Imprimer Envoyer á un ami

2017 : remarquablement chaude et sèche

15/12/2017

Bilan provisoire.

Sur les 11 premiers mois, 2017 se caractérise par des températures très élevées et un fort déficit de précipitations, ce qui en fait, à l'instar de 2003, 2011 et 2015 une des années associant de manière remarquable chaleur et sécheresse sur la période 1959-2017. 

De janvier à novembre, la température moyenne a dépassé la normale* de 0,9 °C. Il s'agit d'une des plus fortes anomalies positives de température observées depuis 1900. Les mois de février, mars et juin ont été particulièrement chauds, bénéficiant de températures en moyenne plus de 2 °C au-dessus des valeurs saisonnières. Seuls les mois de janvier et septembre ont été plus frais que la normale. Le printemps et l'été 2017 ont même été les 2es plus chauds jamais observés sur la période.

Graphe de l'anomalie de température en France métropolitaine de 1900 à 2017

Cliquer sur le graphe pour l'agrandir
 

Le cumul de précipitations sur les 11 premiers mois est déficitaire* sur la France de près de 20 %, plaçant d'ores et déjà 2017 parmi les années les plus sèches sur la période 1959-2017. Le déficit a même dépassé 50 % en avril et octobre. Seuls février, mars et juin ont bénéficié d'une pluviométrie légèrement excédentaire. En Provence-Alpes-Côte d'Azur, le cumul de pluie est même le plus faible enregistré avec un déficit supérieur à 60 %. Depuis avril, la situation est restée préoccupante sur le sud-est de la France et la Corse. Le déficit pluviométrique, associé aux températures élevées, a été responsable sur ces régions d'une sécheresse des sols superficiels exceptionnelle.

Graphe des températures et précipitations en France métropolitaine de 1959 à 2017
Cliquer sur le graphe pour l'agrandir



* moyenne de référence 1981-2010

 

Actualité par Météo-France