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Canicule : nuit la plus chaude jamais mesurée en France

25/07/2019

Avec un indicateur national de température minimale à 21,4 °C, la nuit dernière devrait être la plus chaude jamais observée en France en moyenne nationale depuis le début des mesures, juste devant les 21,3 °C du 14/08/2003 (le terme de nuit la plus chaude fait référence à une moyenne de températures minimales habituellement relevées en fin de nuit qui ne sera définitive qu'à 20 heures).

Records absolus de chaleur nocturne

De nombreuses villes de France ont connu leur nuit la plus chaude jamais mesurée tous mois confondus.
 
Le mercure n'est pas descendu sous les : 
  • 23,2 °C à Lille (depuis 1944), battant les 22,5 °C du 04/07/2015
  • 24,8 °C à Toulouse-Francazal (depuis 1922), battant 24,6 °C 23/07/2019 et 24,2 °C 26/07/1990
  • 25,4 °C à Bordeaux-Mérignac (1920), battant 24,8 °C 23/07/2019 et 23,5 °C 14/08/2003
  • 26,8 °C à Bordeaux-Paulin (station du centre-ville, 1952), battant 25 °C 18/07/2006
  • 25,0 °C à Cognac (depuis 1945), battant les 23,8 °C du 27/06/2011
  • 24,2 °C à Saintes (depuis 1916), battant les 23,7 °C du 09/07/2010
  • 23,5 °C à Auch, battant les 23,3°C du 14/08/2003
  • 24,4 °C à Orly (depuis 1921), battant les 23,5 °C du 11/08/2003
  • 24,8 °C à Roissy CDG, à égalité avec la veille, battant 24 °C 04/07/2015

Nuit exceptionnellement chaude à Paris et Lyon

On a relevé 25,0 °C au plus frais de la nuit à Paris-Montsouris, du jamais vu en juillet battant les 24.0°C du 04/07/1976. C'est la troisième nuit la plus chaude jamais observée tous mois confondus dans la capitale derrière les 25,5 °C des 11 et 12 août 2003.
A noter aussi une minimale de 28,3 °C dans Paris intramuros à la station de l'Hôpital
Lariboisière (10e arrondissement).
Le mercure n'est pas descendu sous les 25,2 °C à Lyon - St-Exupéry, au niveau du précédent record absolu du 25/07/1983, mais qui avait été battu le 30/06/2019 (26,0 °C), et aussi dépassé hier 24/07/2019 (25,3°C).
 
Les agglomérations sont particulièrement vulnérables lors des épisodes de fortes chaleurs : la température y est en effet plus élevée qu'aux alentours. Ce phénomène appelé îlot de chaleur urbain est particulièrement marqué en période de fortes chaleurs.  
 

L'Îlot de chaleur urbain

La température en ville est en effet souvent plus élevée que dans les zones rurales alentour, en particulier la nuit. Ainsi on relève des différences nocturnes, de l'ordre de 2 à 3 °C en moyenne annuelle entre Paris et les zones rurales alentour.

Ce phénomène, appelé îlot de chaleur urbain (ICU) est particulièrement intense lors de la conjonction de paramètres météorologiques, notamment en période de fortes chaleurs. L'îlot de chaleur urbain peut alors atteindre près de 10 °C en Île-de-France . 

 

Actualité par Météo-France