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Sécheresse : situation au 5 décembre 2017

06/12/2017

Dans la continuité du mois d'octobre déjà très déficitaire, les précipitations en novembre ont été peu abondantes pour la saison et la pluviométrie a présenté un déficit proche de 20 %. En moyenne sur la France, le déficit a été supérieur à 40 % sur ces deux derniers mois (octobre-novembre) atteignant même 80 % en région Provence - Alpes - Côte d'Azur.

Au 1er décembre, la sécheresse* des sols superficiels perdure sur les Pays de la Loire, l'Indre, l'Indre-et-Loire, en Poitou-Charentes, sur les régions méditerranéennes, en Corse ainsi que plus localement au sud de la Garonne. Elle atteint début décembre encore des valeurs record sur la Corse et en PACA.

Pour en savoir plus, consultez notre dernier bulletin de suivi hydrologique.

Depuis le début du mois de décembre, un épisode pluvio-neigeux a balayé le sud-est du pays les 1er et 2. Les précipitations ont été plus marquées sur la Haute-Corse avec des cumuls souvent supérieurs à 80 mm, atteignant 195.5 mm à Oletta. La neige est tombée en abondance à des altitudes assez basses, avec jusqu'à près de 50 cm de neige fraîche à 1500 mètres d'altitude.

Ces précipitations ont permis une atténuation de la sécheresse des sols localement sur l'île de Beauté. Toutefois, l'évolution reste dépendante des épisodes pluvieux hivernaux qui contribuent à l'humidification des sols superficiels et à la recharge des nappes.

Cumul des précipitations relevées du 1er au 4 décembre 2017

 

On distingue plusieurs types de sécheresses 
– La sécheresse météorologique correspond à un déficit prolongé de précipitations.
– La sécheresse des sols, dite « agricole », se caractérise par un déficit en eau des sols superficiels (entre 1 et 2 m de profondeur), suffisant pour altérer le bon développement de la végétation. Elle dépend des précipitations et de l'évapotranspiration des plantes. Cette notion tient compte de l'évaporation des sols et de la transpiration des plantes (l'eau puisée par les racines est évaporée au niveau des feuilles). La sécheresse agricole est donc sensible aux précipitations, à l'humidité et à la température de l'air, au vent mais aussi à la nature des plantes et des sols.
– La sécheresse hydrologique se manifeste enfin lorsque les lacs, rivières ou nappes souterraines montrent des niveaux anormalement bas. Elle dépend des précipitations mais aussi de l'état du sol influant sur le ruissellement et l'infiltration. Le réseau hydrographique et les caractéristiques des nappes déterminent les temps de réponse aux déficits de précipitations observés sur différentes périodes.
Ces « différentes » sécheresses peuvent intervenir à différents moments, non forcément concomitants, et ne sont pas nécessairement systématiques.
On distingue plusieurs types de sécheresses 
– La sécheresse météorologique correspond à un déficit prolongé de précipitations.
– La sécheresse des sols, dite « agricole », se caractérise par un déficit en eau des sols superficiels (entre 1 et 2 m de profondeur), suffisant pour altérer le bon développement de la végétation. Elle dépend des précipitations et de l'évapotranspiration des plantes. Cette notion tient compte de l'évaporation des sols et de la transpiration des plantes (l'eau puisée par les racines est évaporée au niveau des feuilles). La sécheresse agricole est donc sensible aux précipitations, à l'humidité et à la température de l'air, au vent mais aussi à la nature des plantes et des sols.
– La sécheresse hydrologique se manifeste enfin lorsque les lacs, rivières ou nappes souterraines montrent des niveaux anormalement bas. Elle dépend des précipitations mais aussi de l'état du sol influant sur le ruissellement et l'infiltration. Le réseau hydrographique et les caractéristiques des nappes déterminent les temps de réponse aux déficits de précipitations observés sur différentes périodes.
Ces « différentes » sécheresses peuvent intervenir à différents moments, non forcément concomitants, et ne sont pas nécessairement systématiques.

Actualité par Météo-France