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Que peut-on dire de l’hiver qui s’annonce ?

04/12/2013

Après un automne marqué par la douceur, que peut-on dire de l'hiver qui s'annonce ?

Pour répondre à ce type de questions, un groupe d'experts de Météo-France et de Mercator Océan (le centre français d'analyses et de prévisions océaniques) élabore chaque mois des prévisions pour les trois mois à venir. Contrairement aux prévisions classiques, qui donnent des informations détaillées et locales pour les jours à venir, les prévisions saisonnières permettent, au mieux, de dégager une tendance générale à l'échelle d'une région comme l'Europe de l'Ouest. On cherche à déterminer si la saison qui vient sera plus ou moins chaude et plus ou moins humide que la normale. Dans certains cas, faute d'éléments probants susceptibles d'influencer le climat des prochains mois, il est impossible de privilégier une hypothèse. C'est précisément dans cette situation que nous nous trouvons aujourd'hui en Europe : impossible de dire si l'hiver sera particulièrement froid ou au contraire plutôt doux.

Pourquoi aucune tendance ne se dégage

À quelques mois d'échéance, les évolutions de l'atmosphère dans les régions tropicales sont particulièrement influencées par les conditions de température à la surface des océans, dont les variations sont relativement lentes. La prévision saisonnière tire parti de ce constat. Elle s'appuie sur des modèles simulant à la fois les évolutions des océans et de l'atmosphère, et leurs interactions.

Si l'influence des océans sur l'atmosphère est très marquée dans les tropiques, elle est plus faible dans nos régions tempérées. La circulation atmosphérique y subit l'influence des océans tropicaux de manière plus indirecte.

Les performances des prévisions saisonnières sont donc très variables selon le lieu concerné. Ces prévisions sont très informatives dans la ceinture inter-tropicale, et notamment sur le pourtour du Pacifique où la variabilité océanique est forte. En revanche, leur capacité à prévoir la circulation atmosphérique (et par conséquent la température et les précipitations)  en Europe de l'Ouest  reste faible. Les performances varient également d'une situation à l'autre, selon l'intensité de l'influence tropicale sur la circulation atmosphérique aux latitudes tempérées. Ainsi, la prévision saisonnière aux latitudes moyennes est généralement meilleure lors d'épisodes  tels que La Niña ou El Niño.

En ce moment, les conditions océaniques de surface de la bande tropicale sont proches de la normale, et cette situation évoluera peu au cours des prochains mois. Dans ce type de configuration, l'incertitude sur l'évolution de la circulation atmosphérique en Europe pour le prochain trimestre est très grande. On ne peut donc privilégier aucun scénario d'évolution pour l'Europe, et la France métropolitaine en particulier.

 

Consulter l'intégralité du bulletin de prévision saisonnière

 

 

Actualité par Météo-France