Informations spéciales

Météo-France, toujours un temps d'avance

Actualités

30/01/2015

Offensive hivernale sur la France

Offensive hivernale sur la France

Offensive hivernale sur la France

30/01/2015

Une coulée d'air glacial issu du vortex polaire est responsable du temps froid, agité et humide que la France connaît depuis jeudi 29 janvier.

Animation modèle ARPEGE Europe Températures à 500 hPa entre le 29 janvier 2015 à 00 h UTC et le 2 février 2015 à 06 h UTC
Animation modèle ARPEGE Europe Températures à 500 hPa entre le 29 janvier 2015 à 00 h UTC et le 2 février 2015 à 06 h UTC
(Cliquer sur l'animation pour l'agrandir)

 

Le vortex polaire est un tourbillon d'air froid, "centré" sur le pôle, qui se déforme au fil du temps. Lorsque cet air froid descend vers les latitudes tempérées, un temps instable et hivernal, propice aux chutes de neige jusqu'en plaine, s'installe sur les régions concernées.

La circulation générale dans l'atmosphère favorise les déformations du vortex sur l'est de l'Amérique du nord. Ceci explique en partie qu'à latitude égale, les hivers y sont beaucoup plus rudes qu'en Europe de l'Ouest où ils sont  largement adoucis par les vents d'ouest dominants, océaniques. Lorsque les hautes pressions ("l'anticyclone des Açores") remontent en latitude sur l'Atlantique, comme c'est le cas depuis jeudi, la coulée polaire peut s'effectuer sur l'Europe de l'Ouest.

Ainsi de fortes pluies ont touché le Sud-Ouest. Le vent a également soufflé très fort sur les différents littoraux, de la Manche à l'Atlantique, et sur les caps corses (146 km/h à la pointe de la Hague - Manche, 144 km/h à Camaret-sur-Mer - Finistère, 146 km/h à l'Île-Rousse - Haute-Corse). La neige est tombée en abondance sur les massifs et localement en plaine dans le quart nord-est. La dépression qui circule vendredi 30 sur le nord du pays apporte de nouvelles chutes de neige. Le risque d'avalanches reste fort sur l'ensemble des massifs.

Pour suivre l'évolution de la situation, consultez nos prévisions météorologiques et la carte de vigilance.

Cette situation générale devrait globalement perdurer durant la semaine prochaine, maintenant un froid humide sur le pays.

Animation radar du vendredi 30 janvier 2015 de 8h30 à 13h30 locales
Animation radar du vendredi 30 janvier 2015 de 8h30 à 13h30 locales
(Cliquer sur l'animation pour l'agrandir)

 

29/01/2015

Un mois de janvier plutôt doux sur l’Hexagone

Un mois de janvier plutôt doux sur l’Hexagone

Un mois de janvier plutôt doux sur l’Hexagone

29/01/2015

Bilan provisoire au 28 janvier 2015

Après un tout début d'année froid, les températures sont restées généralement douces pour la saison sur l'ensemble du pays, avant de retrouver des valeurs saisonnières, voire fraîches à partir du 17. Ainsi, en moyenne, elles ont été globalement supérieures aux normales* sur la quasi-totalité du pays, à l'exception du Sud-Ouest où elles ont été légèrement inférieures aux valeurs de saison. Moyennée sur la France et sur le mois, la température devrait être supérieure de 0.5 °C à la normale.

Les précipitations ont été globalement peu abondantes sur la majeure partie du pays, hormis sur le Nord et la vallée du Rhône. Au 28 janvier, la pluviométrie est inférieure à la normale** sur le sud-ouest du pays, des Pays de la Loire au Centre à la région parisienne. En moyenne sur la France, les précipitations devraient être déficitaires de près de 15 %.

L'ensoleillement  a été déficitaire en janvier sur la quasi-totalité de l'Hexagone tout particulièrement dans le Nord-Est.
Seuls la Corse, le piémont pyrénéen et le pourtour méditerranéen ont bénéficié d'un soleil généreux avec un excédent qui devrait être proche de 30 % sur l'île de Beauté.
 
* moyenne de référence 1981-2010
** moyenne de référence 1991-2010
1 mm de précipitations = 1 litre d'eau par m2


Evolution des températures moyennes minimales et maximales quotidiennes en France - janvier 2015

(Cliquer sur le graphe pour l'agrandir)

 


 

28/01/2015

Tempête Juno sur la côte est américaine : bilan

Tempête Juno sur la côte est américaine : bilan

Tempête Juno sur la côte est américaine : bilan

28/01/2015

La tempête Juno est frappé le nord-est américain principalement durant la journée de mardi 28 janvier. Comme prévu, elle a apporté de très fortes chutes de neige : on a relevé jusqu'à 91 cm de neige dans le Massachusetts (à Auburn, Hudson et Lunenburg). À Worcester (40 km à l'ouest de Boston), où le cumul a atteint 88 cm, il s'agit de la plus importante tempête de neige jamais observée depuis le début des relevés en 1905. À Boston, où l'on a mesuré 62 cm, cette tempête est la 6e tempête de neige la plus importante jamais enregistrée. Outre la neige, de fortes rafales de vent ont également été observées dans le Massachusetts: jusqu'à 125 km/h à Nantucket et 121 km/h à Chatham.

Animation tempete Juno du 26012015 15h UTC au 280115 7h30 UTC
Animation de la tempête Juno du 26 janvier 2015 à 15h UTC au 28 janvier 2015 à 07h30 UTC
Satellite GOES-E © Météo-France

 

La principale bande neigeuse est passée à l'est de New York.

Dans l'état de New York, c'est sur Long Island, à l'est de la ville, que la bande neigeuse s'est finalement concentrée, apportant jusqu'à 76 cm à Orient (100 km à l'est) et 63 cm à Islip (40 km à l'est). Au cœur de la ville de New York, à Central Park, on ne relève finalement que 25 cm.

Ce matin, à 9 h, heure française, la dépression se trouvait à 200 km au large à l'est de l'état du Maine, à l'extrême nord-est du pays. Elle avait largement commencé à se combler, avec une pression en son centre de 988 hPa. De faibles chutes de neige continuaient de se produire dans le Maine, où le cumul atteint 69 cm à Lewiston. La dépression va continuer à se combler en se décalant vers Terre-Neuve dans les prochaines heures.

 

 

23/01/2015

Pluie, neige, pluie verglaçante : quelles différences ?

Pluie, neige, pluie verglaçante : quelles différences ?

Pluie, neige, pluie verglaçante : quelles différences ?

23/01/2015

QDLS 38 differences neige pluie verglasEn météorologie, pluie, neige et pluie verglaçante font partie de la grande famille des « météores* » et plus précisément de celle des hydrométéores.

La pluie, la neige ou la pluie verglaçante sont des précipitations provenant des nuages. C'est le grossissement des minuscules gouttelettes ou cristaux de glace contenus dans les nuages qui entraîne le phénomène de précipitations. Dans la plupart des cas, les précipitations se forment dans les parties de nuages où la  température est  négative (donc dans leur partie haute), généralement sous forme solide (neige). Cette neige est composée de cristaux de glace, parfois en forme d'étoile, isolés ou agglomérés en flocons dont la forme dépend de la température qui règne lors de leur formation et de leur croissance.

Quand les cristaux de neige sont trop lourds, ils finissent par tomber du nuage et traverser des zones de l'atmosphère moins froides.
Si ces précipitations ne traversent pas de couches d'air à température positive, elles arrivent au sol sous forme de neige, lorsque les températures y sont proches de 0°C ou négatives Si les sols sont suffisamment froids, la neige pourra s'accumuler et recouvrir le paysage d'un manteau blanc.

Au contraire, lorsque la neige arrive dans des zones de l'atmosphère où la température est positive, elle fond et se transforme en pluie. Ainsi, près du sol, avec des températures positives, il pleut ou il bruine**.

Dans certains cas assez rares, la température diminue et redevient négative au voisinage du sol. La pluie ou la bruine y restent liquides*** par température négative dans un état particulier dit « de surfusion ». Lorsque ces gouttes percutent le moindre obstacle (sol, objet), elles vont geler instantanément, formant un dépôt de glace compact et lisse : le verglas. On observe alors des pluies verglaçantes. Par abus de langage, on appelle également pluie verglaçante une pluie à température positive qui gèle au contact d'une surface à température négative.


* Les météores sont tous les phénomènes atmosphériques visibles ou audibles autres que les nuages. Ils sont classés en quatre groupes en fonction de leur composition et/ou de leur mode d'apparition (hydrométéores, électrométéores, photométéores ou lithométéores). Les hydrométéores sont composés d'eau sous forme liquide ou solide, en chute (pluie, neige, bruine…) ou en suspension dans l'atmosphère (brouillard…). Ils peuvent aussi se déposer sur des objets au sol (givre, rosée…).
** : On parle de bruine pour les précipitations de diamètre inférieur à 0,5 mm. Elles  proviennent de nuages du genre stratus.
*** : Pour geler et former des cristaux de glace, les molécules d'eau ont besoin d'un grain de matière, d'une impureté sur laquelle se déposer. 

 

 

19/01/2015

2014 : année la plus chaude à l’échelle mondiale depuis 1880

2014 : année la plus chaude à l’échelle mondiale depuis 1880

2014 : année la plus chaude à l’échelle mondiale depuis 1880

19/01/2015

Selon les données de la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA), 2014 a été l'année la plus chaude à l'échelle du globe depuis le début des relevés en 1880. Moyennée sur toute la surface de la planète, terres et océans compris, la température annuelle a dépassé de 0,69 °C la moyenne de référence calculée sur le 20e siècle, qui s'élève à 13,9 °C. Les analyses réalisées par la NASA (National Aeronautics and Space Administration) confirment ce diagnostic : d'après les deux agences américaines, 2014 est ainsi l'année la plus chaude jamais enregistrée sut Terre, devant 2010 et 2005.

Depuis 1976, 2014 est la 38e année consécutive à présenter une anomalie positive de température moyenne à l'échelle planétaire. À l'exception de 1998, les 10 années les plus chaudes dans le monde depuis 1880 ont toutes été enregistrées depuis le XXIe siècle.

Graphe d anomalie de température globale
Anomalie (en °C) de la température annuelle à la surface du globe (normale 1901-2000)
(En noir, anomalie globale; en marron, anomalie sur les continents; en bleu, anomalie sur les océans)

(Cliquer sur le graphe pour l'agrandir)
 

Le constat est le même si on considère les seules surfaces océaniques, à l'exclusion des continents. En 2014, la température annuelle globale de surface des océans a dépassé la moyenne de référence de 0,57 °C, faisant de cette année l'année la plus chaude du point de vue océanique depuis 1880.
Au-dessus des surfaces continentales, l'anomalie de température, toujours positive, s'élève à 1°C par rapport à la moyenne du XXe siècle. 2014 se classe ainsi  au 4e rang des années les plus chaudes sur les continents.

Voir le rapport de la NOAA sur l'année 2014 (en anglais)