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Humidité des sols : retour à la normale sur l’Hexagone

12/11/2019

Depuis début octobre, des perturbations souvent actives se sont succédé sur le pays et plusieurs épisodes méditerranéens intenses ont affecté les régions méridionales.

Après une sécheresse météorologique sévère qui a persisté depuis le début de l'été sur une grande partie du pays, les précipitations fréquentes et abondantes ont permis un retour à la normale durant le mois d'octobre avec l'humidification des sols superficiels sur l'Hexagone.

Depuis début novembre, les passages pluvieux n'ont épargné aucune région et l'humidification des sols se poursuit sur l'ensemble du territoire, tout particulièrement sur la façade ouest et sur la Corse.

Indice d'humidité des sols superficiels sur la France du 1er janvier au 11 novembre 2019

Différents types de sécheresse

La sécheresse des sols superficiels (dite "agricole" *) ne constitue qu'une composante de la situation hydrologique globale. Les autres composantes de la sécheresse comme le débit des rivières ou le niveau des eaux souterraines sont suivies par les services du Ministère de la Transition Ecologique et Solidaire (MTES). Pour plus d'informations sur la situation hydrologique globale : consulter le site eaufrance.
 
 On distingue plusieurs types de sécheresses :
  •   La sécheresse météorologique correspond à un déficit prolongé de précipitations.
     
  •   La sécheresse des sols, dite "agricole", se caractérise par un déficit en eau des sols superficiels (entre 1 et 2 m de profondeur), suffisant pour altérer le bon développement de la végétation. Elle dépend des précipitations et de l'évapotranspiration des plantes. Cette notion tient compte de l'évaporation des sols et de la transpiration des plantes (l'eau puisée par les racines est évaporée au niveau des feuilles). La sécheresse agricole est donc sensible aux précipitations, à l'humidité et à la température de l'air, au vent mais aussi à la nature des plantes et des sols.
     
  •   La sécheresse hydrologique se manifeste enfin lorsque les lacs, rivières ou nappes souterraines montrent des niveaux anormalement bas. Elle dépend des précipitations mais aussi de l'état du sol influant sur le ruissellement et l'infiltration. Le réseau hydrographique et les caractéristiques des nappes déterminent les temps de réponse aux déficits de précipitations observés sur différentes périodes.

Ces différentes sécheresses peuvent intervenir à différents moments, non forcément concomitants et ne sont pas forcément systématiques.

 

Actualité par Météo-France