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Bilan de la tempête Freya

05/03/2019

Entre dimanche soir et lundi après-midi (3-4 mars), dans le sillage de la dépression tempétueuse Freya sur les îles Britanniques, nommée par le UK MetOffice, un fort coup de vent a concerné la France lors du passage d'un front secondaire instable très actif. Une tempête classique qui a touché bon nombre de régions au nord d'une ligne Bordeaux-Lyon mais avec une intensité variable au sein de chaque région, liée au caractère instable (et localement orageux) du phénomène. Par exemple, Paris-Montsouris n'a pas dépassé 86 km/h.
 

De nombreuses régions touchées

Freya a dépassé le stade de la tempête (rafales à plus de 100 km/h) dans 17 des 22 régions françaises touchées. Les rafales côtières ont atteint 120 à 150 km/h sur certaines portions du littoral, d'abord entre le Poitou-Charentes et les côtes de la Manche, puis plus tardivement sur la Balagne en Corse (152 km/h au cap Corse, une valeur banale pour l'endroit, mais 151 km/h à Belle-Île, 128 km/h au Cap Gris Nez, 122 km/h à l'île de Ré). Le vent a bien sûr également soufflé tempétueusement dans les terres sur une large moitié nord de la France où les rafales ont parfois atteint 100 à 120 km/h.

Animation du satellite MSG-4 en composition colorée, entre dimanche 3 mars à 19 h et lundi 4 mars à 13 h : le premier vortex nuageux évoluant entre l'Irlande, le Pays de Galles et l'Écosse, puis la mer du Nord, correspond au minimum associé à Freya. La France a surtout été concernée par le front secondaire correspondant à un second minimum, initialement au large de la Bretagne et de la Cornouailles sur l'animation, qui balaye ensuite une bonne moitié nord de la France. © Météo-France.

 

Quelques valeurs remarquables mesurées
 

151 km/h à Belle-Île, deuxième valeur la plus forte en mars depuis 1981, derrière les 154 km/h de la tempête Zeus du 6 mars 2017.

123 km/h à Scheibenhard (extrême nord de l'Alsace), station récente, ouverte en 2006 : il s'agit de la troisième valeur la plus forte après les 135 km/h de la tempête Ana en décembre 2017 et les 125 km/h de la tempête Isaias de février 2019.
 
115 km/h à Colmar : il s'agit de la deuxième valeur la plus forte pour un mois de mars et la cinquième position annuelle depuis 1981, loin quand même de la valeur observée pendant la tempête Lothar en 1999 (155 km/h).

110 km/h à Cambrai : valeur la plus forte jamais observée pour un mois de mars depuis 1981, battant les 108 km/h de mars 1982 et mars 1988, mais loin derrière les 147 km/h de la tempête Eleanor en janvier 2018.

110 km/h à Châteauroux : deuxième valeur la plus forte en mars, le record annuel, 132 km/h, date de février 2010 et de la tristement célèbre tempête Xynthia.

108 km/h au Bourget : troisième valeur la plus forte en mars mais loin des 148 km/h de la tempête Lothar de décembre 1999.

108 km/h à Pontoise : valeur la plus forte pour un mois de mars mais loin derrière les 144 km/h de Lothar en 1999.

107 km/h à Bâle-Mulhouse : 2e valeur la plus forte pour un mois de mars depuis 1981.

107 km/h à La Roche-sur-Yon.

105 km/h à Nantes et à Luxeuil.

101 km/h à Poitiers.

100 km/h à Châtillon-sur-Seine et à Strasbourg.

 

Animation des rafales horaires maximales mesurées entre dimanche 3 mars 19 h et lundi 4 mars 20 h, en France. © Météo-France

(Cliquer sur la carte pour l'agrandir)

 

Actualité par Météo-France