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Juillet 2019 : très chaud et sec, 2e canicule exceptionnelle de l’été

07/08/2019

Les très fortes chaleurs qui ont touché l'ensemble de la France lors de la canicule du 25 au 30 juin ont perduré début juillet sur le Sud-Est. Une nouvelle vague de chaleur d'une intensité exceptionnelle s'est installée sur l'Hexagone du 21 au 26 juillet. Des records absolus de températures tous mois confondus ont encore été battus tant pour les minimales que pour les maximales. Sur le nord de la France, le mercure a dépassé 40 °C souvent pour la première fois depuis le début des mesures, voire localement 43 °C le 25. Les passages perturbés ont été quasi absents sur la moitié nord du pays, où le soleil a brillé largement. En revanche, les régions du Sud ont été concernées par des épisodes orageux parfois violents, notamment en Corse les 15 et 27.

Les températures moyennes, parfois géographiquement contrastées, ont été le plus souvent supérieures aux normales hormis en toute fin de mois. Durant l'épisode caniculaire, elles ont été 4 à 8 degrés au-dessus des valeurs saisonnières avec du 23 au 25 des maximales supérieures aux normales de plus de 10 degrés. Avec une température moyenne de 29.4 °C sur le pays, le 25 juillet a été la journée la plus chaude enregistrée en France, ex-aequo avec le 5 août 2003.Sur l'ensemble du mois et sur la France, la température moyenne de 23.0°C a été supérieure à la normale de 2.2 degrés, classant juillet 2019 au 4e rang des mois de juillet les plus chauds, derrière les mois de juillet 2006 (+3.6 °C), 1983 (+2.6 °C) et 2018 (+2.4 °C).

La pluviométrie a été déficitaire de 30 à 80 % sur la moitié nord de l'Hexagone. De la Lorraine et de la Champagne-Ardenne au Centre-Val de Loire où le déficit a souvent dépassé 80 %, juillet 2019 se classe parmi les mois de juillet les plus secs sur la période 1959-2019, voire le plus sec pour la Meuse, la Meurthe-et-Moselle et le Loir-et-Cher avec seulement 2,2 mm à Romorantin (Loir-et-Cher) ou 3 mm à Nonsard (Meuse). Sur le sud du pays, la pluviométrie a été plus hétérogène. Déficitaires du Poitou-Charentes à l'ouest du Massif central ainsi que de l'Hérault à la Drôme, les cumuls de précipitations ont souvent été excédentaires au sud de la Garonne et sur les régions méditerranéennes. L'excédent a souvent atteint 1,5 à 2 fois la normale sur les Pyrénées-Orientales, l'Aude et la région PACA et a souvent dépassé 5 fois la normale sur l'île de Beauté. Ainsi, en Corse, le mois de juillet 2019 se classe au 1er rang des mois de juillet les plus arrosés sur la période 1959-2019. En moyenne sur le mois et sur le pays, la pluviométrie a été déficitaire de plus de 30 %.

L'ensoleillement a été excédentaire de plus de 20 % excepté près des Pyrénées, sur le Sud-Est et la Corse où il a été plus conforme à la saison. Sur la moitié nord de l'Hexagone, l'excédent a atteint 30 à 50 %, voire dépassé 50 % de la Basse-Normandie et de la Bretagne à la région parisienne. Des records y ont été enregistrés avec 327 heures à Caen (Calvados), 338 heures à Paris-Montsouris et à Nantes (Loire-Atlantique), 341 heures à Lorient (Morbihan) ou 351 heures à Orléans (Loiret).

* moyenne de référence 1981-2010
** moyenne de référence 19
91-2010

Faits marquants de juillet 2019

Evolution des températures minimales et maximales quotidiennes par rapport à la normale du 1er au 31 juillet 2019 en France

Ecart à la moyenne mensuelle de la température moyenne en France en juillet 2019     Ecart à la moyenne mensuelle de la température moyenne en France en juillet 2019

Cumul mensuel des précipitations en France en juillet 2019     Rapport à la moyenne mensuelle des cumuls de précipitations en France en juillet 2019

 

Actualité par Météo-France