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Épisodes de froid tardif dans le passé

21/02/2018

Un épisode de froid marqué se prépare pour la semaine prochaine avec l'arrivée d'air glacial en provenance de Russie (le fameux « Moscou-Paris »), s'installant surtout à partir de lundi prochain et pouvant se prolonger sur certaines régions jusqu'aux premiers jours de mars. En plaine, on attend des températures minimales de l'ordre de -5 à -10 °C et des maximales diurnes proches de 0 °C ou faiblement positives. Si une telle séquence n'est pas exceptionnelle en plein milieu de l'hiver, elle est bien plus remarquable aussi tard dans la saison.
Si les vagues de froid les plus sévères ont généralement lieu entre fin décembre et mi-février (récemment, on se souvient de la 1e quinzaine de février 2012), il arrive qu'un froid intense s'invite plus tardivement, parfois jusqu'en mars. Ce phénomène est relativement exceptionnel car le rallongement de la durée du jour avec un soleil plus haut sur l'horizon à l'approche du printemps rend plus difficile l'obtention d'un froid diurne intense (les journées sans dégel, caractéristiques des vagues de froid, sont plus rares en mars qu'au coeur de l'hiver).

Pour en savoir plus, consultez notre dossier.

Retour sur quelques épisodes de froid tardif notables du passé

Fin février / début mars 2005 :
Le dernier véritable épisode de froid aussi tardif pouvant être partiellement qualifié de vague de froid (critères d'intensité, de durée et d'étendue spatiale) remonte à 2005. Les conditions étaient restées hivernales de la mi-février jusque vers le 12 mars, avec surtout un pic d'intensité entre le 27 février et le 2 mars. Des records de froid pour un mois de mars ont été battus le 1er du mois (-15 °C à Romorantin, -13 °C à Poitiers, -12 °C à Bergerac, -11 °C à Niort, -9 °C à La Rochelle). De nombreuses séquences neigeuses se manifestent en diverses régions.

Graphe de température moyenne sur la France du 1er février au 15 mars 2005


Début mars 1971 :
La vague de froid s'étale du 4 au 8 mars. De fortes chutes de neige touchent  le Sud-Est (25 cm à Cannes, 22 cm à Bonifacio). Les minimales sont alors de -19 °C à Luxeuil, -15 °C à Annecy, -14 °C à Saint-Etienne, -11 °C à Orléans, -10 °C à Bordeaux et Cannes, -9 °C à Paris, mais aussi des maximales très basses comme par exemple -2 °C à Paris et -4°C à Lille l'après-midi

Graphe de température moyenne sur la France du 1er février au 15 mars 1971.


Fin février 1948 :
Le froid intense est présent entre le 19 et le 24 février, interrompant brutalement une séquence douce. On relève -20 °C à Clermont-Ferrand et Saint-Etienne, -19 °C à Lyon, -17 °C à Montélimar, -14 °C à Nîmes,-13 °C à Brest, -12 °C à Toulouse, -9 °C à Paris. Les maximales étaient également très basses avec par exemple -5 °C à Paris et Lille l'après-midi

On peut aussi citer février 1956 et 1986, respectivement mois de février le plus froid et le 3e plus froid du 20e siècle, où l'offensive hivernale (très sévère en 1956) avait eu lieu dès le début du mois, mais les températures étaient restées très basses jusqu'en fin de mois sur des sols souvent enneigés favorisant la persistance de fortes gelées et parfois sans dégel l'après-midi.


Vagues de froid  en France de 1947 à 2017

Actualité par Météo-France