Imprimer Envoyer á un ami

Week-end : la chaleur était au rendez-vous !

03/06/2019

Le week-end de l'Ascension a connu un temps de plus en plus estival sur la totalité du pays, le mercure gagnant quelques degrés de jour en jour pour atteindre des sommets hier dimanche 2 juin, une journée remarquablement chaude pour les premiers jours du mois et de l'été météorologique.

Températures maximales relevées en France le dimanche 2 juin 2019

Chaleur parfois remarquable

Le soleil a gagné progressivement en direction des frontières septentrionales et orientales du pays jeudi 30 et vendredi 31 mai, accompagné par une masse d'air de plus en plus chaude qui a enveloppé le pays.

Ainsi, on a franchi au cours de la journée de vendredi la barre des 30 °C en basse vallée du Rhône (30,6 °C à Carpentras, 30,4 °C à Nîmes-Courbessac). Ce seuil n'avait toujours pas été atteint depuis le début de l'année.

L'envolée du mercure ne s'est pas arrêté là et les températures ont grimpé encore samedi puis dimanche sous un ciel souvent bleu azur. Après une généralisation des 30 °C samedi et de fortes chaleurs sur le Sud-Ouest, le mercure a atteint des niveaux très élevés pour un tout début juin dimanche après-midi. Les températures ont été remarquables sur un axe allant du Massif central aux frontières du nord, avec 32 à 34 °C où il n'avait parfois jamais fait aussi chaud aussi tôt dans l'année. Ce fut notamment le cas sur les stations de Clermont-Ferrand (34,3 °C, début des mesures en 1923), Vichy (33,9 °C), Bourges (32,9 °C), Melun (32,7 °C), Lille (32,4 °C, à deux dixièmes du record pour une première décade de juin), Creil (31,9 °C) et Nevers (31,9 °C). À Paris-Montsouris, le mercure a atteint 32,8 °C.

À l'échelle de la France, ce dimanche 2 juin fut le deuxième le plus chaud depuis 1947, avec une température maximale moyenne de 29,6 °C (7,5 degrés au-dessus de la normale), derrière le 2 juin 1947 (30,5 °C). Dans un passé récent, il a fait encore plus chaud une première décade de juin mais quelques jours plus tard : les 4 et 5 juin 2015 (températures maximales moyennes respectivement de 30 et 30,9 °C) et les 8 et 9 juin 2014 (respectivement 29,9 et 30,2 °C).

Évolution du champ d'anomalie de température à 850 hPa (environ 1500 m d'altitude), issu du modèle EPS (Ensemble Prediction System, modèle d'ensemble du Centre Européen de Prévision), entre le 1er juin à 0h UTC et le jeudi 6 juin 2019 à 0h UTC. Les cartes allant du 1er au 3 juin sont construites en partie sur des données d'observation alors que celles allant du 4 au 6 juin sont des prévisions 
Évolution du champ d'anomalie de température à 850 hPa (environ 1500 m d'altitude), issu du modèle EPS (Ensemble Prediction System, modèle d'ensemble du Centre Européen de Prévision), entre le 1er juin à 0h UTC et le jeudi 6 juin 2019 à 0h UTC. Les cartes allant du 1er au 3 juin sont construites en partie sur des données d'observation alors que celles allant du 4 au 6 juin sont des prévisions - © https://www.tropicaltidbits.com 

Vers des températures plus fraîches par l'ouest mais encore très chaudes à l'est

En ce début de semaine, un temps plus perturbé, d'influence océanique, tente de gagner l'ouest de l'Europe, grignotant les conditions ensoleillées associées aux hautes pressions continentales.

Conséquence directe : une masse d'air océanique plus fraîche essaie de déloger la masse d'air chaude et continentale qui stationne encore sur l'est du pays. Le contraste thermique s'annonce particulièrement marqué d'ici mercredi 5 entre l'Ouest, où les températures repasseront sous les normales saisonnières et l'Est, notamment de la plaine d'Alsace à la vallée du Rhône en passant par les vallées alpines, qui restera concerné par de fortes chaleurs (au-dessus des 30 °C).

Actualité par Météo-France