2020

Bilan climatique du printemps 2020

Printemps 2020 : 2e printemps le plus chaud depuis 1900

Après un début de printemps très agité avec une succession de tempêtes du 1er au 5 mars sur une grande partie de l'Hexagone, des conditions anticycloniques ont dominé sur le nord de la France favorisant un temps sec et remarquablement ensoleillé. En revanche, le Sud a été plus arrosé notamment lors de deux épisodes pluvieux intenses du 19 au 21 avril sur le Roussillon et la Corse puis du 9 au 11 mai sur la Nouvelle-Aquitaine, l'Occitanie et la région Provence - Alpes - Côte d'Azur. Une grande douceur a régné sur l'ensemble du territoire.

Printemps météorologique : mars-avril-mai

  1. Synthèse (cartes et graphiques)
  2. Mois par mois
  3. Faits météorologiques marquants

Synthèse (cartes et graphiques)

Les températures sont en moyenne restées supérieures aux normales hormis lors de deux refroidissements assez marqués du 24 mars au 3 avril et du 11 au 16 mai. Plusieurs pics de douceur se sont produits tout au long du printemps. Après un mois de mars conforme à la saison, avril et mai ont été particulièrement doux, se classant parmi les mois d'avril et mai les plus chauds depuis 1900. La température moyenne de 13,3 °C sur la France et sur la saison a été supérieure à la normale de 1,7 °C. Le printemps 2020 se classe ainsi au second rang des printemps les plus chauds depuis le début du XXe siècle derrière le printemps 2011 (+2,0 °C).

Les passages perturbés, moins fréquents qu'à l'ordinaire hormis autour du golfe du Lion et le long des Pyrénées, ont été quasi absents sur le nord et le centre-est du pays avec parfois moins de 20 jours de pluie sur l'ensemble de la saison. La pluviométrie a été déficitaire de 20 à 50 % de la Bretagne aux Hauts-de-France et au Grand Est ainsi que de la Bourgogne - Franche-Comté au nord de l'Occitanie. En revanche, dans un flux de sud à sud-ouest dominant, des perturbations très actives ont concerné les régions méridionales et la façade atlantique. Les précipitations ont été excédentaires du sud des Pays de la Loire au Pays basque, le long des Pyrénées, en Languedoc-Roussillon et plus localement en Provence, sur la Côte d'Azur et l'est de la Corse. L'excédent a localement atteint une fois et demie la normale sur la Gironde, les Landes, les Alpes-Maritimes, la Haute-Corse et une fois et demie à deux fois et demie la normale sur l'Aude et les Pyrénées-Orientales. En moyenne sur la France, lapluviométrie a été déficitaire de près de 10 %.

L'ensoleillement a été excédentaire sur la majeure partie du pays. Proche de la normale du sud de l'Aquitaine à la région Provence - Alpes - Côte d'Azur et en Corse, il a été remarquable sur la moitié nord de l'Hexagone où des records saisonniers ont été enregistrés.L'excédent, supérieur à 30 % au nord de la Loire, a dépassé 50 % du Nord - Pas-de-Calais au Bas-Rhin, voire 60 % près de la frontière belge. Le soleil a brillé jusqu'à 809 heures au Touquet (Pas-de-Calais), ville la plus ensoleillée de France durant ce printemps et seulement 517 heures à Tarbes (Hautes-Pyrénées) ou 692 heures à Nice (Alpes-Maritimes).

* moyenne de référence 1981-2010 ** moyenne de référence 1991-2010

 

Evolution des températures minimales et maximales quotidiennes par rapport à la normale en France au printemps 2020
 
 
Ecart à la moyenne saisonnière de la température moyenne en France au printemps 2020Rapport à la moyenne saisonnière de la durée d'ensoleillement en France au printemps 2020
Cumul saisonnier des précipitations en France au printemps 2020Rapport à la moyenne saisonnière des cumuls de précipitations en France au printemps 2020