Glossaire

réseau de radars (météorologiques)

Estimer et suivre la situation météorologique relative aux précipitations ne peut se faire qu'en dressant un plan de cette situation sur une région assez vaste : or, un radar météorologique isolé n'est généralement pas en mesure de couvrir l'ensemble d'une telle région, d'autant moins que des obstacles tels que les reliefs peuvent, dans la pratique, réduire sa portée dans une direction ou une autre ; c'est pourquoi le suivi des zones précipitantes s'effectue beaucoup plus avantageusement en montant sur un territoire important un réseau de radars météorologiques constitué de radars météorologiques suffisamment nombreux et suffisamment bien disposés pour couvrir l'ensemble de ce territoire.

Le réseau de radars météorologiques français, baptisé Aramis, est composé actuellement en métropole de 29 radars. L'image radar y est traitée sur chaque site par un ordinateur qui assure une visualisation locale des échos radar tout en les diffusant vers les services météorologiques opérationnels à Toulouse ; ces services élaborent alors tous les quarts d'heure une image composite — une "mosaïque" — intégrant toutes les images reçues ainsi que celles fournies par les pays limitrophes : pareille image, diffusée à tous les services et stations météorologiques de Météo-France, s'ajoute aux images satellitaires et aux autres données disponibles aux fins de surveillance et de prévision immédiate du temps.

Le fonctionnement et l'extension d'un tel réseau apportent une aide primordiale dans la prévention des phénomènes liés aux précipitations et susceptibles d'attenter à la sécurité des personnes et des biens, comme par exemple les orages violents et les inondations ; il convient de signaler tout particulièrement, parmi bien d'autres applications, la quantification de la lame d'eau qui est permise par ce réseau, et dont la connaissance revêt une importance fondamentale dans l'évaluation des risques hydrologiques et la gestion des crues soudaines.