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Focus sur des 14 juillet extrêmes

13/07/2017

Cette année, le 14 juillet s'annonce climatologiquement assez « ordinaire », avec des températures globalement proches des moyennes de saison. Les températures devraient être légèrement en dessous des normales sur le nord, le nord-est et le sud-ouest du pays, au-dessus sur le pourtour méditerranéen, ventilé par un mistral et une tramontane soutenus.

Retour sur quelques 14 juillet récents remarquables en matière de température et de précipitations

Écarts à la référence 1981-2010 de la moyenne des indicateurs de température moyenne pour les 14 juillet de 1947 à 2016, sur la France métropolitaine. © Météo-france
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Fraîcheur en 2016 et 2000

L'an dernier, le 14 juillet fut le plus frais jamais observé en France depuis 1900, avec une température moyenne nationale (jour et nuit inclus) de 16,5 °C, pour une normale de 20,6 °C, soit une anomalie de 4,2 degrés. Cette fraîcheur était surtout notable dans le centre-est du pays, où les maximales se situaient 8 à 10 degrés sous les normales de saison. On avait relevé en particulier : 16 °C à Besançon, 16,4 °C à Saint-Étienne et 18 °C à Grenoble. Quelques records mensuels de fraîcheur matinale avaient d'ailleurs été battus localement, comme à : Bergerac (Dordogne) avec 7,8 °C et Mende (Lozère) avec 5,5 °C.
 
En l'an 2000, le 14 juillet s'était distingué par une fraîcheur remarquable durant l'après-midi, sous l'influence d'un flux de nord-ouest frais et humide. La moyenne nationale des températures maximales diurnes avait atteint seulement 19,7 °C, soit plus de 6 degrés en dessous de la normale. Au « meilleur » de la journée, on relevait seulement 15 °C à Annecy, 16 °C à Saint-Étienne, 17 °C à Pau, 18 °C à Lyon, 19 °C à Toulouse, Bordeaux ou Paris, 25 °C à Nîmes… Il n'avait jamais fait aussi frais un après-midi de fête nationale depuis le début des relevés.
 
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Chaleur remarquable en 2003 et 2006

La journée du 14 juillet la plus chaude jamais observée en France est celle de 2003, avec une anomalie de température moyenne de 4,7 degrés. Pour les températures maximales, l'écart à la normale au niveau national avait atteint 6,4 °C, soit près de 13 °C de plus qu'en 2000. On relevait par exemple 38° C à Lyon, 37 °C à Vichy et Chambéry, 36 °C à Saint-Étienne et Clermont-Ferrand, 35 °C à Tours, Dijon ou Rennes, 34 °C à Paris.
 
Au sein d'un mois de juillet record (le plus chaud en France depuis le début des relevés, avec une anomalie mensuelle de 3,6 degrés), le 14 juillet 2006 s'était aussi montré très estival, sans pour autant être exceptionnel. Les maximales avaient atteint 36 °C à Nîmes, 34 °C à Bordeaux et 31 °C à Lyon ou Nantes.
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Pluies et orages en 2001 et 2010 

Le 14 juillet 2010 est le plus pluvieux observé à Paris, avec 43 mm tombés en quelques heures sous un front pluvio-orageux. Un défilé de fortes averses orageuses sur la capitale avait alors perturbé les commémorations sur les Champs-Elysées ! Ces orages avaient aussi touché la frontière belge, avec de violentes rafales observées (146 km/h à Saint-Hilaire-sur-Helpe, Nord).
 
Le 14 juillet 2001, de forts orages avaient éclaté dans le sud et l'est du pays, donnant de forts cumuls : on avait par exemple relevé 89 mm de pluie à Nîmes, 65 mm à Millau et 52 mm à Mâcon.

Actualité par Météo-France