Imprimer Envoyer á un ami

Banquise arctique : la plus faible extension hivernale depuis 1979

09/04/2015

À la sortie de l'hiver, l'extension de la banquise arctique a atteint un maximum remarquablement peu élevé cette année. Cette saison confirme ainsi la nette tendance à la baisse de l'extension de la banquise arctique hivernale observée ces dernières décennies, de l'ordre de -2,6 % par décennie.

Après un pic d'extension atteint de manière particulièrement précoce le 25 février (contre une moyenne le 12 mars), la banquise a diminué pendant la première moitié du mois de mars, avant de connaître un rebond significatif en fin de mois, insuffisant toutefois pour dépasser la valeur de la fin février. Selon le National Snow and Ice Data Center (NSIDC), la valeur moyenne de l'extension du mois de mars 2015 (14,39 millions de km2) est la plus faible depuis le début des relevés satellite en 1979. Elle se situe 1,13 millions de km2 en dessous de la normale 1981-2010.

 Graphique extension de la banquise arctique
Extension de la banquise arctique en millions de km2 de janvier à mai en moyenne sur 1981-2010 (courbe grise), en 2012 (en tirets verts) et 2015 (en bleu) © NSIDC

À l'image de ces dernières années, la banquise arctique s'est d'autant plus difficilement reconstituée cet hiver qu'une configuration météorologique persistante a apporté régulièrement des masses d'air doux très au nord, tandis que l'air froid s'écoulait tout aussi régulièrement sur l'est du continent nord-américain.

Alors que la période de fonte de la banquise débute, on ne peut pas affirmer que cette situation conduira à un record d'extension estivale minimum dans les mois qui viennent. D'autres facteurs doivent en effet être pris en compte : l'épaisseur de la banquise hivernale ainsi que les conditions météorologiques, un été frais pouvant considérablement ralentir la fonte.

À l'inverse, la banquise antarctique a confirmé sa bonne tenue lors de l'été austral qui vient de s'achever, en atteignant un minimum de 3,58 millions de km2, la 4e valeur la plus élevée pour un minimum estival depuis le début des observations satellitaires.

 

 

Actualité par Météo-France