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Sécheresse : situation au 12 novembre 2017

13/11/2017

Avec un déficit proche de 70 %, octobre 2017 se classe au 5ème rang des mois d'octobre les plus secs sur la période 1959-2017, derrière 1978, 1969, 1985 et 1971.
 
Le mois d'octobre 2017 a été marqué par des conditions anticycloniques dominantes sur l'Europe de l'Ouest. Le flux perturbé a été rejeté sur le nord de l'Europe, privant la France de précipitations significatives. Sur le quart sud-est du pays, les pluies ont été quasi absentes hormis des Pyrénées-Orientales au sud-ouest du Massif central lors d'un épisode méditerranéen peu intense les 18 et 19. Le déficit de pluviométrie, remarquable sur la quasi-totalité du pays, est record sur la région Provence -Alpes - Côte d'Azur.
 
Le déficit pluviométrique récurrent sur l'ensemble de la région PACA ainsi que sur le Gard et la Corse a contribué à une nouvelle aggravation de la sécheresse* des sols superficiels, établissant de nouvelles valeurs records.
 
Pour en savoir plus, consultez notre dernier bulletin de suivi hydrologique.
 
Depuis le 1er novembre, malgré des passages perturbés sur une grande partie du pays, la situation de sécheresse* des sols superficiels a peu évolué et reste préoccupante sur une grande moitié sud. 
Toutefois, l'évolution de cette situation reste dépendante des épisodes pluvieux hivernaux qui contribuent à l'humidification des sols superficiels et à la recharge des nappes.
 
Etat du sol superficiel au 1er novembre 2017 Etat du sol superficiel au 12 novembre 2017
État du sol superficiel au 1er novembre 2017 à gauche, au 12 novembre 2017 à droite - © Météo-France
(Cliquer sur les cartes pour les agrandir)
 
* On distingue plusieurs types de sécheresses 
– La sécheresse météorologique correspond à un déficit prolongé de précipitations.
– La sécheresse des sols, dite « agricole », se caractérise par un déficit en eau des sols superficiels (entre 1 et 2 m de profondeur), suffisant pour altérer le bon développement de la végétation. Elle dépend des précipitations et de l'évapotranspiration des plantes. Cette notion tient compte de l'évaporation des sols et de la transpiration des plantes (l'eau puisée par les racines est évaporée au niveau des feuilles). La sécheresse agricole est donc sensible aux précipitations, à l'humidité et à la température de l'air, au vent mais aussi à la nature des plantes et des sols.
– La sécheresse hydrologique se manifeste enfin lorsque les lacs, rivières ou nappes souterraines montrent des niveaux anormalement bas. Elle dépend des précipitations mais aussi de l'état du sol influant sur le ruissellement et l'infiltration. Le réseau hydrographique et les caractéristiques des nappes déterminent les temps de réponse aux déficits de précipitations observés sur différentes périodes.
Ces « différentes » sécheresses peuvent intervenir à différents moments, non forcément concomitants, et ne sont pas nécessairement systématiques.

Actualité par Météo-France