Imprimer Envoyer á un ami

Novembre 2019 remarquablement gris et pluvieux !

02/12/2019

Dans l'Hexagone, le mois de novembre 2019 a été remarquablement pluvieux et gris : de nombreux records de précipitations ont été battus et certaines villes ont enregistré des records de faible ensoleillement.

Les intempéries qui se sont succédé tout au long du mois de novembre ont conduit à une pluviométrie bien excédentaire à l'échelle nationale (environ + 80 % pour un total de 166 millimètres). Toutefois, toutes les régions n'ont pas été également arrosées et novembre 2019 se classe finalement en 4e position des mois de novembre les plus pluvieux sur 60 ans de données (1959-2019), les trois premières places du podium étant occupées par 1996, 2000 et 2002.

Cumul mensuel de précipitations agrégées

Un mois record en Aquitaine notamment

De nombreuses stations ont battu leur record de pluviométrie pour un mois de novembre et parfois même tous mois confondus : c'est le cas de Mont-de-Marsan, Dax, la pointe de Socoa (Saint-Jean-de-Luz) ou encore Ajaccio.
Certaines stations d'Aquitaine ont franchi la barre des 500 millimètres de précipitations sur le mois, comme Dax et Socoa, des cumuls exceptionnels, jamais vus sur un mois calendaire pour une station de plaine hors Méditerranée. 
 

Voici quelques records de pluie en novembre 2019

Stations (département)

Novembre 2019 en mm

Précédent record (année)

Socoa (64)

519

429 (1923)

Dax (40)

503

386 (2000)

Mont-de-Marsan (40)

366

295 (2000)

Pau (64)

321

270 (2009)

Ajaccio (20)

284

228 (1949)

Calvi (20)

248

243 (2000)

Lanvéoc (29)

246

240 (1950)

Limoges (87)

235

226 (2000)

Agen (47)

196

183 (2000)

 

Des records de faible ensoleillement

Avec toutes ces pluies, le soleil a parfois brillé par son absence comme à Biarritz (50 heures d'ensoleillement, record de 1966, 51 h, battu), Pau (57 h battant le record de 2013, 59 h) où Ajaccio (87 h battant le record de 2000, 88 h).

Cumul mensuel des précipitations - novembre 2019

Quelques rares villes ont échappé aux intempéries en ayant une pluviométrie même déficitaire car protégées par les massifs environnants. C'est le cas de Strasbourg avec 30 mm (déficit de 37 %) et surtout de Perpignan avec 14 mm (déficit de 76 %). En effet, la capitale du Roussillon est naturellement protégée des perturbations atlantiques comme le reste du pourtour méditerranéen mais elle fut également à l'abri des épisodes méditerranéens, protégée en l'occurrence par la chaîne pyrénéenne, quand ceux-ci s'organisent dans un flux de sud. 

Actualité par Météo-France