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Bilan : un hiver 2015-2016 record

14/03/2016

(Hiver météorologique : décembre-janvier-février)

Durant cet hiver, un flux de sud-ouest à ouest océanique dominant a favorisé des températures très douces pour la saison. Durant ces trois mois, la France n'a pas connu de vague de froid ni de véritables conditions hivernales.
Sur l'ensemble de la saison, la température moyennée sur la France a atteint 8°C soit 2,6°C de plus que la normale*. Cette valeur place cet hiver 2016 au premier rang des hivers les plus chauds depuis 1900, loin devant l'hiver 1989-1990 (+ 2 °C) et les hivers 2006-2007 et 2013-2014 ex-aequo (+ 1.8 °C).

 
Écart à la moyenne saisonnière de référence 1981-2010 de l'indicateur de température moyenne en hiver de 1900 à 2016 en France. Cet indicateur thermique est constitué de la moyenne de la température saisonnière de 30 stations métropolitaines représentatives.© Météo-France
(Cliquer sur l'image pour l'agrandir)

Décembre 2015 a été le plus chaud en France depuis 1900 avec des valeurs en moyenne 3,9°C au-dessus de la normale. Ce mois de décembre printanier et aussi exceptionnellement sec a largement contribué à la douceur remarquable de cet hiver.

Températures et précipitations en décembre de 1959 à 2015


Sur l'ensemble de la saison, les températures maximales ont battu de nombreux records. Les gelées, très tardives, ont été peu fréquentes en plaine, avec souvent deux fois moins de jours de gel que la normale.

Des précipitations inégalement réparties sur la saison

Après un mois de décembre exceptionnellement sec, les mois de janvier et février ont été très arrosés. En moyenne sur la France et sur la saison, la pluviométrie a été excédentaire de près de 10 % par rapport à la normale* avec des variations géographiques.

Des épisodes de neige rares et peu marqués

Cet hiver, les épisodes de neige en plaine ont été rares et peu marqués. Sur les massifs, les chutes de neige en février ont amélioré un enneigement très déficitaire depuis le début de l'hiver. Toutefois, avec la persistance d'une douceur parfois remarquable, l'enneigement n'a retrouvé des valeurs conformes à la saison qu'en altitude, au-dessus de 1400 à 2200 m selon le massif.

Un ensoleillement contrasté

Généralement excédentaire sur l'Hexagone cet hiver, l'ensoleillement a été déficitaire sur la pointe bretonne, le pourtour méditerranéen et localement dans le Nord-Est. A Nîmes (Gard) par exemple avec 315 heures de soleil, le déficit a atteint 30 %, soit 125 heures de moins que la normale**. En revanche, le soleil a brillé 234 heures à Paris, soit un bonus de près de 50 heures par rapport à la normale.


Consulter le bilan complet de l'hiver 2015-2016


*  moyenne de référence 1981-2010
** moyenne de référence 1991-2010