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Juillet 2019 : des records d'ensoleillement sur l'Ouest

01/08/2019

Si le mois de juillet a été chaud à l'échelle nationale (anomalie moyenne de +2,4 degrés à l'échelle nationale), marqué par l'exceptionnelle canicule du 21 au 26 juillet, il a également été bien plus ensoleillé que la normale sur l'ensemble du pays. Sur certaines régions de l'ouest du pays, l'ensoleillement y a été plus exceptionnel, avec des cumuls mensuels de durée d'ensoleillement souvent records (Figure 1) sur les trentes dernières années*.

Cumuls de durée d'ensoleillement pour le mois de juillet 2019 en France métropolitaine 
Figure 1 : cumuls de durée d'ensoleillement pour le mois de juillet 2019 en France métropolitaine - © Météo-France

Sur l'ensemble du mois, l'ensoleillement a été excédentaire sur la totalité du pays (Figure 2). Si l'excédent se limite généralement entre 10 et 25 % sur une moitié sud du pays, il atteint déjà généralement 25 à 40 % sur un grand quart nord-est.
Des valeurs encore plus remarquables ont été relevées sur une partie ouest du pays allant de la Bretagne à la basse Normandie mais également de la région Centre-Val-de-Loire à l'ouest de l'Île-de-France, avec des excédents généralement situés autour de 50 %, voire parfois au-delà.

Anomalie par rapport à la normale (1991-2010) des cumuls de durée d'ensoleillement pour le mois de juillet 2019 en France métropolitaine 
Figure 2 : anomalie par rapport à la normale (1991-2010) des cumuls de durée d'ensoleillement pour le mois de juillet 2019 en France métropolitaine - © Météo-France

Aussi, si les plages du débarquement ne sont pas aussi prisées durant l'été que celles de la côte aquitaine, l'ensoleillement y a été au moins aussi bon : on a relevé 326 heures 41 minutes de soleil à Caen sur le mois (établissant un nouveau record mensuel) contre 318h43 à Bordeaux ou 317h20 à Biscarosse. Autre illustration, le soleil a plus brillé à Gonneville près de Cherbourg (305h) qu'à Toulouse (296h24).

Le record caennais est un des nombreux nouveaux records établis, comme à Dinard, Rennes, Alençon, Angers, Le Mans, Bourges, Orléans ou Tours**. Sans atteindre de telles valeurs historiques, des cumuls de durée d'ensoleillement exceptionnels ont également été observés à Quimper (derrière 1990), Nantes (derrière 1971) et Paris-Montsouris, où avec 338h18, le cumul mensuel se situe juste derrière le mois de juillet 1959, qui détient une très grande partie des records sur les villes pré-citées avant 1990.

* un changement de technologie dans la mesure de la durée d'ensoleillement est intervenu à la fin des années 80. Il est ainsi nécessaire de prendre un certain recul dans la comparaison des données antérieures à 1990.
Sur la Figure 2, la période de référence est tronquée à vingt années au lieu de trente pour prendre en compte ce changement de technologie.

** Nouveaux records mensuels de cumuls de durée d'ensoleillement pour le mois de juillet 2019.
Ces records sont certains sur la période 1990-2019. Pour information, figurent entre parenhèses les précédents records sur les périodes pré-1990 et post-1990.
 
  • Orléans : 350h53 (348h12 en 1959, 299h17 en 2006)
  • Tours : 341h09 (333h18 en 1971, 299h01 en 2006)
  • Le Mans : 340h43 (337h42 en 1959, 284h41 en 2006)
  • Angers : 340h40 (337h30 en 1959, 287h12 en 2006)
  • Bourges : 337h49 (333h30 en 1984, 321h29 en 2018)
  • Dinard : 336h10 (325h25 en 1959, 301h22 en 2018)
  • Rennes : 333h38 (322h30 en 1959, 286h05 en 2006)
  • Alençon : 331h46 (290h12 en 1951, 287h46 en 2006)
  • Caen : 326h41 (315h42 en 1959, 290h09 en 2006)

Actualité par Météo-France