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Humidité des sols : une saison marquée par un déficit des précipitations

13/02/2020

Météo-France présente son bilan global de l'année hydrologique allant de septembre 2018 à août 2019, marqué par un déficit des précipitations et un été particulièrement sec.

Au cours de cette année hydrologique 2018-2019, le cumul de précipitations a été déficitaire de près de 20 % en moyenne sur la France. Tous les mois, décembre 2018 excepté, ont connu des cumuls de pluie inférieurs à la normale.

La période de recharge de septembre 2018 à mars 2019 a été marquée par une pluviométrie déficitaire en moyenne de 20 % sur la France. Sur le sud du Centre-Val de Loire, le Limousin et l'Auvergne, le déficit a même atteint 30 %.

Les températures élevées qui ont dominé durant l'été et les deux vagues de chaleur exceptionnelles fin juin et mi-juillet associées à une pluviométrie déficitaire de plus de 30 % du Limousin au Nord-Est ainsi que sur le pourtour méditerranéen ont contribué à l'assèchement des sols superficiels sur ces régions. La sécheresse déjà présente à la fin du printemps sur le centre de la France a persisté et s'est étendue au Nord-Est et au pourtour méditerranéen au cours de l'été. Une sécheresse hydrologique sévère a perduré sur le centre du pays.

Ce n'est qu'en octobre 2019 que la période d'étiage (plus bas niveau des eaux) a pris fin avec des pluies abondantes sur la quasi-totalité du territoire permettant d'amorcer une nouvelle période de recharge.

Retrouver le bilan global hydrologique 2018/2019 ainsi que le dernier bulletin de suivi hydrologique du mois de janvier 2020.


Différents types de sécheresse 

On distingue plusieurs types de sécheresses :

  • La sécheresse météorologique correspond à un déficit prolongé de précipitations.
  • La sécheresse des sols, dite " agricole ", se caractérise par un déficit en eau des sols superficiels (entre 1 et 2 m de profondeur), suffisant pour altérer le bon développement de la végétation. Elle dépend des précipitations et de l'évapotranspiration des plantes. Cette notion tient compte de l'évaporation des sols et de la transpiration des plantes (l'eau puisée par les racines est évaporée au niveau des feuilles). La sécheresse agricole est donc sensible aux précipitations, à l'humidité et à la température de l'air, au vent mais aussi à la nature des plantes et des sols.
  • La sécheresse hydrologique se manifeste enfin lorsque les lacs, rivières ou nappes souterraines montrent des niveaux anormalement bas. Elle dépend des précipitations mais aussi de l'état du sol influant sur le ruissellement et l'infiltration. Le réseau hydrographique et les caractéristiques des nappes déterminent les temps de réponse aux déficits de précipitations observés sur différentes périodes.

Ces différentes sécheresses peuvent intervenir à différents moments, non forcément concomitants, et ne sont pas forcément systématiques.

 

Actualité par Météo-France