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Sols superficiels : sécheresse au Nord, plus humide au Sud

13/08/2018

Au mois de juillet, les précipitations ont été géographiquement très contrastées. Elles ont été très faibles et peu fréquentes de la Normandie aux frontières du Nord et du Nord-Est où le déficit pluviométrique a souvent dépassé 60 %. Les épisodes pluvio-orageux ont en revanche été très nombreux au sud de la Garonne et se sont accompagnés de pluies abondantes et localement de grêle.

Sur les régions du Nord et du Nord-Est, après un mois de juin déjà très chaud, les températures élevées tout au long du mois, souvent 2 à 4 °C au-dessus des normales, associées au manque de pluie ont contribué à accentuer l'assèchement des sols superficiels.

Pour un bilan complet, consulter notre dernier bulletin de situation hydrologique.

Depuis le début du mois d'août, la situation hydrologique n'a pas évolué. Les régions du Nord et du Nord-Est, peu arrosées, conservent des sols secs tandis que sur le sud du pays, malgré des températures élevées début août, de fortes précipitations orageuses ont contribué à maintenir l'humidité des sols superficiels.

* Moyenne sur la période de référence 1981-2010. 
 
** On distingue plusieurs types de sécheresses : 
La sécheresse météorologique correspond à un déficit prolongé de précipitations.
La sécheresse des sols, dite « agricole », se caractérise par un déficit en eau des sols superficiels (entre 1 et 2 m de profondeur), suffisant pour altérer le bon développement de la végétation. Elle dépend des précipitations et de l'évapotranspiration des plantes. Cette notion tient compte de l'évaporation des sols et de la transpiration des plantes (l'eau puisée par les racines est évaporée au niveau des feuilles). La sécheresse agricole est donc sensible aux précipitations, à l'humidité et à la température de l'air, au vent mais aussi à la nature des plantes et des sols.
La sécheresse hydrologique se manifeste enfin lorsque les lacs, rivières ou nappes souterraines montrent des niveaux anormalement bas. Elle dépend des précipitations mais aussi de l'état du sol influant sur le ruissellement et l'infiltration. Le réseau hydrographique et les caractéristiques des nappes déterminent les temps de réponse aux déficits de précipitations observés sur différentes périodes.
Ces « différentes » sécheresses peuvent intervenir à différents moments, non forcément concomitants, et ne sont pas nécessairement systématiques.

Actualité par Météo-France