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Prévisions saisonnières : nouveau système

22/10/2019

Le nouveau système 7 de prévision saisonnière opérationnelle a remplacé le système antérieur (S6) pour la prévision d'octobre 2019. S7 (comme S6) fait partie de la prévision multi-modèle gérée par le Centre européen pour les prévisions météorologiques à moyen terme (CEPMMT) pour le compte de l'Union européenne dans le cadre du projet Copernicus Climate Change Services (C3S) parmi 4 autres modèles européens (anglais, allemand, italien et CEPMMT) ainsi que le modèle américain.

Comme son prédécesseur, S7 repose sur le modèle couplé océan-atmosphère du Centre national de recherches météorologiques (CNRM-CM6). Tous les mois, en temps réel, une prévision saisonnière probabiliste est produite comme un ensemble de 51 prévisions sur 7 mois, dont la dispersion est assurée par un démarrage de conditions initiales décalées dans le temps et l'inclusion de perturbations au fil de l'intégration temporelle du modèle. Comme le but de la prévision saisonnière est de prévoir un écart à la climatologie et que le modèle est imparfait, il est nécessaire de connaître en amont la climatologie du modèle, différente donc de celle de l'observation. Cette étape est réalisée en produisant des ensembles de 25 prévisions (appelées re-prévisions) sur la période 1993 à 2016, pour les 12 mois du calendrier. Les conditions initiales océaniques (respectivement, atmosphériques) sont produites par Mercator Océan (respectivement, le CEPMMT).

Principales différences entre S6 et S7

  • La résolution spatiale du modèle océanique NEMO de l'Institut Pierre-Simon-Laplace est passée de 1° à 0.25°, celle du modèle atmosphérique ARPEGE-Climat du CNRM restant inchangée à 0.5° ; la physique atmosphérique a été modifiée au niveau de la turbulence en présence de convection améliorant notamment les nuages simulés. Ceci a eu pour impact de diminuer des biais de géopotentiel en milieu de troposphère et d'augmenter les corrélations de la température de surface de l'océan sur le Pacifique (variable majeure de la source de prévisibilité saisonnière).

  • Le décalage entre 2 jeux de l'ensemble des prévisions est passé de 5 jours à 1 semaine, afin de bénéficier de 2 assimilations différentes de l'océan, assimilations effectivement séparées d'une semaine. Ceci a eu pour effet d'améliorer là encore la prévisibilité de la température de surface de l'océan sur le Pacifique sur les 4 premiers mois de la prévision.

  • L'initialisation atmosphérique (et des surfaces continentales) des re-prévisions est passée des réanalyses du CEPMMT ERAI à la nouvelle réanalyse CEPMMT-C3S nommée ERA5. Ceci a eu pour conséquence d'obtenir une meilleure cohérence entre re-prévisions et prévisions temps réel pour ce qui est notamment de l'initialisation du sol, en raison de la plus grande proximité des schémas de sol entre ERA5 et le modèle temps réel du CEPMMT ; cela se traduit par une structure spatiale plus réaliste des anomalies de température à 2 m, comme montré sur la figure ci-dessous (ci-dessous, S6 en haut et S7 en bas) :

Prévision d'anomalie de température à 2 m selon S6

Prévision d'anomalie de température à 2 m selon S7

 

Retrouvez nos dernières prévisions saisonnières pour le trimestre novembre-décembre 2019 -janvier 2020, qui sont aussi les premières élaborées avec le système S7.

Actualité par Météo-France