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Sécheresse des sols superficiels au 19 juillet 2017

20/07/2017

Des pluies généralement peu abondantes

Les précipitations, essentiellement orageuses, ont été peu fréquentes sur l'ensemble du pays depuis début juillet. Elles se sont principalement produites sur un large quart nord-est ainsi que sur le sud de l'Aquitaine et de Midi-Pyrénées. La pluviométrie a été déficitaire presque partout, hormis dans les Landes, l'Oise et plus ponctuellement au pied des Pyrénées, dans le centre et le nord-est du pays.
Au 19 juillet, le déficit est très marqué de la Normandie à la Bretagne, de la Dordogne au sud du Massif central ainsi que sur les régions méditerranéennes. De l'Hérault aux Alpes-Maritimes ainsi qu'en Corse, il a plu moins de 2 jours depuis début juillet et les cumuls ne dépassent pas 2 mm (1 mm équivaut à 1 litre par m²).
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Une sécheresse des sols superficiels très marquée sur le Sud-Est et la Corse

La sécheresse des sols superficiels* qui a débuté fin avril perdure des Hauts-de-France au Grand-Est ainsi que du Jura à la Méditerranée. Elle s'est atténuée de l'Île-de-France à la Nouvelle-Aquitaine et à Midi-Pyrénées. En revanche, elle s'est accentuée du Morbihan à la Vendée ainsi que sur le pourtour méditerranéen. Sur le Var et les Alpes-Maritimes, la très faible pluviométrie et les températures très élevées depuis mi-mai ont contribué à un assèchement remarquable des sols superficiels, qui approche les valeurs records de 2003 et 2006. Par ailleurs, la Corse connaît depuis le 22 avril sans interruption ses valeurs records de sécheresse. 
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Focus sur les Alpes-Maritimes et les Landes

Sur ces 2 départements concernés par la sécheresse au cours des derniers mois, l'évolution n'est pas la même au cours des dernières semaines. Sur les Landes, on observe une amélioration sensible depuis fin juin, alors que la situation reste préoccupante sur les Alpes-Maritimes.
Évolution de l'humidité du sol superficiel depuis le 1er janvier 2017 pour les Alpes-Maritimes (à gauche) et les Landes (à droite). Les zones colorées décrivent l'enveloppe des valeurs observées depuis 1947 et permettent de comparer aux normales climatologiques. Les valeurs comprises entre les records secs et les normales s'étendent du rose foncé au rose clair. Les valeurs comprises entre les normales et les records humides s'étendent du bleu clair au
bleu foncé. © Météo-France
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*On distingue plusieurs types de sécheresses
– La sécheresse météorologique correspond à un déficit prolongé de précipitations.
– La sécheresse des sols, dite « agricole », se caractérise par un déficit en eau des sols superficiels (entre 1 et 2 m de profondeur), suffisant pour altérer le bon développement de la végétation. Elle dépend des précipitations et de l'évapotranspiration des plantes. Cette notion tient compte de l'évaporation des sols et de la transpiration des plantes (l'eau puisée par les racines est évaporée au niveau des feuilles). La sécheresse agricole est donc sensible aux précipitations, à l'humidité et à la température de l'air, au vent mais aussi à la nature des plantes et des sols.
– La sécheresse hydrologique se manifeste enfin lorsque les lacs, rivières ou nappes souterraines montrent des niveaux anormalement bas. Elle dépend des précipitations mais aussi de l'état du sol influant sur le ruissellement et l'infiltration. Le réseau hydrographique et les caractéristiques des nappes déterminent les temps de réponse aux déficits de précipitations observés sur différentes périodes.
Ces « différentes » sécheresses peuvent intervenir à différents moments, non forcément concomitants, et ne sont pas nécessairement systématiques.

Actualité par Météo-France