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Observer le ciel en été

21/07/2004

La période estivale est très prisée par les amateurs d'astronomie, qu'ils soient simples curieux ou observateurs passionnés. Voici quelques conseils pour bien profiter de la voûte céleste…

Météo-France Avec ses températures nocturnes relativement douces, l'été invite à observer le ciel. L'engouement du public pour cette activité ne se dément pas comme en témoignent les nombreux festivals d'astronomie. Cette année encore, « La Nuit des Etoiles », prévue le 14 août, attirera des milliers d'amoureux des étoiles.


Qu'appelle-t-on un beau ciel ?

Un ciel dégagé ne garantit pas toujours des observations astronomiques optimales car un certain nombre de paramètres météo vont influencer la ‘qualité' de celui-ci. Les astronomes définissent deux critères essentiels : la transparence et la turbulence.
L'atmosphère terrestre absorbe plus ou moins la lumière qui nous vient des étoiles. De plus, les éclairages publics créent ce que l'on appelle une « pollution lumineuse » en diffusant cette lumière artificielle dans l'atmosphère. La différence entre la luminosité apparente d'un objet céleste et celle du fond du ciel conditionne la « transparence » ; le contraste sous lequel il est vu. Certains astres (nébuleuses, galaxies, comètes) disparaissent très vite, noyés derrière le crépuscule permanent des cieux urbains.
La turbulence est un phénomène qui affecte la vision des plus fins détails dans un instrument d'astronomie. Quand elle est forte, les images semblent floues ou mouvantes, comme au-dessus des flammes d'un feu. Elle peut être soit d'origine thermique (liée à une forte différence de température entre le jour et la nuit) soit dynamique (lié au vent et à sa variation avec l'altitude). Elle limite généralement la résolution des images astronomiques à 1'', exceptionnellement 0,5''.

Observer le ciel en bord de mer

Votre pire ennemie sera l'humidité qui se dépose sur les optiques (avec le sel marin) et qui absorbe fortement la lumière des objets célestes les plus faibles. Sur le pourtour méditerranéen, les entrées maritimes pénètrent parfois loin à l'intérieur des terres, même en cas de beau temps anticyclonique sur la France. D'autre part, humidité et nuages côtiers diffusent de manière importante la pollution lumineuse, souvent importantes près des côtes. Toutefois, le massif des Maures ou les côtes Corses, plus sèches, bénéficient de conditions plus favorables que les côtes atlantiques.

Observer le ciel à la campagne

On y trouve des conditions intermédiaires entre le littoral et la haute et moyenne montagne. Il faut toutefois éviter d'observer le ciel près de cours d'eau, de lacs ou de massifs forestiers, sources d'humidité importante. De même, des brumes peuvent réduire la transparence dans les fonds de vallées et les cuvettes des reliefs peu prononcés. A la campagne, transparence et turbulence varient dans des proportions importantes. Aussi, l'élément déterminant sera le niveau de pollution lumineuse.

Observer le ciel en montagne

Les plus belles observations du ciel se font en montagne et ce n'est pas un hasard si beaucoup d'observatoires se situent en altitude. Les images sont souvent plus stables et plus fines. Plus on s'élève, moins l'atmosphère est dense. Elle contient aussi moins de vapeur d'eau et la transparence s'en trouve améliorée de façon spectaculaire. Mais tout cela se mérite : une nuit d'observation au-dessus de 2000 m peut se révéler physiquement éprouvante (températures frisant parfois le zéro degré, vent plus fréquent et plus soutenu en altitude).

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Où et quand observer le ciel cet été ?



Actualité par Météo-France