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Sécheresse : des pluies bénéfiques pour les sols cette semaine

25/09/2019

(Mise à jour le 25 septembre)
 
Depuis le mois de juin, les conditions anticycloniques ont conduit à un assèchement des sols proche des record à la fin de l'été calendaire. Le retour de la pluie cette semaine apporte des pluies bénéfiques pour les sols.
Une succession de perturbations atlantiques apporte cette semaine des pluies sur la plupart des régions. Le quart nord-ouest est resté davantage favorisé ces dernières 24 heures où il est tombé 15 à 30 mm de pluie en général. Le quart nord-est, sévèrement touché par la sécheresse devrait combler une partie de son retard d'ici la fin de semaine. 
Indice d'humidité des sols en France du 1er juin au 24 septembre
 

Des précipitations encore insuffisantes sur le quart nord-est

Le chemin de l'amélioration est encore long sur le quart nord-est aux précipitations hétérogènes depuis dimanche et encore insuffisantes.
Voici quelques cumuls de pluie depuis le retour des pluies dimanche (mardi 24 à 17 h locales) :
  • à Lille, on a mesuré 17,3 mm de précipitations
  • à Dijon, on a mesuré 16,7 mm de précipitations
  • à Nancy, on a mesuré 13,7 mm de précipitations
  • à Paris, on a mesuré 10,7 mm de précipitations
  • à Auxerre, on a mesuré 7,8 mm de précipitations
  • à Reims, on a mesuré 4,8 mm de précipitations
Dans le même temps, on relève près de 30 mm à Rennes ou 37 mm à Limoges.
 

Des séquences sèches records

Sur la période du 21 juin au 21 septembre, le déficit pluviométrique a été marqué sur le pays, particulièrement de l'ouest du Massif central et du Val de Loire jusqu'aux frontières du Nord-Est, ou encore en basse vallée du Rhône.
Sur certaines stations, on n'avait jamais relevé aussi peu de précipitations sur la période.

 

Station

Cumul de précipitations (en mm) entre le 21 juin et le 21 septembre 2019

Précédent record en mm et année

Metz

56,6

66,8 (2016)

Strasbourg

105,7

105,7 (1949)

Erneville-aux-Bois

63,7

89,2 (2003)

Nevers

49,1

56,4 (2016)

Tours

32,8

34,5 (2016)

Romorantin

34,5

47,8 (2016)

 

L'été le plus chaud dans certaines villes du Sud-Est

 
Sur cette période, on enregistre également des moyennes de température exceptionnelles sur plusieurs stations du pourtour Méditerranéen, des Alpes, ou du centre de la France, battant des records de 2003. L'été calendaire 2019 est ainsi le plus chaud à :
  • à Nice, avec 25,4 °C de température moyenne entre le 21 juin et le 21 septembre, battant les 25,3 °C de l'été calendaire 2003
  • à Nîmes-Courbessac, avec 26,3 °C battant les 26,1°C de 2003
  • à Clermont-Ferrand, avec 21,9 °C égalant l'été 2003

Un arrosage bienvenu

Entre les pluies méditerranéennes des deux derniers jours et le passage d'ouest en est d'un front froid actif dimanche et la nuit suivante, l'ensemble du pays a bénéficié d'un arrosage ce week-end.
 
La perturbation de dimanche met notamment fin à la longue série sèche observée à Paris-Montsouris avec 0 mm relévé dans le pluviomètre entre le 19 août et le 21 septembre. 
 
Les cumuls de pluie observés sont plus ou moins importants selon les régions : en Méditerranée, il est tombé en 48 heures, entre 20 et 80 mm de pluie. 
Ailleurs, le front pluvieux de dimanche a souvent apporté entre 10 et 30 mm, localement 40 mm. 
Les régions de la Vendée à la Haute-Normandie ont été les moins bien servies avec des cumuls de 0,2 à 4 mm. 

Succession de pertubations 

Cette semaine, les perturbations atlantiques se succèdent. Elles devraient apporter des cumuls plus importants sur la moitié nord et laisser le pourtour méditerrénéen à l'écart.
Ces précipitations seront bénéfiques sur l'état des sols superficiels, mais encore insuffisantes. L'indice d'humidité des sols devrait par exemple rester proches des niveaux records secs  par endroit, entre la région Centre-Val-de Loire, l'Auvergne ou la Bourgogne.
 

 

Actualité par Météo-France