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5 juin 2015 : L’Hermione rejoint les États-Unis

05/06/2015

Partie de Rochefort le 18 avril 2015, avec à son bord 78 membres d'équipage, la frégate l'Hermione, réplique du navire de La Fayette, a rejoint le 5 juin Yorktown (état de Virginie) sur la côte est des États-Unis. Ce grand 3 mâts de 65 m de long, fruit d'un chantier de 17 ans, a pris la mer pour la première fois en septembre 2014. Il vient d'effectuer sa première transatlantique sur les traces du voyage du jeune marquis de La Fayette en 1780.

 L'Hermione en mer le 5 novembre 2014
L'Hermione le 5 novembre 2014 © Francis Latreille / Hermione Lafayette

L'Hermione effectuera ensuite une dizaine d'escales dans des lieux emblématiques de l'histoire de l'indépendance américaine jusqu'à Lunenburg (Nouvelle-Écosse) en passant par Baltimore, Philadelphie, New York ou encore Boston. L'Hermione commencera ensuite son voyage retour par une escale à Saint-Pierre-et-Miquelon le 23 juillet. Le 10 août, c'est à Brest, comme La Fayette en 1779 au terme de sa première campagne américaine, que la frégate viendra accoster, avant de retrouver Rochefort le 29 août.

Pour en savoir plus consulter le site de L'Hermione, la Frégate de la liberté

L'Hermione, réplique d'une frégate historique et navire « scientifique »

À l'occasion de sa traversée transatlantique, l'Hermione a embarqué quatre bouées dérivantes qui mesurent la pression atmosphérique, la température de la mer et le courant de surface.  Ces bouées ont été déployées par le navire, en route vers l'Amérique, à des positions prédéterminées par le Centre de Météorologie Marine1 de Météo-France.
En juillet, l'Hermione devrait embarquer cinq autres bouées lors de sa dernière escale en Amérique. Elles seront mises à l'eau par le bateau lors de son retour vers la France.
Cette opération s'inscrit dans le cadre du programme européen d'observation en mer E-SURFMAR2, coordonné par Météo-France.

Visualiser les positions de toutes les bouées dérivantes, ancrées et autres plateformes fixes sur Google Earth et accéder aux mesures (en rouge les trajectoires des bouées dérivantes d'EUMETNET).

 Une bouée dérivante de type SVP-B
Une bouée dérivante de type SVP-B © Météo-France

Le déploiement de ces bouées n'est pas la seule mission scientifique confiée à l'Hermione. La frégate a en effet été sélectionnée par Météo-France dans le cadre du programme VOS (Volontary Observing Ship) de l'Organisation météorologique mondiale (OMM). Météo-France a installé à bord un baromètre numérique et une sonde de température et humidité. Les marins de l'Hermione ont également été formés à l'observation météorologique. Des messages d'observations météorologiques codés seront transmis par l'Hermione tout au long de cette traversée, comme au cours de ses prochains voyages.

Focus sur le programme VOS

Des navires sont sollicités pour recueillir des données météorologiques sur des zones peu couvertes par les moyens traditionnels. Météo-France équipe un peu plus de 60 navires : des ferries, des porte-conteneurs, des navires scientifiques en partenariat avec l'Ifremer ou l'Insu, des navires de pêche, des rouliers, des câbliers, des patrouilleurs des affaires maritimes et même quelques voiliers. Quelques-uns sont équipés  d'instruments de mesure manuels comme l'Hermione, mais la plupart embarquent une station météorologique automatique. Les données des stations automatiques sont envoyées toutes les heures par satellite au centre de Météo-France de Toulouse et viennent nourrir les modèles numériques de prévision du temps.

Lire notre article consacré aux capteurs embarqués

Répartition des observations émises en 2014 par la flotte des navires sélectionnés par Météo-France sur l'océan mondial

Répartition des observations émises en 2014 par la flotte des navires sélectionnés par Météo-France sur l'océan mondial. © Météo-France

 

1 : le Centre de Météorologie Marine situé à Brest est une unité du Centre National de Recherches Météorologiques (CNRM).

2 : le service E-SURFMAR est un programme d'observation marine de surface du groupement d'intérêt économique EUMETNET et maintient un réseau d'une centaine de bouées dérivantes de type SVP-B dans l'Atlantique Nord et l'Arctique. Elles transmettent leurs mesures à terre en temps réel via Iridium SBD et participent au Global Drifter Programme du Data Cooperation Panel de JCOMM (Commission technique Mixte de la Commission océanographique intergouvernementale (COI) et de l'Organisation météorologique mondiale (OMM) pour l'Océanographie et la Météorologie Marine). 1 300 bouées de ce type sont déployées sur tous les océans dont la moitié mesure la pression atmosphérique.

 

 

 

Actualité par Météo-France