Évènements remarquables

Retour sur la canicule de juillet 2006 

 

(bilan mis à jour au 5 septembre 2006)

A partir de la mi-juin, une large partie de la France connaît des températures supérieures aux normales saisonnières. Après un début de mois très chaud, une baisse des températures intervient le 5 juillet. Cette baisse générale se poursuit jusqu'au 7 juillet, une grande majorité de stations enregistrent toutefois des valeurs supérieures aux normales mensuelles.

Le mercure remonte à partir du 8 juillet, et le 10 juillet débute sur la France une période caniculaire qui durera jusqu'au 28 juillet. En fin de mois, l'Hexagone profite d'une chaleur globalement moins marquée, à l'exception de la région Sud-est.

Le mois de juillet le plus chaud depuis 1950
Juillet 2006 est le mois de juillet le plus chaud en France depuis 1950, devant juillet 1983.

L'indicateur thermique (moyenne des températures de 22 stations métropolitaines) indique une température moyenne sur la France de 24°C en juillet 2006 et 23,4°C en juillet 1983.

Juillet 2006 est également le deuxième mois le plus chaud (tous mois confondus) depuis 1950, derrière août 2003, dont l'indicateur thermique atteint 24,2°C.

Evolution comparée des températures des étés 2006 et 2003
Evolution comparée des températures des étés 2006 et 1983
Evolution comparée des températures des étés 2006 et 1976

L'écart à la normale de la température moyenne mensuelle de juillet 2006 oscille entre +2 °C et +4 °C sur la Basse-Normandie, la Bretagne, le sud de l'Aquitaine et de Midi-Pyrénées, le Languedoc-Roussillon, Provence-Alpes-Côte d'Azur et la Corse. Les écarts à la normale sont même supérieurs sur le reste de la France, de l'ordre de +4 °C à +5 °C voire localement +5 °C à +6 °C sur le quart nord-est du pays.

Ecart à la normale de la température moyenne pour juillet 2006


Une vigilance canicule depuis le 7 juillet
Depuis le 30 juin, la vigilance canicule a atteint le niveau orange de manière presque continue sur la France, avec seulement deux courtes interruptions du 5 au 7 juillet, puis les 28 et 29 juillet. La vigilance orange a d'abord concerné un nombre réduit de départements. A partir du 16 juillet, la vague de chaleur s'est renforcée et étendue. Le 24 juillet, plus de la moitié des départements étaient placés en vigilance orange.

La basse vallée du Rhône a été la plus affectée par cette canicule. Parmi les régions de plaine, l'ouest de la Bretagne et les départements littoraux de la Manche ont été relativement épargnés.

A partir du 26 juillet au soir, avec quelques prémices le 25 juillet, une perturbation pluvio-orageuse de grande ampleur a traversé la France d'ouest en est. Elle s'est accompagnée d'une baisse sensible des températures qui a progressivement concerné tout le pays.

Jusqu'au 27 juillet, ces orages ont concerné les régions d'une grande moitié ouest, entraînant une baisse des températures marquée. Le 28 juillet, la perturbation orageuse a atteint l'est de la France, entraînant un net rafraîchissement sur l'ensemble du pays et la levée de la vigilance orange.

L'épisode de canicule s'est achevé le 28 juillet sauf sur le Sud-est. Les températures dans cette région sont remontées au niveau caniculaire entre le 30 juillet et le 1er août, entraînant le retour en vigilance orange de 5 départements à partir du 29 juillet à 16h. Les températures ont ensuite baissé de manière durable. La vigilance orange canicule a été levée le 1er août à 16h, au terme d'un épisode remarquable par sa durée.

Une vague de chaleur majeure
Cet épisode de canicule a touché une large partie de la France durant 19 jours, du 10 au 28 juillet. Après le 28 juillet, la chaleur s'est maintenue sur quelques départements du Sud-est jusqu'au 1er août après-midi.

Cette vague de chaleur se situe au deuxième rang des plus sévères observées en France depuis 1950, après celle de 2003 et devant celles de 1976 et 1983.

Avant 1950, on peut évoquer l'été 1947 qui totalise trois vagues de chaleur successives et distinctes dont une d'intensité exceptionnelle.

Les vagues de chaleur en France (période 1950-2005)

Les 4 jours les plus chauds au cours de l'épisode ont été les 19, 21, 25 et 26 juillet. Dans certaines stations, des records mensuels de température maximale (après-midi) et minimale (fin de nuit) ont été battus pour juillet.

Records mensuels de juillet

Températures relevées les 19, 21, 25 et 26 juillet 2006

Comparaison avec la vague de chaleur d'août 2003
Cette vague de chaleur dépasse en durée l'épisode de 2003 (du 2 au 14 août , soit 13 jours).
Mais elle est moins intense et moins étendue géographiquement que la canicule d'août 2003 :

 

Les températures maximales ont atteint en juillet 2006 jusqu'à 39°C, 40°C localement. Ces valeurs restent éloignées de celles de 2003 qui ont atteint 40 à 44° C.


Nombre de jours avec température maximale supérieure à 35°C en 2003

Nombre de jours avec température maximale supérieure à 35°C en 2006

Nombre de jours avec température maximale supérieure à 40°C en 2003

Nombre de jours avec température maximale supérieure à 40°C en 2006

Les températures minimales de juillet 2006 ont atteint 19 à 23 °C, voire localement plus. En 2003, elles avaient fréquemment atteint 23 à 25°C.


Nombre de jours avec température minimale (fin de nuit) supérieure à 20°C en 2003

Nombre de jours avec température minimale (fin de nuit) supérieure à 20°C en 2006
 

En août 2003, le nombre de départements simultanément touchés par la canicule était plus important qu'en juillet 2006.