2020

Bilan climatique de l'été 2020

Été météorologique : Juin - Juillet - Août

Été 2020 : exceptionnellement sec en juillet et dans le top 10 des étés les plus chauds

Durant cet été, la France a connu un mois de juillet exceptionnellement sec sur l'ensemble du territoire, suivi d'un mois d'août encore peu arrosé sur un large quart nord-est du pays et plus localement sur les régions méridionales. Côté températures, après un début de saison assez frais, le mois d'août s'est classé au 3e rang des mois d'août les plus chauds sur la période 1900-2020, loin derrière août 2003 mais quasi ex æquo avec août 1997. Avec deux vagues de chaleur successives du 30 juillet au 1er août et du 6 au 13 août, suivies par un pic de chaleur les 20 et 21 août, l'été 2020 a fait partie des étés les plus chauds depuis le début du XXe siècle.

  1. Synthèse (graphiques et cartes)
  2. L'été 2020 mois par mois
  3. Événements marquants de l'été 2020

Synthèse (graphiques et cartes)

Températures

Les températures, assez fraîches jusqu'à mi-juillet hormis lors d'un pic de chaleur du 23 au 26 juin, ont ensuite été généralement supérieures aux normales. Lors des épisodes caniculaires, les maximales ont souvent atteint 6 à 12 °C de plus que les valeurs de saison sur une grande partie du pays, notamment sur le nord de l'Hexagone. Les températures ont été en moyenne proches des valeurs saisonnières, du Cotentin à la Bretagne, sur la façade atlantique, le long des Pyrénées ainsi que sur les Alpes. En revanche, elles ont été 1 à 2 °C au-dessus, de l'Occitanie aux frontières du Nord et du Nord-Est. La température moyenne de 21 °C sur la France et sur la saison a été supérieure à la normale* de 1,1 °C, classant ainsi cet été au 7e rang des étés les plus chauds sur la période 1900-2020, toutefois très loin derrière l'été 2003 (+3,2 °C).


Précipitations

Les passages perturbés, fréquents en juin sur une grande partie du pays, ont ensuite été quasi absents excepté en août, des côtes de la Manche au nord de la Nouvelle-Aquitaine. Les précipitations ont été excédentaires sur le Cotentin, de la Bretagne à la Vendée, de la Savoie à la Côte d'Azur, sur l'est des Pyrénées, le Massif central et le sud-ouest de la Corse ainsi que plus ponctuellement sur l'extrême nord du pays et le pourtour méditerranéen. L'excédent a localement atteint une fois et demie à deux fois la normale. Les cumuls de pluie ont été déficitaires sur le reste du pays. Le déficit a souvent atteint 40 % sur un grand quart nord-est ainsi que plus localement de l'Occitanie à l'ouest de la Provence et en Haute-Corse. Sur le Grand Est, le cumul moyen des précipitations des mois de juillet et août est le plus faible enregistré sur la période 1959-2020. Le déficit pluviométrique associé à des températures élevées a contribué à la poursuite de l'assèchement des sols tout au long de l'été sur un grand quart nord-est. En moyenne sur la France, la pluviométrie a été déficitaire* de près de 15 %.


Ensoleillement

L'ensoleillement a été proche de la normale** ou légèrement excédentaire sur la quasi-totalité du pays. L'excédent a très localement dépassé 10 % sur les côtes de la Manche et le littoral atlantique, des Pays de la Loire au Nord-Est ainsi que sur le nord-est de la Corse.


*Normales concernant température et précipitations : moyenne de référence 1981-2010.
**Normale concernant l'ensoleillement : moyenne de référence 1991-2010.

 

 


 

 

       

       

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