avril sur la France. Elles ont laissé place à un défilé de perturbations très actives durant le mois de mai, souvent venteuses sur la moitié nord du pays, avec des épisodes de fortes précipitations et des chutes de neige en altitude sur les massifs de l'Est. Ce printemps a été marqué par une grande fraîcheur malgré un épisode de chaleur remarquable pour la saison fin mars-début avril. Le mois d'avril a notamment connu une succession de nuits très froides avec de fortes gelées occasionnant d'importants dégâts sur les cultures.

Printemps météorologique : mars-avril-mai

  1. Synthèse (cartes et graphiques)
  2. Mois par mois
  3. Faits météorologiques marquants

Synthèse (cartes et graphiques)

Les températures ont été globalement assez fraîches malgré quelques périodes de douceur plus fréquentes en mars, notamment lors d'un pic de chaleur du 29 mars au 1er avril durant lequel les températures maximales ont battu des records. Les nuits ont été souvent froides, particulièrement au mois d'avril avec de fréquentes et sévères gelées nocturnes. Ainsi, la température minimale moyenne de 5,6 °C sur la saison, soit 1,2 °C en dessous de la normale, a été la plus froide depuis le début des années 2000. En moyenne, les températures ont été près de 1 °C en dessous des valeurs saisonnières sur un grand quart nord-est du pays, voire 1 à 2 °C sur le Grand Est. Elles ont été plus hétérogènes sur les régions du Sud, généralement plus proches des valeurs de saison sur la côte atlantique, le Sud-Ouest, l'extrême sud-est et la Corse. À l'échelle de la France et de la saison, la température moyenne de 11,0 °C a été inférieure à la normale* de 0,6 °C.

Après un début de printemps très peu arrosé, les précipitations ont été plus fréquentes et abondantes que la normale sur la majeure partie du pays durant le mois de mai. Sur l'ensemble de la saison, le nombre de jours de pluie a été inférieur à la normale sur la plupart des régions, notamment sur la façade atlantique et le long des Pyrénées. Malgré les nombreux passages pluvieux de mai, les cumuls de précipitations ont été généralement déficitaires sur la moitié ouest de l'Hexagone ainsi que sur la Corse. Le déficit a dépassé 20 % près des côtes de la Manche ainsi que sur les régions bordant l'Atlantique et souvent 50 % le long des Pyrénées, tout particulièrement sur le Roussillon. Les cumuls de pluie ont été plus conformes à la normale sur le flanc est, voire localement excédentaires sur le sud des Vosges, en Rhône-Alpes et en région PACA. En moyenne sur la France, la pluviométrie a été déficitaire* de plus de 15 %.

L'ensoleillement a été excédentaire** sur la quasi-totalité du pays. L'excédent a atteint 20 à 40 % sur le Nord-Ouest. De la Basse-Normandie et de la Bretagne au nord de la Nouvelle-Aquitaine, le soleil a été aussi généreux, voire localement plus que sur les régions méditerranéennes où l'ensoleillement a été plus conforme à la saison. Sur l'ensemble de la saison, le soleil a brillé 657 heures à Perpignan (Pyrénées-Orientales), 684 heures à Dinard (Côtes-d'Armor), 687 heures à Caen (Calvados), 695 heures à Nice (Alpes-Maritimes), 712 heures à Nantes (Loire-Atlantique), 771 heures à Ajaccio (Corse-du-Sud) et 803 heures à Château-d'Olonne (Vendée).
 

*Moyenne de référence 1981-2010.

**Moyenne de référence 1991-2010.