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Canicules : Il y a un an, la France vivait son jour le plus chaud

25/07/2020

Il y a 1 an, la France connaissait la journée la plus chaude qu'elle ait connu, à égalité avec celle du 5 août 2003.Retour sur cette journée historique.
Après avoir été touché fin juin par une canicule déjà exceptionnelle par son intensité et sa précocité, la France subit, du 21 au 26 juillet, un deuxième épisode historique. 
 
Infographie : bilan de la canicule exceptionnelle de juillet 2019
Infographie : bilan de la canicule exceptionnelle de juillet 2019 - © Météo-France
 

Une intensité exceptionnelle

Jeudi 25 juillet 2019 est le jour le plus chaud que la France a connu, avec un indicateur thermique national de 29,4 °C, ex-aequo avec le 5 août 2003. 

Des valeurs jamais mesurées

Les deux canicules de juin et juillet 2019 ont bouleversé le paysage climatologique en France métropolitaine. Sur les deux épisodes, plus de la moitié du réseau principal de Météo-France a battu son record absolu de chaleur. 

Fin juillet, le mercure a atteint des valeurs jamais mesurées, tous mois confondus, dans de nombreuses villes de France... Ainsi à Paris, la station centenaire de Montsouris a enregistré 42,6 °C jeudi 25 juillet, l'équivalent d'un après-midi normal en juillet à Bagdad (Iraq) ! 

Recensement des vagues de chaleur à Paris à partir d'un indicateur départemental de la température moyenne quotidienne
Recensement des vagues de chaleur à Paris à partir d'un indicateur départemental de la température moyenne quotidienne. - © Météo-France
Intensité maximale : valeur la plus élevée de l'indicateur de la température moyenne quotidienne observée durant l'épisode.
Sévérité : indice représentatif de la chaleur cumulée sur la durée de l'épisode.
 
La barre des 40 °C a été dépassée jusque sur l'extrême nord du pays, comme à Lille, qui bat son précédent record de près de 4 degrés avec 41,5 °C à 16 h 30, ou encore à Dieppe et Dunkerque, sur les côtes de la Manche et de la mer du Nord...  Les 40 °C n'avaient jamais été dépassés à une telle latitude en France.
 
Recensement des vagues de chaleur dans le département du Nord à partir d'un indicateur départemental de la température moyenne quotidienne
Recensement des vagues de chaleur dans le département du Nord à partir d'un indicateur départemental de la température moyenne quotidienne. - © Météo-France
Intensité maximale : valeur la plus élevée de l'indicateur de la température moyenne quotidienne observée durant l'épisode.
Sévérité : indice représentatif de la chaleur cumulée sur la durée de l'épisode.
 
15 % des stations ont battu leurs records absolus de températures minimales durant la canicule de juillet. Un tiers du réseau principal d'observation de Météo-France en métropole (parmi les 642 stations de type 0,1,2 ayant des mesures depuis plus de 20 ans) a battu son record absolu de températures maximales. Et un quart des stations a enregistré son nouveau record absolu le 25 juillet dernier. 43 stations l'ont battu de plus de 2 °C ! Parmi elles, on note :
  • 40,7 °C à Saint-Quentin,  battant les 37,9 °C du 12/08/2003
  • 39,2 °C à Charleville-Mézières, battant les 37 °C du 12/08/2003
  • 41,3 °C à Dunkerque,  battant les 38,3 °C du 19/07/2006
  • 41,5 °C à Lille, battant les 37,6 °C du 27/07/2018
  • 41,3 °C à Rouen, battant les 38,1 °C du 11/08/2003
  • 42,6 °C à Paris-Montsouris (station datant 1872), battant les 40,4 °C du 28/07/1947
       
Cette canicule exceptionnelle fait suite à la canicule historique de fin juin, lors de laquelle le record national de chaleur tous mois confondus avait été battu, avec 46 °C mesurés à Verargues dans l'Hérault le 28 juin 2019.
Infographie : bilan de la canicule exceptionnelle de fin juin 2019 Infographie : bilan de la canicule exceptionnelle de juin 2019 - © Météo-France
 

Des vagues de chaleur deux fois plus nombreuses d'ici 2050

Sur les trente dernières années, le nombre comme la durée et l'intensité des vagues de chaleur a augmenté. Les projections climatiques réalisées sur la France métropolitaine indiquent que d'ici la fin du siècle, les vagues de chaleur pourraient être bien plus fréquentes, beaucoup plus sévères et plus longues qu'actuellement.
 

 

Actualité par Météo-France