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Sécheresse des sols superficiels au 15 mai 2017

16/05/2017

Les pluies ont été globalement déficitaires sur le pays depuis juillet 2016, avec toutefois quelques "nuances" régionales. En avril, suite aux faibles précipitations conjuguées aux températures élevées durant la première quinzaine, la sécheresse des sols* s'est accentuée sur l'ensemble du pays. Au 1e mai 2017, excepté sur le quart sud-est, l'indice d'humidité des sols était partout déficitaire. (Pour en savoir plus, consultez notre dernier bulletin de situation hydrologique.)
 

Situation au 15 mai : une sécheresse des sols encore préoccupante dans plusieurs régions

Durant les 15 premiers jours du mois de mai, la situation s'est globalement améliorée. La pluviométrie a retrouvé des valeurs proches des normales sur la quasi-totalité du pays. Plusieurs passages perturbés ont apporté entre 20 et 50 mm sur l'Hexagone, hormis sur les rivages de la Méditerranée et le long des frontières du Nord. La sécheresse des sols au 15 mai s'est ainsi atténuée mais reste toutefois préoccupante du département du Nord à la Moselle, du sud des Pays-de-la-Loire au Poitou-Charentes ainsi que du Gers à l'Aude. Sur la Corse, après un hiver très arrosé, les précipitations ont été quasi absentes depuis début mars. L'assèchement qui a débuté sur l'île de Beauté début avril se poursuit, atteignant localement des valeurs records.
Après un début de semaine estival, les précipitations attendues pour les prochains jours devraient contribuer à une nouvelle amélioration de la situation des sols.
 

Une sécheresse des sols à ce stade moins sévère que celle de 2011

La sécheresse que connaît la France cette année est moins importante que celle de mai 2011. En effet, au printemps 2011, après une pluviométrie très déficitaire, la sécheresse des sols superficiels beaucoup plus marquée et plus précoce qu'en 2017 avait débuté mi-avril. Suite à un mois de mai 2011 record en termes de chaleur et de faible pluviométrie, l'assèchement s'était aggravé, atteignant des valeurs records durant tout le mois de mai.
 
Humidité des sols superficiels en 2017
Anomalie d'indice d'humidité des sols au 1er mai 2017Anomalie d'indice d'humidité des sols au 15 mai 2017
Indice d'humidité des sols du 1er janvier au 15 mai 2017 sur la France
(Cliquer sur les graphes pour les agrandir)
 
Humidité des sols superficiels en 2011
Anomalie d'indice d'humidité des sols au 1er mai 2011Anomalie d'indice d'humidité des sols au 15 mai 2011
Indice d'humidité des sols du 1er janvier au 15 mai 2011 sur la France
(Cliquer sur les graphes pour les agrandir)
 
* On distingue plusieurs types de sécheresses 
 
-    La sécheresse météorologique correspond à un déficit prolongé de précipitations.
-    La sécheresse des sols, dite "agricole", se caractérise par un déficit en eau des sols superficiels (entre 1 et 2 m de profondeur), suffisant pour altérer le bon développement de la végétation. Elle dépend des précipitations et de l'évapotranspiration des plantes. Cette notion tient compte de l'évaporation des sols et de la transpiration des plantes (l'eau puisée par les racines est évaporée au niveau des feuilles). La sécheresse agricole est donc sensible aux précipitations, à l'humidité et à la température de l'air, au vent mais aussi à la nature des plantes et des sols.
-    La sécheresse hydrologique se manifeste enfin lorsque les lacs, rivières ou nappes souterraines montrent des niveaux anormalement bas. Elle dépend des précipitations mais aussi de l'état du sol influant sur le ruissellement et l'infiltration. Le réseau hydrographique et les caractéristiques des nappes déterminent les temps de réponse aux déficits de précipitations observés sur différentes périodes.
Ces "différentes" sécheresses peuvent intervenir à différents moments, non forcément concomitants et ne sont pas forcément systématiques.

Actualité par Météo-France