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15ers jours d’avril remarquablement doux

19/04/2017

Alors que le mercure affiche actuellement des valeurs en dessous des normales* , les deux premières semaines d'avril 2017 ont été, à l'opposé, remarquablement douces. Sous l'influence prédominante des conditions anticycloniques souvent installées sur le proche Atlantique, la première quinzaine d'avril a en effet été marquée par un ensoleillement largement excédentaire, particulièrement sur le Centre-Ouest. Les précipitations se sont faites rares durant cette période avec globalement seulement 1 ou 2 jours de pluie observés sur le territoire entre le 1er et le 15 avril.

Grande douceur, surtout l'après-midi

À l'échelle du territoire, sur la première quinzaine d'avril, la température moyenne agrégée sur 30 stations de référence a été de 12,8 °C, soit plus de 2,3 degrés par rapport à la normale. C'est la 6e valeur la plus douce depuis 1947, pratiquement à égalité avec 2007, la première étant celle de 2011 avec une anomalie positive de 3,6 °C.
À la faveur des éclaircies nocturnes, le mercure est parfois descendu très bas et l'indicateur de températures minimales sur la période se place en 11e position seulement. La douceur a été surtout remarquable l'après-midi, avec une température maximale moyenne, sur la période et l'ensemble du territoire, de 18,8 °C (plus de 3,5 degrés par rapport à la normale). Il s'agit de la 4e valeur la plus élevée depuis 1947, mais elle se positionne encore loin de l'anomalie observée en 2011 (plus de 4,8 degrés).
La douceur a été généralisée sur l'ensemble du pays, avec pour point d'orgue, le week-end estival des 8-9 avril durant lequel on a relevé des maximales 10 degrés au-dessus des normales. C'est dans le Sud-Est que les températures maximales ont été les plus remarquables, avec un indicateur au 3e rang derrière 2011 et 1961.
Écarts à la normale de référence 1981-2010 de la moyenne des indicateurs de température maximale sur la période du 1er au 15 avril 2017. © Météo-France
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Ensoleillement largement excédentaire et faible pluviosité

L'ensoleillement a été partout largement excédentaire, le plus souvent de 20 à 40 %**. L'anomalie a même dépassé les 50 % des Pays de la Loire au nord de l'Aquitaine et au Limousin. Sur ces régions, l'ensoleillement a été remarquable, souvent en seconde position derrière l'exceptionnelle première quinzaine d'avril 1997, avec par exemple 147 heures d'ensoleillement à Cognac (179 heures en 1997), 137 heures à Châteauroux et Limoges (respectivement 163 et 170 heures en 1997), ou encore 131 heures à Nantes (166 heures en 1997). À Tours et Bordeaux, ce début d'avril 2017 se place en 3e position.
La pluviométrie a été logiquement déficitaire partout, excepté dans le Var, qui a connu un important épisode de pluie le 5 avril. À l'échelle du pays, la moyenne agrégée des précipitations est de 8,2 mm***: le 4e plus faible cumul depuis 1959. On a recueilli moins de
5 mm sur de nombreuses stations métropolitaines sur la période. À l'échelle régionale, on a observé sur la première quinzaine d'avril, le 3e plus faible cumul en Alsace, Auvergne et Limousin, et le 4e en Bretagne, dans la région Centre et en Franche-Comté. À Lille et Paris, il a été mesuré respectivement 0,2 mm et 0,6 mm de précipitations. Il s'agit de la première quinzaine d'avril la plus sèche depuis 2007.
 
*Moyenne de référence 1981-2010.
**Moyenne de référence 1991-2010. 
***1 mm = 1 L/m².
 

Actualité par Météo-France