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Hiver 2018 : pluies et inondations

02/02/2018

Pluviométrie en décembre 2017 et janvier 2018

Les mois de décembre et janvier ont été marqués par la succession de passages perturbés. Les cumuls de précipitations ont ainsi atteint des niveaux exceptionnels sur une grande partie du pays. Ils ont dépassé une fois et demie la normale*, hormis sur le pourtour méditerranéen, la Corse, la Bretagne et les Pays de la Loire, où ils sont restés proches de la normale. De nombreuses valeurs records ont été enregistrées sur le quart nord-est du pays ainsi que sur le nord des Alpes.
En moyenne sur la France, la pluviométrie cumulée sur les mois de décembre et janvier est la plus forte enregistrée sur la période 1959-2018 et présente un excédent supérieur à 60 % (précédents records décembre 1981/janvier 1982 et décembre 1993/janvier 1994).
 
Carte du rapport à la normale du cumul de précipitations du 01/12/2017 au 31/01/2018 en France métropolitaine
Rapport à la normale du cumul de précipitations du 01/12/2017 au 31/01/2018 et localisation de quelques valeurs records © Météo-France
(Cliquer sur la carte pour l'agrandir)

 

Des sols superficiels saturés

Les précipitations déjà très excédentaires au mois de décembre ont entraîné une saturation progressive des sols superficiels qui s'est poursuivie durant le mois de janvier. Le caractère régulier des précipitations associé à la saturation des sols a causé de nombreuses inondations qui perdurent. Dans un contexte de douceur exceptionnelle, la fonte de la neige très abondante sur les massifs a également contribué à l'élévation du niveau de certains cours d'eau.
 

De nombreuses inondations

Dans de nombreuses régions notamment sur un large quart nord-est, les inondations ont commencé dès le début du mois de janvier. Le passage de la tempête Eleanor s'est accompagné les 4 et 5 janvier de précipitations pluvieuses et neigeuses importantes sur l'est de la France, entraînant des inondations des Savoies à la Franche-Comté et au département des Vosges. Les crues ont ensuite été nombreuses en Aquitaine, Bourgogne - Franche-Comté, Grand-Est, Île-de-France, Limousin, Midi-Pyrénées, Normandie et Rhône-Alpes.
 

Des inondations remarquables fin janvier

De nombreux cours d'eau ont atteint des niveaux remarquables provoquant des inondations comme la Dordogne à Bergerac le 22, la Loue à Ornans (Doubs) le 23, la Saône à Mâcon (Saône-et-Loire) le 30 et la Seine à Rouen (Seine-Maritime) le 31.
 

Une inondation exceptionnelle mais pas inédite à Paris et en région parisienne

Le 29, l'onde de crue de la Seine a atteint le pic de 5,85 mètres à la station Paris-Austerlitz provoquant également des crues importantes en aval et en amont de la capitale. Le niveau de la Seine à Paris n'a pas atteint les niveaux historiques des crues majeures de janvier 1910 (8,62 mètres), de janvier 1924 (7,32 mètres) ou de janvier 1955 (7,12 mètres). Il a en revanche été proche du niveau atteint lors de la crue printanière de juin 2016 (6,10 mètres) ou de la crue de janvier 1982 (6,18 mètres).
La situation de ce début d'hiver présente des similitudes avec celle que le pays a connue en décembre 1981 et janvier 1982. La pluviométrie de ces deux mois avait été très excédentaire (près de 60%). En janvier 1982, des crues importantes avaient également concerné le nord du pays ainsi que la Dordogne et la Corrèze.
 
(* moyenne de référence 1981-2010)
 

Actualité par Météo-France