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Climat : Été 2019 au 3e rang des étés les plus chauds

28/08/2019

(Été météorologique : juin – juillet - août)
(Bilan provisoire au 27 août 2019)

L'été 2019 a été marqué par deux vagues de chaleur qui ont concerné l'ensemble du pays. Elles ont été assez courtes à l'échelle de la France (6 jours) mais exceptionnelles par leur intensité. Ainsi du 25 au 30 juin, la canicule a été remarquablement précoce et le nouveau record absolu en France métropolitaine a été enregistré le 28 avec 46 °C en Occitanie. Puis, du 21 au 26 juillet, le mercure a souvent dépassé 40 °C sur la moitié nord du pays et de très nombreux records absolus ont été battus. Avec une température moyenne sur le pays de 29,4 °C, le 25 juillet a été la journée la plus chaude enregistrée en France, ex-æquo avec le 5 août 2003.

Hormis une période de fraîcheur assez marquée durant la première quinzaine de juin et quelques refroidissements ponctuels au mois d'août, les températures sont le plus souvent restées supérieures aux normales. En moyenne, elles ont été plus de 1 °C au-dessus de la normale sur la majeure partie du territoire, voire souvent plus de 2 °C du Nord-Est au Massif central.

Sur le pourtour méditerranéen et la Corse, les nuits sont restées remarquablement douces la majeure partie de l'été. Le mercure n'est pas descendu en dessous de 20 °C durant 55 jours à Sète (Hérault) soit 17 jours de plus que la normale, 62 jours à Solenzara (Haute-Corse) soit 30 jours de plus que la normale ou 66 jours à Nice (Alpes-Maritimes) soit 24 jours de plus que la normale. Excepté de la Bretagne à la frontière belge et au pied des Pyrénées, les maximales ont généralement dépassé 30 °C durant plus de 20 jours. On a ainsi relevé plus de 30 °C 17 jours de plus que la normale à Strasbourg (Bas-Rhin) avec 30 jours et au Luc (Var) avec 73 jours et 20 jours de plus que la normale à Vichy (Allier) avec 37 jours et à Montauban (Tarn-et-Garonne) avec 48 jours.

En moyenne sur la saison et sur la France, la température devrait être supérieure à la normale* de 1,7 °C, plaçant 2019 au 3e rang des étés les plus chauds, derrière 2003 (+ 3,2 °C) et 2018 (+ 2,0 °C).

Evolution de la température moyenne quotidienne par rapport à la normale quotidienne en France du 1er juin au 26 août 2019

La pluviométrie a été très contrastée. Les perturbations ont été peu fréquentes. En revanche, de violents orages se sont accompagnés de pluies intenses, notamment en Corse et en Auvergne – Rhône-Alpes. Plusieurs épisodes de pluies diluviennes ont affecté la Haute-Corse ainsi que le Rhône, la Loire, la Haute-Loire et le Jura. Sur ces régions, l'excédent dépasse 20 %. Les précipitations ont été plus conformes à la saison sur la façade ouest, mais excédentaires sur la Bretagne et le sud de l'Aquitaine. En revanche, du Nord-Est au Limousin ainsi que du Languedoc à la région PACA, le déficit pluviométrique, généralement supérieur à 30 %, a localement dépassé 60 %. Ce déficit associé aux fortes températures a ainsi contribué à un assèchement important des sols superficiels.

En moyenne, sur la France et sur la saison, la pluviométrie est à ce jour déficitaire de plus de 10 %*.

Rapport à la normale des cumuls saisonniers de précipitations agrégées en France entre le 1er juin et le le 26 août 2019

L'ensoleillement a été excédentaire** sur l'ensemble du pays. Avec un excédent souvent supérieur à 20 % sur le nord et le centre de l'Hexagone, il a parfois dépassé les valeurs remarquables enregistrées en 2003 et 2018 avec par exemple à ce jour 795 heures à Paris-Montsouris, 824 heures à Blois (Loir-et-Cher) et 841 heures à Orléans (Loiret). Il a été plus conforme à la saison sur la région Provence – Alpes – Côte d'Azur et la Corse.

Cumul saisonnier des durées d'ensoleillement à Orléans l'été entre 1991 et 2019


* moyenne de référence 1981-2010
** moyenne de référence 1991-2010

Actualité par Météo-France