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Journée sans dégel au Nord-Est, douceur en montagne

27/12/2018

Les températures de la journée du jeudi 26 décembre ont été contrastées sur la France métropolitaine, phénomène habituel au cœur de l'hiver, dans un contexte anticyclonique sans véritable circulation d'air. En l'absence d'un brassage efficace, le bilan thermique des basses couches de l'atmosphère est négatif, l'air s'y refroidit, surplombé par des couches atmosphériques plus douces : on parle alors d'inversion thermique. Dans ces basses couches, l'humidité de l'atmosphère est piégée, et alors peuvent se former des brouillards ou des nuages de bas étage dont la dissipation peut s'avérer délicate lors d'après-midi à la durée minimale à cette période de l'année. C'est ce qui s'est produit le 26 décembre.

Image satellite, visible, haute résolution et températures relevées à 15 h, le  mercredi 26 décembre 2018. © Météo-France

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Températures contrastées

Sous ces grisailles tenaces, les températures, déjà bien basses au lever du jour, sont restées négatives, du plateau de Langres à la Lorraine et plus localement entre Loire et Seine. On a ainsi relevé une température maximale de -2,3 °C à Nancy et Metz, soit respectivement les 6e et 7e journées sans dégel de l'année 2018**. Le mercure a par ailleurs culminé à -2,9 °C à Épinal, -1° C à Besançon ou Étampes (Essonne) ou encore -0,9 °C à Chartres.

Sur un large quart sud-ouest englobant l'ouest du Massif central, la douceur était au contraire au rendez-vous : les maximales dépassaient les normales de 2 à 4 degrés en général, mais jusqu'à 6 à 8 degrés sur le piémont pyrénéen où l'on a relevé jusqu'à 17, 3°C à Tarbes et 18,2 °C à Luchon (Haute-Garonne). Le mercure a par ailleurs tutoyé les 15 °C à Aurillac (+8 °C par rapport à la normale*).

Douceur en montagne

Le contraste était également valable entre les plaines et les montagnes où, sous le soleil, les températures étaient plus représentatives de la masse d'air douce stationnant sur le pays sous les hautes pressions. Pour illustration, le thermomètre est monté jusqu'à 12,5 °C sur les sommets du massif du Pilat (à Graix, dans la Loire, altitude de 1 160 m) tandis qu'au pied du massif, le mercure n'atteignait que 3° C à Bourg-Argental (400 m). De manière similaire, on relevait 4° C à Clermont-Ferrand au cœur de l'après-midi, quand à quelques kilomètres de là le mercure grimpait à 15 °C sur le plateau de la chaîne des Puys (Fontaine du Berger, 970 m) ! Des températures assez remarquables pour la saison (7 à 12 °C d'excédent par rapport aux normales*) ont pu aussi être relevées sur l'ensemble des massifs : 8° C au ballon de Servance (Haute-Saône, massif des Vosges, 1 210m), 9 °C à la Pesse (Jura, 1 130m), 11 °C au Mont-Aigoual (Gard, Cévennes, 1 560m), 14 °C à Super-Besse (Puy-de-Dôme, chaîne des Puys, 1 290m) et enfin 17,5 °C à Loudervielle (1 587 m) dans les Hautes-Pyrénées !

*Températures moyennes calculée sur la période 1981-2010.
**La normale annuelle du nombre de jour sans dégel à Nancy est de 13 jours, et de 11,5 jours à Metz.

Actualité par Météo-France