Glossaire

Soleil

Qu'on le pourvoie d'une majuscule (principalement dans les sciences astronomiques) ou qu'on l'assimile à un nom commun (dans les usages courants), le Soleil, situé loin du centre de notre Galaxie, est une étoile des plus modestes, autour de laquelle gravitent néanmoins des nuages de poussière ainsi que de nombreux corps célestes : planètes — dont la Terre — avec leurs satellites , astéroïdes, comètes, météorites, objets spatiaux ; c'est cet ensemble complexe et organisé qui constitue le système solaire.

En raison des phénomènes physico-chimiques qui se produisent en son sein et à sa surface — fusion thermonucléaire d'hydrogène en hélium , éruptions solaires, etc. — , le Soleil émet dans l'espace des rayonnements de toute nature. On y compte notamment le vent solaire , qui est un flux de particules ionisées de très haute énergie, émises continuellement, mais avec une intensité variable dans le temps. Ce flux, étant composé essentiellement de protons et d'électrons, interagit avec le champ magnétique terrestre ; aux abords de l'orbite de la Terre, sa densité est de l'ordre de 10 particules par cm 3 et sa vitesse atteint plusieurs kilomètres par seconde.

Le Soleil émet également, entre autres, des ondes radioélectriques et surtout un rayonnement solaire , d'origine électromagnétique lui aussi, qui intéresse plus spécifiquement la météorologie ; ce rayonnement se compose des ondes lumineuses correspondant à la température superficielle du Soleil — proche de 5 800 K — , c'est-à-dire ayant des longueurs d'onde comprises entre 0,3 µm et 4 µm environ. La puissance du rayonnement solaire reçu à la limite supérieure de l' atmosphère terrestre par une surface d'aire unité perpendiculaire aux rayons incidents est un nombre peu variable dans le temps, surnommé la constante solaire (elle vaut environ 1 370 watts par mètre carré). C'est le rayonnement afférent à cette constante solaire qui constitue pratiquement la seule source extérieure d'énergie pour l'atmosphère et la surface terrestres.

Notons enfin que le nombre des taches sombres que l'on peut observer sur la surface du Soleil constitue l'un des facteurs témoignant de la variabilité de son activité magnétique ; ce nombre varie en effet selon certains cycles, dont le plus connu est un cycle de 11 ans. Des recherches se poursuivent pour déterminer si les variations cycliques de cette activité solaire sont susceptibles d'exercer une influence sur le temps et le climat terrestres et de constituer en particulier une cause de l'actuel réchauffement du climat global.