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Nîmes : nombre de jours de chaleur record

26/10/2017

Les masses d'air doux qui ont touché la France durant ce mois d'octobre 2017 ont favorisé des températures particulièrement élevées sur les régions du sud. Dans la ville de Nîmes, le nombre de jours de chaleur (température maximale supérieure ou égale à 25 °C) depuis le début de l'année s'élève désormais à 146. Cette valeur constitue un record (ancien record, 145 jours en 2011).
En revanche, le record du nombre de jours de forte chaleur (température maximale supérieure ou égale à 30 °C) n'est pas battu. On en a relevé 75 depuis le début de l'année. Cette valeur, à égalité avec celle enregistrée en 2016, reste loin de celle de 2003 (86 jours de forte chaleur).
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Un déficit pluviométrique très inquiétant

En ce qui concerne la pluviométrie, un second record, plus problématique, touche la ville de Nîmes. En effet, l'épisode méditerranéen des 18 et 19 octobre  n'a touché que l'ouest du Languedoc. La pluviométrie sur l'est du Gard reste donc excessivement déficitaire. Entre le 1er janvier et le 24 octobre, il n'est tombé que 281 mm de pluie à Nîmes. C'est un record pour cette période (l'ancien record est de 288 mm en 1952). Le déficit pluviométrique depuis janvier dépasse les 50 %, ce qui est considérable sur une période aussi longue (pratiquement 10 mois).
Depuis le 1er juillet, il n'est tombé que 15 mm de pluie à Nîmes, ce qui est là aussi un record (ancien record pour cette période, 64 mm en 1978).
 
Cette sécheresse* très marquée ne touche pas que le Gard mais s'étend à de nombreux autres départements et particulièrement le Vaucluse, le Var, les Alpes de Haute-Provence, les Alpes Maritimes ou l'ouest de la Corse.
Voici quelques records de faible cumul de précipitations entre le 1er janvier et le 24 octobre :
Carpentras : 214 mm (ancien record 261 mm en 1889)
Orange : 229 mm (ancien record 302 mm en 1989)
Avignon : 245 mm (ancien record 281 mm en 2004)
Digne les Bains : 315 mm (ancien record 320 mm en 2004)
Calvi : 178 mm (ancien record 274 mm en 1960)
Ajaccio 227 mm (ancien record234 mm en 1970)
Les conditions anticycloniques prévues pour les prochains jours ne devraient pas améliorer la situation.
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*On distingue plusieurs types de sécheresses 
– La sécheresse météorologique correspond à un déficit prolongé de précipitations.
– La sécheresse des sols, dite « agricole », se caractérise par un déficit en eau des sols superficiels (entre 1 et 2 m de profondeur), suffisant pour altérer le bon développement de la végétation. Elle dépend des précipitations et de l'évapotranspiration des plantes. Cette notion tient compte de l'évaporation des sols et de la transpiration des plantes (l'eau puisée par les racines est évaporée au niveau des feuilles). La sécheresse agricole est donc sensible aux précipitations, à l'humidité et à la température de l'air, au vent mais aussi à la nature des plantes et des sols.
– La sécheresse hydrologique se manifeste enfin lorsque les lacs, rivières ou nappes souterraines montrent des niveaux anormalement bas. Elle dépend des précipitations mais aussi de l'état du sol influant sur le ruissellement et l'infiltration. Le réseau hydrographique et les caractéristiques des nappes déterminent les temps de réponse aux déficits de précipitations observés sur différentes périodes.
Ces « différentes » sécheresses peuvent intervenir à différents moments, non forcément concomitants, et ne sont pas nécessairement systématiques.
 

Actualité par Météo-France