2019

Situation hydrologique : bilan annuel 2018-2019

Bilan global de l'année hydrologique (septembre 2018 à août 2019)

Au cours de cette année hydrologique 2018-2019, le cumul de précipitations a été déficitaire de près de 20 % en moyenne sur la France. Tous les mois, décembre 2018 excepté, ont connu des cumuls de pluie inférieurs à la normale.

Durant la période de recharge de septembre 2018 à mars 2019, la pluviométrie a été déficitaire en moyenne de 20 % sur la France. Sur le sud du Centre-Val de Loire, le Limousin et l'Auvergne, le déficit a atteint 30 %.

Les précipitations sont ensuite restées déficitaires sur ces régions hormis en juin sur le Centre-Val de Loire et le Limousin.

Les températures élevées qui ont dominé durant l'été et les deux vagues de chaleur exceptionnelles fin juin et mi-juillet, associées à une pluviométrie déficitaire de plus de 30 % du Limousin au Nord-Est ainsi que sur le pourtour méditerranéen, ont contribué à l'assèchement des sols superficiels sur ces régions. La sécheresse déjà présente à la fin du printemps sur le centre de la France a persisté et s'est étendue au Nord-Est et au pourtour méditerranéen au cours de l'été. Une sécheresse hydrologique sévère a perduré sur le centre du pays.

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*Différents types de sécheresse 

On distingue plusieurs types de sécheresses :

  • La sécheresse météorologique correspond à un déficit prolongé de précipitations.
  • La sécheresse des sols, dite " agricole ", se caractérise par un déficit en eau des sols superficiels (entre 1 et 2 m de profondeur), suffisant pour altérer le bon développement de la végétation. Elle dépend des précipitations et de l'évapotranspiration des plantes. Cette notion tient compte de l'évaporation des sols et de la transpiration des plantes (l'eau puisée par les racines est évaporée au niveau des feuilles). La sécheresse agricole est donc sensible aux précipitations, à l'humidité et à la température de l'air, au vent mais aussi à la nature des plantes et des sols.
  • La sécheresse hydrologique se manifeste enfin lorsque les lacs, rivières ou nappes souterraines montrent des niveaux anormalement bas. Elle dépend des précipitations mais aussi de l'état du sol influant sur le ruissellement et l'infiltration. Le réseau hydrographique et les caractéristiques des nappes déterminent les temps de réponse aux déficits de précipitations observés sur différentes périodes.

Ces différentes sécheresses peuvent intervenir à différents moments, non forcément concomitants, et ne sont pas forcément systématiques.

Prolongement de la période d'étiage 2019 jusqu'en octobre 2019

Les précipitations abondantes d'octobre 2019 sur la quasi-totalité du territoire ont clos la période d'étiage et permis d'amorcer une nouvelle période de recharge.

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  1. Situation au début de l'année hydrologique, au 1er septembre 2018
  2. Analyse de la période de recharge de septembre 2018 à mars 2019
  3. Analyse de la période d'étiage d'avril à août 2019
  4. Bilan de l'année hydrologique (septembre 2018 à août 2019)
  5. Prolongement de la période d'étiage 2018-2019 jusqu'en octobre 2019

Situation au début de l'année hydrologique, au 1er septembre 2018

Le cumul des précipitations de l'année hydrologique précédente 2017-2018 a été globalement excédentaire de l'ordre de 8 %, et souvent de plus de 10 % dans le Sud-Ouest, en Corse, en Normandie ainsi que du Bassin parisien à la Haute-Marne et à la Côte-d'Or.

Toutefois, au 1er septembre 2018, les sols superficiels sont 20 à 50 % plus secs que la normale sur le Cotentin, le Grand-Est, la Bourgogne - Franche-Comté et le Massif central. Ils restent plus humides que la normale sur la Bretagne et les Pays de la Loire, sur le piémont pyrénéen, le Gard, la région PACA et la Corse-du-Sud. L'indice d'humidité des sols dépasse souvent la normale de 40 %, du sud du Finistère à la Vendée, au nord des Deux-Sèvres et de la Vienne, du Gard et de l'Ardèche au Var ainsi que sur la Corse-du- Sud.

Écart pondéré à la normale de l'indice d'humidité des sols au 1er septembre 2018

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NB : Méthodologie et ressources : l'indice d'humidité des sols, qui représente l'état des ressources en eau du sol, est issu de la chaîne de modélisation hydrométéorologique de Météo-France. L'écart à la moyenne sur la période 1981-2010 pour la même date permet d‘estimer l'écart à des conditions de référence.