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Quand anticyclone ne rime pas avec beau temps

02/01/2019

L'aiguille du baromètre peut bien associer hautes pressions au beau temps, cette règle ne s'applique pas toujours et notamment en saison hivernale. Cela s'est vérifié tout au long du mois de décembre où l'anticyclone des Açores a occupé une position plus septentrionale que d'habitude, ce qui ne s'est pas forcément traduit par un ensoleillement généreux.
 


Anomalie de la pression au niveau de la mer en décembre 2018 © Analyse du Centre européen pour les prévisions météorologiques à moyen terme, développé en partenariat avec Météo-France.

Décembre 2018 ensoleillé en montagne et en Méditerranée

Si les pressions ont été plus élevées que de coutume, la position de l'anticyclone n'a pas empêché les perturbations atlantiques qui le contournaient d'arroser, parfois copieusement, les régions du nord et de l'est pendant les trois premières semaines du mois. Ensuite, l'anticyclone s'est encore renforcé avec un temps devenant sec en dernière semaine mais parfois durablement gris en raison des nuages bas, brumes et brouillards tenaces dans les régions de plaine.

De ce fait, l'ensoleillement a été excédentaire par rapport à la normale*, d'une part en Méditerranée (sous l'influence prédominante du mistral et de la tramontane qui dégageaient le ciel) et d'autre part en montagne (le relief se situant au-dessus des plaques de nuages bas confinées dans les plaines et les vallées). L'excédent dépasse parfois 30 % comme à Montélimar avec 122 heures de soleil mais la ville la plus ensoleillée fut Saint-Auban dans les Alpes-de-Haute-Provence avec 176 heures de soleil, presque 6 heures par jour, mais assez loin du record de décembre 1991 (216 heures).

En revanche, certaines villes ont battu un record de faible ensoleillement. C'est le cas notamment de Brest où le soleil ne s'est montré que 19 heures et 28 minutes (soit un déficit de 70%) battant un record vieux de 1956 ! A Dax, on a connu avec 49 heures et 28 minutes le mois de décembre le plus gris depuis 1991 (certains mois de décembre plus anciens avaient eu moins de soleil mais avec des instruments de mesure différents).

 

Un début 2019 sous hautes pressions

En ce début janvier, les pressions atmosphériques sont encore plus élevées que fin 2018.  Ce mercredi 2 janvier, les baromètres affichent des valeurs largement supérieures à 1040 hectopascals entre les côtes de la Manche et l'Angleterre, atteignant même les 1045 hectopascals localement dans le Pays de Galles. Cet anticyclone va se maintenir ces prochains jours avec des valeurs dépassant 1030, voire 1035 hectopascals pour la première semaine de janvier. En fin de première décade, une baisse pourrait intervenir même si les pressions restent supérieures à la moyenne.



Evolution de la pression atmosphérique ramenée au niveau de la mer prévue à Brest par le CEP du 2 au 10 janvier 2019 © Centre européen pour les prévisions météorologiques à moyen terme, développé en partenariat avec Météo-France.


* : normales climatologiques : ensoleillement moyenné sur la période 1991-2010.

Actualité par Météo-France