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Sécheresse : situation au 10 janvier 2018

11/01/2018

Les passages perturbés ont été fréquents durant le mois de décembre 2017, et la pluviométrie a été excédentaire du Sud-Ouest au sud de la Bourgogne - Franche-Comté, de la Bretagne à l'Île-de-France et aux Hauts-de-France, sur la majeure partie de la Corse et surtout sur les Alpes. À l'inverse, l'important déficit présent autour du golfe du Lion s'est étendu au Languedoc-Roussillon, au sud de l'Ardèche et au delta du Rhône. Au 1er janvier, les sols superficiels se sont humidifiés sur la quasi-totalité du pays. Sur le Sud-Est, la sécheresse des sols*, qui a débuté au printemps, s'est également nettement atténuée.
 
Pour en savoir plus, consultez notre dernier bulletin de suivi hydrologique
 
Depuis le début du mois de janvier, la France connaît un temps très agité et pluvieux, avec le passage des deux tempêtes Carmen (le 1er janvier) et Eleanor (du 2 au 4 janvier) ainsi qu'un épisode pluvio-orageux sur le pourtour méditerranéen (du 7 au 9 janvier). La neige est également tombée en abondance, notamment sur les Alpes frontalières, avec jusqu'à 150 à 180 cm en Haute-Maurienne au-dessus de 2 000 mètres et 120 à 170 cm en Haute-Tarentaise et Est-Queyras.
Les cumuls de précipitations sur les premiers jours de l'année sont ainsi déjà proches de la pluviométrie normale** d'un mois de janvier sur le Sud-Ouest, les Alpes, le Massif central ainsi qu'en Bourgogne et dans le Grand-Est. Sur les Cévennes et plus localement à Montpellier, la pluviométrie est d'ores et déjà excédentaire pour un mois de janvier (consultez notre actualité). 
 
(Cliquez sur la carte pour l'agrandir)
 
** Moyenne de référence 1981-2010. 
 
* On distingue plusieurs types de sécheresses : 
– La sécheresse météorologique correspond à un déficit prolongé de précipitations.
– La sécheresse des sols, dite « agricole », se caractérise par un déficit en eau des sols superficiels (entre 1 et 2 m de profondeur), suffisant pour altérer le bon développement de la végétation. Elle dépend des précipitations et de l'évapotranspiration des plantes. Cette notion tient compte de l'évaporation des sols et de la transpiration des plantes (l'eau puisée par les racines est évaporée au niveau des feuilles). La sécheresse agricole est donc sensible aux précipitations, à l'humidité et à la température de l'air, au vent mais aussi à la nature des plantes et des sols.
– La sécheresse hydrologique se manifeste enfin lorsque les lacs, rivières ou nappes souterraines montrent des niveaux anormalement bas. Elle dépend des précipitations mais aussi de l'état du sol influant sur le ruissellement et l'infiltration. Le réseau hydrographique et les caractéristiques des nappes déterminent les temps de réponse aux déficits de précipitations observés sur différentes périodes.
Ces « différentes » sécheresses peuvent intervenir à différents moments, non forcément concomitants, et ne sont pas nécessairement systématiques.

Actualité par Météo-France